[Ab - Ax].

Aberration chromosomique
Lorsque les cellules se divisent, le double lot de chromosomes qu'elles possèdent se répartit équitablement : un jeu complet dans chaque cellule-fille. En pratique, il arrive qu'il n'en soit pas ainsi. Peuvent survenir alors des duplications (un segment répété deux fois), délétions (absence d'un morceau), translocations (un bout de chromosome collé sur un autre), ou encore des modifications dans le nombre des chromosomes (exemple : la trisomie, présence de trois chromosomes d'une paire au lieu de deux, la plus connue étant la trisomie 21 ou mongolisme).
Souvent, mais pas toujours, les fœtus porteurs d'anomalies chromosomiques ne sont pas viables et meurent pour cause d'avortements spontanés.
Acétylcholine
Les cellules nerveuses (ou neurones) communiquent entre elles ou transmettent les informations grâce à la secrétion de molécules. L'acétylcholine est l'un de ces neuromédiateurs. Comme les autres substances de ce type, elle agit en se fixant sur un récepteur.
Il existe deux catégories de récepteurs cholinergiques (c'est-à-dire liant l'acétylcholine), les récepteurs muscariniques et les récepteurs nicotiniques (lesquels fixent la nicotine du tabac). Dans le cerveau humain, l'acétylcholine intervient notamment au sein de réseaux nerveux jouant un rôle dans la mémoire. Les substances cholinergiques améliorent ainsi les performances mnésiques.
Acide aminé
Les protéines sont des composants essentiels de l'organisme. On peut se les représenter comme des colliers plus ou moins longs dont chaque perle, chaque unité, est un acide aminé. Il s'agit d'un composé organique (c'est-à-dire fabriqué par les êtres vivants) dont la formule chimique générale est H2N-CHR- COOH, R étant un groupe variant avec l'acide aminé.
On trouve 20 acides aminés différents dans le monde vivant. Il existe une correspondance entre chaque acide aminé et les éléments génétiques (nucléotides) qui permettent de l'introduire dans la protéine. C'est le code génétique, sorte de dictionnaire permettant de passer de l'un à l'autre. Les acides aminés essentiels sont ceux que l'organisme ne sait pas synthétiser et qu'il faut donc obligatoirement se procurer grâce à l'alimentation : l'isoleucine, la leucine, la lysine, la méthionine, la phénylalanine, la thréonine, le tryptophane et la valine. Les autres acides aminés sont : la sérine, la proline, l'alanine, la tyrosine, l'histidine, la glutamine, l'asparagine, l'acide aspartique, l'acide glutamique, la cystéine, l'arginine et la glycine.
Acide gras
Composé utilisé comme source d'énergie qui entre dans la composition des lipides. Les acides gras dits essentiels sont ceux que l'organisme ne peut synthétiser et que l'on doit donc absorber dans l'alimentation. Il s'agit des acides linoléiques et linoléniques présents dans des graisses végétales.
Acide nucléique
Sur le plan chimique, les phénomènes génétiques dépendent de molécules possédant des propriétés très particulières, l'ADN et l'ARN qui sont tous deux des acides nucléiques. Il s'agit d'enchaînements de nucléotides. Chacun comprend un glucide ou sucre qui différencie l'ADN de l'ARN (désoxyribose dans le premier cas, ribose dans l'autre) et une base azotée porteuse de l'information génétique proprement dite.
Cf. Code génétique.
Actine
Protéine en forme de filament, très abondante dans les cellules, et qui est le principal constituant des muscles (avec la myosine).
Adaptation
La théorie moderne de l'évolution (le darwinisme) explique que les organismes sont globalement adaptés à leur milieu. Il en est ainsi car ceux qui ne l'étaient pas ont disparu (ou ils ne se sont pas multipliés de façon efficace). Que les organismes soient adaptés à leur milieu présent ou passé ne nous dit rien de leur adaptation future dans des conditions différentes. En pratique, ces adaptations peuvent prendre des caractéristiques étranges, certains êtres ne pouvant vivre que dans des conditions extrêmes (fonds océaniques, climats torrides ou glacés, etc.).
Adhésion (molécules d')
Lors du développement embryonnaire, les cellules changent de place et s'associent d'une façon qui ne doit rien au hasard. Des protéines membranaires spéciales commandent les associations entre chaque cellule et sa voisine. Ce sont des molécules d'adhésion. Elles interviennent dans la formation de tous les tissus et notamment dans l'assemblage entre neurones (cellules nerveuses). On en connaît désormais un grand nombre : les CAM, les cadhérines, les sélectines et les intégrines.
