Aberration
chromosomique
Lorsque les cellules se divisent, le double lot de chromosomes qu'elles
possèdent se répartit équitablement : un jeu
complet dans chaque cellule-fille. En pratique, il arrive qu'il n'en
soit pas ainsi. Peuvent survenir alors des duplications (un segment
répété deux fois), délétions (absence
d'un morceau), translocations (un bout de chromosome collé
sur un autre), ou encore des modifications dans le nombre des chromosomes
(exemple : la trisomie, présence de trois chromosomes d'une
paire au lieu de deux, la plus connue étant la trisomie 21
ou mongolisme).
Souvent, mais pas toujours, les fœtus porteurs d'anomalies chromosomiques
ne sont pas viables et meurent pour cause d'avortements spontanés.
|
Acétylcholine
Les cellules nerveuses (ou neurones) communiquent entre elles ou transmettent
les informations grâce à la secrétion de molécules.
L'acétylcholine est l'un de ces neuromédiateurs. Comme
les autres substances de ce type, elle agit en se fixant sur un récepteur.
Il existe deux catégories de récepteurs cholinergiques
(c'est-à-dire liant l'acétylcholine), les récepteurs
muscariniques et les récepteurs nicotiniques (lesquels fixent
la nicotine du tabac). Dans le cerveau humain, l'acétylcholine
intervient notamment au sein de réseaux nerveux jouant un rôle
dans la mémoire. Les substances cholinergiques améliorent
ainsi les performances mnésiques. |
Acide
aminé
Les protéines sont des composants essentiels de l'organisme.
On peut se les représenter comme des colliers plus ou moins
longs dont chaque perle, chaque unité, est un acide aminé.
Il s'agit d'un composé organique (c'est-à-dire fabriqué
par les êtres vivants) dont la formule chimique générale
est H2N-CHR- COOH, R étant un groupe variant avec l'acide aminé.
On trouve 20 acides aminés différents dans le monde
vivant. Il existe une correspondance entre chaque acide aminé
et les éléments génétiques (nucléotides)
qui permettent de l'introduire dans la protéine. C'est le code
génétique, sorte de dictionnaire permettant de passer
de l'un à l'autre. Les acides aminés essentiels sont
ceux que l'organisme ne sait pas synthétiser et qu'il faut
donc obligatoirement se procurer grâce à l'alimentation
: l'isoleucine, la leucine, la lysine, la méthionine, la phénylalanine,
la thréonine, le tryptophane et la valine. Les autres acides
aminés sont : la sérine, la proline, l'alanine, la tyrosine,
l'histidine, la glutamine, l'asparagine, l'acide aspartique, l'acide
glutamique, la cystéine, l'arginine et la glycine. |
Acide
gras
Composé utilisé comme source d'énergie qui entre
dans la composition des lipides. Les acides gras dits essentiels sont
ceux que l'organisme ne peut synthétiser et que l'on doit donc
absorber dans l'alimentation. Il s'agit des acides linoléiques
et linoléniques présents dans des graisses végétales. |
Acide
nucléique
Sur le plan chimique, les phénomènes génétiques
dépendent de molécules possédant des propriétés
très particulières, l'ADN et l'ARN qui sont tous deux
des acides nucléiques. Il s'agit d'enchaînements de nucléotides.
Chacun comprend un glucide ou sucre qui différencie l'ADN de
l'ARN (désoxyribose dans le premier cas, ribose dans l'autre)
et une base azotée porteuse de l'information génétique
proprement dite.
Cf. Code génétique. |
Actine
Protéine en forme de filament, très abondante dans les
cellules, et qui est le principal constituant des muscles (avec la
myosine). |
Adaptation
La théorie moderne de l'évolution (le darwinisme) explique
que les organismes sont globalement adaptés à leur milieu.
Il en est ainsi car ceux qui ne l'étaient pas ont disparu (ou
ils ne se sont pas multipliés de façon efficace). Que
les organismes soient adaptés à leur milieu présent
ou passé ne nous dit rien de leur adaptation future dans des
conditions différentes. En pratique, ces adaptations peuvent
prendre des caractéristiques étranges, certains êtres
ne pouvant vivre que dans des conditions extrêmes (fonds océaniques,
climats torrides ou glacés, etc.). |
Adhésion
(molécules d')
Lors du développement embryonnaire, les cellules changent de
place et s'associent d'une façon qui ne doit rien au hasard.
Des protéines membranaires spéciales commandent les
associations entre chaque cellule et sa voisine. Ce sont des molécules
d'adhésion. Elles interviennent dans la formation de tous les
tissus et notamment dans l'assemblage entre neurones (cellules nerveuses).
On en connaît désormais un grand nombre : les CAM, les
cadhérines, les sélectines et les intégrines. |
ADN
ou acide désoxyribonucléique ou DNA
L'hérédité possède une base chimique.
C'est l'ADN, molécule remarquable, composée de nucléotides
dont on connaît quatre types en fonction de la base qui les
composent : adénine (A), thymine (T), guanine (G) et cytosine
(C). C'est l'enchaînement, la séquence, de ces éléments
A,T,G et C qui définit la spécificité de chaque
gène. Le changement d'un seul d'entre eux peut avoir des conséquences
importantes. L'ADN possède en outre la propriété
de se présenter sous forme de deux brins enroulés en
double hélice. L'appariement des deux brins suit une logique
précise puisque les A s'apparient à T et les G à
C (et réciproquement). Les deux brins sont donc non pas identiques,
mais complémentaires. Lors de la synthèse des protéines,
l'un d'entre eux est copié sous forme d'une séquence
complémentaire (un A pour chaque T, un C pour chaque G, etc.)
appelée ARN messager.
Si l'ADN est une molécule vraiment extraordinaire, celle qui
définit le mieux la vie au plan chimique, c'est parce qu'elle
possède deux propriétés originales qu'on ne retrouve
dans aucune autre structure chimique. D'une part, elle est capable
de se répliquer, c'est-à-dire de se reproduire à
l'identique (lors de chaque division cellulaire), phénomène
à la base du processus héréditaire. D'autre part,
elle code pour les protéines (cf. Code génétique),
c'est-à-dire qu'elle permet la synthèse, de façon
tout à fait spécifique, d'autres molécules, celles
qui jouent le rôle le plus essentiel dans l'organisme. Cela
justifie qu'elle soit devenue en quelque sorte une molécule
culte, celle sans laquelle la vie ne pourrait s'imaginer.
L'ADN, comme l'ARN, est un acide nucléique. La différence
entre les deux, sur le plan chimique, est que l'ADN contient des sucres
appelés désoxyriboses alors que l'ARN possède
des riboses.
Les chromosomes sont composés d'ADN enroulé et empaqueté
avec diverses substances (notamment les histones). |
Adrénaline
Hormone sécrétée par les glandes surrénales
et par certains neurones en réponse au stress. Elle produit
une réponse de l'organisme du type fuite ou combat et accélère
le rythme cardiaque. |
Adipocyte
Cellule qui stocke les graisses. |
Aérobie
Processus qui se produit en présence d'oxygène. Un organisme
aérobie vit dans un milieu contenant de l'oxygène. Contraire
d'anaérobie. |
Agnosie
Incapacité à reconnaître ce que les sens perçoivent.
La victime pourra, par exemple, se trouver dans l'impossibilité
de reconnaître un chat, animal qu'elle identifiait auparavant.
Les agnosies résultent de lésions cérébrales
situées généralement au niveau des aires pariétales
postérieures (cf. cerveau). On distingue l'agnosie aperceptive
due à une lésion dans les premières étapes
de la chaîne de reconnaissance, avant que ne se construise la
perception, et l'agnosie associative, à l'autre bout de la
chaîne, qui résulte de l'impossibilité d'associer
l'objet perçu aux souvenirs qui lui sont associés et
qui permettent sa signification. |
Agoniste
(d'un récepteur)
Se dit d'une substance qui se fixe au niveau d'un récepteur
cellulaire et qui l'active (contrairement à un antagoniste). |
Agraphie
Trouble de l'écriture lié à une atteinte des
centres nerveux responsables de cette activité. C'est une forme
d'apraxie. |
Agressivité
L'éthologie (science du comportement) a montré que l'agressivité
constitue un des comportements les plus caractéristiques des
animaux supérieurs, notamment des mammifères et des
oiseaux. C'est de l'agressivité, en effet, que dépendent
nombre d'autres aspects essentiels de la vie sociale : l'instauration
de la hiérarchie (fréquente dans le monde animal), l'établissement
du territoire et même la reconnaissance individuelle. L'agressivité
ne se confond pas avec la violence qui en constitue la face pathologique.