ADN ou acide désoxyribonucléique ou DNA
L'hérédité possède une base chimique. C'est l'ADN, molécule remarquable, composée de nucléotides dont on connaît quatre types en fonction de la base qui les composent : adénine (A), thymine (T), guanine (G) et cytosine (C). C'est l'enchaînement, la séquence, de ces éléments A,T,G et C qui définit la spécificité de chaque gène. Le changement d'un seul d'entre eux peut avoir des conséquences importantes. L'ADN possède en outre la propriété de se présenter sous forme de deux brins enroulés en double hélice. L'appariement des deux brins suit une logique précise puisque les A s'apparient à T et les G à C (et réciproquement). Les deux brins sont donc non pas identiques, mais complémentaires. Lors de la synthèse des protéines, l'un d'entre eux est copié sous forme d'une séquence complémentaire (un A pour chaque T, un C pour chaque G, etc.) appelée ARN messager.
Si l'ADN est une molécule vraiment extraordinaire, celle qui définit le mieux la vie au plan chimique, c'est parce qu'elle possède deux propriétés originales qu'on ne retrouve dans aucune autre structure chimique. D'une part, elle est capable de se répliquer, c'est-à-dire de se reproduire à l'identique (lors de chaque division cellulaire), phénomène à la base du processus héréditaire. D'autre part, elle code pour les protéines (cf. Code génétique), c'est-à-dire qu'elle permet la synthèse, de façon tout à fait spécifique, d'autres molécules, celles qui jouent le rôle le plus essentiel dans l'organisme. Cela justifie qu'elle soit devenue en quelque sorte une molécule culte, celle sans laquelle la vie ne pourrait s'imaginer.
L'ADN, comme l'ARN, est un acide nucléique. La différence entre les deux, sur le plan chimique, est que l'ADN contient des sucres appelés désoxyriboses alors que l'ARN possède des riboses.
Les chromosomes sont composés d'ADN enroulé et empaqueté avec diverses substances (notamment les histones).
Adrénaline
Hormone sécrétée par les glandes surrénales et par certains neurones en réponse au stress. Elle produit une réponse de l'organisme du type fuite ou combat et accélère le rythme cardiaque.
Adipocyte
Cellule qui stocke les graisses.
Aérobie
Processus qui se produit en présence d'oxygène. Un organisme aérobie vit dans un milieu contenant de l'oxygène. Contraire d'anaérobie.
Agnosie
Incapacité à reconnaître ce que les sens perçoivent. La victime pourra, par exemple, se trouver dans l'impossibilité de reconnaître un chat, animal qu'elle identifiait auparavant. Les agnosies résultent de lésions cérébrales situées généralement au niveau des aires pariétales postérieures (cf. cerveau). On distingue l'agnosie aperceptive due à une lésion dans les premières étapes de la chaîne de reconnaissance, avant que ne se construise la perception, et l'agnosie associative, à l'autre bout de la chaîne, qui résulte de l'impossibilité d'associer l'objet perçu aux souvenirs qui lui sont associés et qui permettent sa signification.
Agoniste (d'un récepteur)
Se dit d'une substance qui se fixe au niveau d'un récepteur cellulaire et qui l'active (contrairement à un antagoniste).
Agraphie
Trouble de l'écriture lié à une atteinte des centres nerveux responsables de cette activité. C'est une forme d'apraxie.
Agressivité
L'éthologie (science du comportement) a montré que l'agressivité constitue un des comportements les plus caractéristiques des animaux supérieurs, notamment des mammifères et des oiseaux. C'est de l'agressivité, en effet, que dépendent nombre d'autres aspects essentiels de la vie sociale : l'instauration de la hiérarchie (fréquente dans le monde animal), l'établissement du territoire et même la reconnaissance individuelle. L'agressivité ne se confond pas avec la violence qui en constitue la face pathologique. Elle serait plutôt un principe d'action. Elle n'exclut pas non plus l'existence de l'altruisme dans le monde vivant.