Elle serait plutôt un principe d'action. Elle n'exclut pas non
plus l'existence de l'altruisme dans le monde vivant. |
Alicament
Les aliments peuvent exercer un effet semblable aux médicaments.
Ceux d'origine végétale contiennent par exemple souvent
des molécules capables de piéger les radicaux libres
comme le font des substances vendues en pharmacie. D'autres possèdent
des acides gras qui protègent contre les maladies cardiovasculaires.
Quelques-uns seraient bénéfiques contre les cancers.
Beaucoup sont sources de vitamines nécessaires à l'organisme.
En outre, ces éléments sont souvent mieux absorbés
sous forme d'aliment que sous forme de molécule de synthèse.
On qualifie désormais d'alicament ces substances alimentaires,
thérapeutiquement intéressantes. Généralement,
les dosages sont plus forts sous forme de médicaments, lesquels
sont donc plus actifs mais aussi plus toxiques. |
Allèle
Un même gène, ou plutôt un gène précis
situé sur un emplacement déterminé (locus), peut
prendre plusieurs formes appelées allèles. C'est la
raison pour laquelle nous différons les uns des autres. Ainsi,
dans le cas du plus connu des groupes sanguins (ABO), l'allèle
peut être A, B ou ni l'un ni l'autre. Chaque individu possédant
deux allèles de chaque gène (un sur chaque chromosome),
il est donc possible d'être AA, BB, AB, AO, BO ou OO. |
Allogreffe
Greffe entre organismes de la même espèce, mais génétiquement
différents. Cf. aussi Xénogreffe. |
Allostérie
Certaines protéines, notamment les enzymes, peuvent changer
de conformation passant d'une structure pourvue d'une activité
à une autre qui en est dépourvue. Les deux conformations
possibles existent simultanément selon un équilibre
particulier.
C'est ce que l'on appelle allostérie. Les conditions d'environnement
favorisent une structure plutôt que l'autre en déplaçant
cet équilibre et non pas en le modifiant directement. Il s'agit
d'un processus sélectif et non instructif (confirmant ainsi
la validité du darwinisme par rapport au lamarckisme), extrêmement
important pour le fonctionnement des cellules. |
Altruisme
On connaît de nombreux exemples d'altruisme chez l'homme, et
dans le monde animal en général. A priori, l'existence
de ce comportement pose un problème puisque le processus de
sélection naturelle (cf. Darwinisme) aurait dû théoriquement
éliminer tout ce qui ne va pas dans le sens de l'intérêt
biologique des individus (cf. Gène égoïste).
C'est la résolution de ce paradoxe de l'altruisme qui a donné
naissance à la sociobiologie : on a pu montrer que tous ces
comportements présentaient aussi un avantage génétique.
Ainsi, les ouvrières abeilles ou fourmis contribuent au succès
de leurs propres gènes même sans se reproduire, car elles
aident efficacement leurs parents. On peut dire qu'elles transmettent
leurs gènes par leur intermédiaire. |
Alzheimer
(maladie d')
Au cours de la dernière période de l'existence apparaissent
de nombreuses maladies (dites dégénératives),
dont certaines affectent le cerveau et aboutissent à des démences.
Ces dernières ne doivent pas être confondues avec la
notion de débilité. Toutes deux impliquent une diminution
importante et générale des facultés mentales,
mais la première touche des individus qui ont eu une intelligence
normale contrairement à la seconde, liée à une
anomalie du développement. La maladie d'Alzheimer est la plus
fréquente de ces démences liées à l'âge.
Elle se caractérise par des lésions bien précises
situées dans les neurones (ce sont les dégénérescences
neurofibrillaires qui affectent le squelette des cellules nerveuses)
et d'autres situées à l'extérieur des cellules
: les plaques séniles. Sur le plan clinique, elle se traduit
par de nombreuses anomalies et tout particulièrement par des
troubles de la mémoire qui interviennent dès le début
de la maladie. Ces troubles se différencient des désordres
dits bénins que l'on rencontre fréquemment chez les
personnes âgées.
On connaît aujourd'hui plusieurs gènes impliqués
dans l'apparition de la maladie d'Alzheimer qui constitue un des principaux
fléaux médicaux dans le monde, notamment à cause
de l'évolution de la longévité.
Cf. Vieillissement |
Amnésie
Il existe de nombreuses sortes de pertes de mémoire ou amnésies.
Certaines se présentent sous forme d'une "crise"
ponctuelle qui disparaît ensuite (l'ictus amnésique).
D'autres, plus sévères, sont la conséquence d'une
lésion cérébrale (due par exemple à un
accident vasculaire cérébral touchant une zone impliquée
dans la mémoire). Des cas célèbres d'amnésie
résultent de lésions d'une partie du cerveau appelée
hippocampe. Ces malades sont incapables d'acquérir des souvenirs
nouveaux. On parle alors d'amnésie antérograde. L'amnésie
rétrograde est au contraire la disparition des souvenirs antérieurs
à la maladie ou à l'accident. |
Amniocentèse
Cf. Diagnostic prénatal |
Amphétamine
Excitant du système nerveux qui a pour effet d'augmenter le
niveau de dopamine. Son utilisation peut contribuer au développement
de troubles psychiatriques. |
Anabolisme
Formation de molécules complexes à partir de molécules
simples, dans le cadre du métabolisme. C'est donc un processus
de construction, le contraire de catabolisme. En le favorisant, les
anabolisants permettent d'accroître la masse corporelle, que
l'exercice aide à transformer en muscles. C'est la raison pour
laquelle on les utilise pour doper les sportifs. |
Anaérobie
Organisme qui vit en absence d'oxygène. Contraire d'aérobie. |
Analgésie
Disparition de la perception de la douleur. Il en existe une forme
congénitale. Les analgésiques sont les médicaments
qui suppriment ou atténuent la douleur. |
Anaphylaxie
Réaction immunologique brutale chez un sujet déjà
sensibilisé à un antigène. Elle peut entraîner
la mort. Des piqûres d'insectes, de certains animaux marins
ou encore l'hypersensibilité à des médicaments
(la pénicilline chez les sujets allergiques) provoquent de
tels accidents chez les personnes à risque. |
Anastomose
Communication entre des vaisseaux sanguins, des canaux, des nerfs
ou des fibres de collagène. |
Anatomie
comparée
L'évolution des espèces explique les parentés
ou homologies entre les organismes. Leur étude constitue l'anatomie
comparée. |
Anatomoclinique
(méthode)
Méthode qui consiste à observer la relation entre un
ou des symptomes et l'altération des organes. En neurologie,
cette approche, très féconde, permet de mettre en évidence
les conséquences fonctionnelles de lésions des diverses
parties du cerveau. |
Androgène
L'androgène est une hormone mâle, produite par les glandes
(ou gonades) sexuelles. Il en existe plusieurs, la plus importante
étant la testostérone. La plupart des hormones sexuelles
sont des stéroïdes produits à partir du cholestérol. |
Androgyne
Se dit d'un organisme possédant des caractéristiques
mâles et femelles. Dans l'espèce humaine, on connaît
des cas de pseudohermaphroditisme dans lesquels des femmes ont des
caractéristiques masculines (c'est la gynandrie) et d'autres
dans lesquels des hommes ont des caractéristiques féminines
(c'est l'androgynie). |
Anémie
Diminution de la quantité d'hémoglobine du sang (ou
manque de globules rouges). L'homme normal possède environ
15 grammes/100ml. d'hémoglobine, et la femme 13 grammes/100ml.
Une diminution de 2 grammes signale une anémie qui se traduit
notamment par la pâleur de la peau et une fatigue permanente. |
Anévrisme
Dilatation de la paroi d'une artère. La plus connue est celle
de l'aorte dont la paroi distendue forme une poche ou un petit sac
qui comprime les organes voisins et dont la rupture entraîne
la mort. |
Angine
de poitrine
Douleur au niveau cardiaque qui résulte du rétrécissement
d'une artère coronaire du myocarde. Elle résulte de
l'ischémie. Synonyme d'angor. |
Angiogenèse
Formation de nouveaux vaisseaux sanguins. On l'observe, en dehors
de la formation des organes, au cours de divers processus et notamment
dans le développement des cancers. Ces derniers doivent, pour
assurer leur développement, favoriser la pousse de néo-vaisseaux
susceptibles de leur apporter les nutriments dont ils ont besoin.
C'est la raison pour laquelle on espère que les inhibiteurs
d'angiogenèse serviront à combattre efficacement cette
maladie. Dans d'autres situations pathologiques, on souhaiterait,
au contraire, disposer de substances favorisant ce processus afin
d'aider à la régénération d'un organe
lésé. |
Angioplastie
Technique de chirurgie vasculaire consistant à modifier le
calibre des vaisseaux atteints d'athérosclérose. En
pratique, on introduit un cathéter se terminant par un petit
ballonnet, jusqu'au niveau de la lésion. On gonfle ensuite
le ballon ce qui a pour effet d'élargir le vaisseau. On complète
parfois l'intervention par la pose d'un stent, pièce métallique
destinée à rester en place afin d'éviter que
le vaisseau ne se déforme à nouveau. Le principal risque
de l'angioplastie est la resténose. |
Angor
Synonyme d'angine de poitrine. |
Animal
L'un des deux règnes du monde vivant, dans la classification
classique des espèces, l'autre étant le règne
végétal (en réalité, on distingue aujourd'hui
deux très grands règnes : les procaryotes et les eucaryotes,
animaux et végétaux étant des eucaryotes). Il
n'est pas très facile de définir l'animal par rapport
au végétal. Si les animaux sont en règle générale
capables de se déplacer, certains sont fixés sur un
support tandis qu'à l'inverse des plantes présentent
une certaine mobilité, voire même des comportements de
prédation (plantes carnivores). |
Anorexie
Perte de l'appétit. L'anorexie mentale est un syndrome psychiatrique
sérieux, surtout fréquent chez les adolescentes. Les
anorexigènes sont des médicaments qui font perdre l'appétit. |
Anosmie
Perte du sens de l'odorat. |
Anosognosie
Méconnaissance de sa propre affection. Un patient anosognosique
pourra nier, par exemple, que sa propre main lui appartienne. Il ne
s'agit pas là d'un défaut d'intelligence, mais de la
conséquence d'une lésion d'une partie du cerveau chargée
de l'attention à son propre corps. |
Anoxie
Interruption de l'apport en oxygène au niveau d'un tissu. Cf.
aussi Ischémie. |
Antagoniste
(d'un récepteur)
Se dit d'une substance qui se fixe à un récepteur cellulaire
et qui l'inhibe (contrairement à un agoniste). |
Anthropologie
Etude de l'homme. L'anthropologie physique étudie les caractéristiques
organiques contrairement à l'anthropologie culturelle ou ethnologie
qui se préoccupe de la culture des diverses ethnies. La paléoanthropologie
s'intéresse aux fossiles de la lignée humaine. |
Antibiotique
Substances toxiques pour des bactéries, les antibiotiques sont
souvent produits par des micro-organismes. C'est le cas du plus connu
d'entre eux, la pénicilline. L'usage répété
de ces médicaments a contribué au fil des ans à
la sélection de souches toujours plus résistantes, ce
qui constitue aujourd'hui un problème préoccupant. |
Anticorps
Protéine contenue dans le sang qui participe aux processus
immunitaires (cf. Immunologie) en reconnaissant un antigène.
Cette reconnaissance peut permettre l'élimination de ceux qui
véhiculent l'antigène correspondant (par exemple des
microbes). Chacun possède des milliers d'anticorps différents
(cf. Diversité des anticorps). Les anticorps ont tous le même
type de structure : ce sont des immunoglobulines. |
Anticorps
monoclonal
Anticorps produit en laboratoire à partir d'un clone de cellules
hybridomes. Contrairement à ceux que l'on fabrique en immunisant
un animal, ces anticorps ont une très grande spécificité.
Ils constituent pour cette raison des outils de recherche puissants
et des médicaments potentiels. |
Antigène
L'antigène est une substance qui stimule la production d'anticorps
ou, en d'autres termes, qui suscite une réaction de reconnaissance
immunitaire. Les antigènes sont ainsi la marque de ce qui nous
est étranger : nous reconnaissons ceux qui ne nous appartiennent
pas, mais nous ne reconnaissons pas, en principe, les nôtres.
Cf. Soi et non-soi et Auto-immunité |
Antioxydant
Un antixoydant est une substance qui piège les radicaux libres
produits lors de réactions impliquant l'oxygène. Plusieurs
médicaments ont des propriétés antioxydantes
dont on pense qu'elles exercent un effet protecteur contre le vieillissement. |
Antisens
ou antimessager
C'est une molécule capable de s'apparier à un ARN. En
pratique, il s'agit d'une séquence complémentaire. La
conséquence de cet appariement est la perte de fonctionnalité
de l'ARN qui ne peut plus donner naissance à une protéine
(cf. Synthèse des protéines). Les antisens sont ainsi
utilisés en tant qu'outil de recherche et l'on espère
en développer également pour servir de médicaments. |
Aphasie
Trouble du langage qui résulte d'une lésion particulière
du cerveau, par exemple l'aire de Broca. L'aphasie de Broca est une
difficulté à répéter les mots qui n'affecte
pas la compréhension du langage. L'aphasie de Wernicke concerne
au contraire la compréhension, alors que le langage reste fluide
quoique confus (elle est liée à une lésion de
l'aire de Wernicke, située sur le lobe temporal du cerveau).
Existe aussi une aphasie de conduction, avec préservation de
la compréhension et du langage mais difficulté de répéter
les mots. |
Apnée
Arrêt de la respiration. Elle peut être volontaire (chez
les plongeurs) ou non. Les apnées du sommeil constituent un
phénomène commun et préoccupant. Elles entraînent
le ronflement et le réveil du dormeur. |
Apoptose
Les cellules peuvent mourir selon deux processus très différents.
La mort peut venir en quelque sorte de l'extérieur, la cellule
étant assassinée par un agresseur ou un événement
pathogène destructeur. On constate alors qu'elle subit des
transformations que l'on appelle nécrose. Mais elle peut aussi
survenir sous la forme d'un véritable suicide. C'est la mort
cellulaire programmée (ou apoptose) au cours de laquelle le
matériel génétique se trouve saucissonné
(ce qui permet de distinguer apoptose et nécrose). Il s'agit
d'un processus bénéfique contre certaines maladies,
par exemple les cancers. Quand une cellule a pris la voie de la cancérisation,
mieux vaut qu'elle se détruise le plus tôt possible.
Ce processus joue également un rôle essentiel au cours
du développement qui implique la mort "normale" d'un
grand nombre de cellules. C'est le cas, par exemple, lors de la formation
du système nerveux : le développement embryonnaire est
marqué par la destruction d'une multitude de cellules. Mais
l'apoptose peut aussi s'avérer néfaste, participant
à la formation de diverses maladies notamment, sans doute,
des processus neurodégénératifs. |
Apraxie
Trouble du mouvement. Il résulte d'une lésion d'une
partie du cerveau. A ne pas confondre avec une paralysie : il s'agit
plutôt d'un oubli des gestes. |
Archéobactérie
Groupe particulier de bactéries avec des lipides spécifiques
au niveau de leur membrane. Il semble en réalité qu'il
s'agisse d'un ensemble très original ayant une origine évolutive
particulière. Certains pensent que les archéobactéries
constituent un règne distinct à côté des
procaryotes et des eucaryotes. |
ARN
ou acide ribonucléique ou RNA
A côté de l'ADN existe une autre catégorie d'acides
nucléiques, qui participent également à la machinerie
de synthèse des protéines. Il s'agit de l'ARN, lequel
diffère de l'ADN parce qu'il possède des riboses au
lieu des désoxyriboses. On connaît plusieurs types d'ARN.
L'ARN messager est la copie (ou plutôt l'homologue complémentaire)
d'un des brins d'ADN, ce que l'on appelle un transcrit. Il contient
donc l'information génétique, laquelle sera lue dans
une machinerie complexe composée de ribosomes qui comprennent
notamment des ARN ribosomiques. Au cours de cette opération,
les acides aminés qui vont composer la protéine en formation
sont amenés par des ARN de transfert. Chaque ARN de transfert
sert de transporteur à un acide aminé particulier.
otons que l'ARN contient de l'uracile (U) au lieu de la thymine. Alors
que l'ADN présentent des séquences de A, C, G et T,
l'ARN possède des suites de A,C, G et U (lequel s'apparie à
A comme le fait T dans l'ADN).
Cf. aussi ADN |
Artère
Vaisseau sanguin par lequel le sang quitte le cœur (cf. aussi Veine).
La plus importante est l'aorte. |
Artériosclérose
Cf. Athérosclérose |
Arthrite
Maladie aiguë ou chronique d'une articulation résultant
d'une inflammation. |
Arthrose
Maladie chronique des articulations, due au vieillissement et ne comportant
pas ou peu d'inflammation. Contrairement à l'arthrite qui évolue
par poussées, elle constitue un handicap progressif, de plus
en plus gênant. L'arthrose est une maladie dégénérative,
une conséquence du vieillissement. Elle va de pair avec l'ostéoporose. |
Assortative
mating
Les êtres vivants ne s'associent pas par hasard. Il semble que,
dans bien des cas, les accouplements se produisent entre sujets présentant
des caractères similaires résultant d'une certaine parenté
génétique. C'est l'assortative mating des Anglo-Saxons.
De façon générale, les organismes tendent à
s'accoupler avec des congénères qui ne sont pas de proches
parents (afin d'éviter l'homogamie) mais ils évitent
aussi les sujets les plus génétiquement éloignés. |
Asthénie
Manque de force sans cause apparente, contrairement à la fatigue
qui suit un effort physique. L'asthénie peut être physique
ou psychique et accompagner une dépression. |
Asymétrie
cérébrale
En apparence identiques, les deux hémisphères de notre
cerveau ne remplissent cependant pas des fonctions similaires. Le
langage dépend ainsi, en général, de zones précises
situées sur l'hémisphère gauche. Nombre de nos
facultés mentales ont des origines asymétriques au niveau
cérébral. |
Ataxie
Trouble de la coordination volontaire des mouvements. |
|
Athérosclérose
Lésion affectant les artères et caractérisée
par la formation d'une plaque dite d'athérome contenant des
dépôts de lipides. Il en résulte une diminution
du calibre des vaisseaux et éventuellement leur obstruction.
Ne pas confondre avec l'artériosclérose qui signifie
plus généralement durcissement et épaississement
de la paroi des artères.
|
Atopie
Etat caractérisé par la prédisposition héréditaire
aux maladies allergiques induites par certains anticorps (de la catégorie
des immunoglobulines E). Exemple : le rhume des foins provoqué
par l'inhalation de pollens chez les sujets atopiques. |
ATP
adénosine 5'-triphosphate
Molécule qui stocke l'énergie dans la cellule. Quand
elle produit de l'énergie pour les diverses réactions
cellulaires, elle se dégrade sous forme d'ADP (adénosine
5'-diphosphate) ou d'AMP (adénosine 5'-monophosphate), lesquelles
régénèrent de l'ATP par addition de groupes phosphate.
L'ATP est une molécule contenant de l'adénine, du ribose
et trois groupements phosphate. |
|
Australopithèque
Groupe de primates à l'origine de la
lignée humaine. Tous les australopithèques vivaient
en Afrique, principalement en Afrique australe et Afrique de l'Est
(mais on en a découvert aussi au Tchad).
Les plus anciens que l'on connaisse sont apparus voici cinq ou six
millions d'années. Ils n'étaient pas à proprement
parler des hommes mais ils marchaient debout. Certains pensent qu'ils
ont pu fabriquer des outils, mais on les considère désormais
comme mentalement plus proches des chimpanzés que des hommes.
Il y a deux ou trois millions d'années, les australopithèques
ont donné naissance, d'une part, à d'autres australopithèques
de forme robuste mais avec une plus grosse capacité crânienne
que leurs prédécesseurs, d'autre part aux premiers
hommes (Homo habilis). Des espèces d'australopithèques
ont ainsi existé en même temps que les premiers représentants
du genre Homo (Homo habilis et même Homo erectus)
|
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Auto-immunité
Etat d'un individu intolérant à ses propres antigènes.
Il existe plusieurs maladies auto-immunitaires.
|
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Axone
Prolongement de la cellule nerveuse (= neurone). C'est l'axone qui
conduit l'influx nerveux. Il se termine par une synapse.
|