Alicament
Les aliments peuvent exercer un effet semblable aux médicaments. Ceux d'origine végétale contiennent par exemple souvent des molécules capables de piéger les radicaux libres comme le font des substances vendues en pharmacie. D'autres possèdent des acides gras qui protègent contre les maladies cardiovasculaires. Quelques-uns seraient bénéfiques contre les cancers. Beaucoup sont sources de vitamines nécessaires à l'organisme. En outre, ces éléments sont souvent mieux absorbés sous forme d'aliment que sous forme de molécule de synthèse. On qualifie désormais d'alicament ces substances alimentaires, thérapeutiquement intéressantes. Généralement, les dosages sont plus forts sous forme de médicaments, lesquels sont donc plus actifs mais aussi plus toxiques.
Allèle
Un même gène, ou plutôt un gène précis situé sur un emplacement déterminé (locus), peut prendre plusieurs formes appelées allèles. C'est la raison pour laquelle nous différons les uns des autres. Ainsi, dans le cas du plus connu des groupes sanguins (ABO), l'allèle peut être A, B ou ni l'un ni l'autre. Chaque individu possédant deux allèles de chaque gène (un sur chaque chromosome), il est donc possible d'être AA, BB, AB, AO, BO ou OO.
Allogreffe
Greffe entre organismes de la même espèce, mais génétiquement différents. Cf. aussi Xénogreffe.
Allostérie
Certaines protéines, notamment les enzymes, peuvent changer de conformation passant d'une structure pourvue d'une activité à une autre qui en est dépourvue. Les deux conformations possibles existent simultanément selon un équilibre particulier.
C'est ce que l'on appelle allostérie. Les conditions d'environnement favorisent une structure plutôt que l'autre en déplaçant cet équilibre et non pas en le modifiant directement. Il s'agit d'un processus sélectif et non instructif (confirmant ainsi la validité du darwinisme par rapport au lamarckisme), extrêmement important pour le fonctionnement des cellules.
Altruisme
On connaît de nombreux exemples d'altruisme chez l'homme, et dans le monde animal en général. A priori, l'existence de ce comportement pose un problème puisque le processus de sélection naturelle (cf. Darwinisme) aurait dû théoriquement éliminer tout ce qui ne va pas dans le sens de l'intérêt biologique des individus (cf. Gène égoïste).
C'est la résolution de ce paradoxe de l'altruisme qui a donné naissance à la sociobiologie : on a pu montrer que tous ces comportements présentaient aussi un avantage génétique. Ainsi, les ouvrières abeilles ou fourmis contribuent au succès de leurs propres gènes même sans se reproduire, car elles aident efficacement leurs parents. On peut dire qu'elles transmettent leurs gènes par leur intermédiaire.
Alzheimer (maladie d')
Au cours de la dernière période de l'existence apparaissent de nombreuses maladies (dites dégénératives), dont certaines affectent le cerveau et aboutissent à des démences. Ces dernières ne doivent pas être confondues avec la notion de débilité. Toutes deux impliquent une diminution importante et générale des facultés mentales, mais la première touche des individus qui ont eu une intelligence normale contrairement à la seconde, liée à une anomalie du développement. La maladie d'Alzheimer est la plus fréquente de ces démences liées à l'âge.
Elle se caractérise par des lésions bien précises situées dans les neurones (ce sont les dégénérescences neurofibrillaires qui affectent le squelette des cellules nerveuses) et d'autres situées à l'extérieur des cellules : les plaques séniles. Sur le plan clinique, elle se traduit par de nombreuses anomalies et tout particulièrement par des troubles de la mémoire qui interviennent dès le début de la maladie. Ces troubles se différencient des désordres dits bénins que l'on rencontre fréquemment chez les personnes âgées.
On connaît aujourd'hui plusieurs gènes impliqués dans l'apparition de la maladie d'Alzheimer qui constitue un des principaux fléaux médicaux dans le monde, notamment à cause de l'évolution de la longévité.
Cf. Vieillissement
Amnésie
Il existe de nombreuses sortes de pertes de mémoire ou amnésies. Certaines se présentent sous forme d'une "crise" ponctuelle qui disparaît ensuite (l'ictus amnésique). D'autres, plus sévères, sont la conséquence d'une lésion cérébrale (due par exemple à un accident vasculaire cérébral touchant une zone impliquée dans la mémoire). Des cas célèbres d'amnésie résultent de lésions d'une partie du cerveau appelée hippocampe. Ces malades sont incapables d'acquérir des souvenirs nouveaux. On parle alors d'amnésie antérograde. L'amnésie rétrograde est au contraire la disparition des souvenirs antérieurs à la maladie ou à l'accident.
Amniocentèse
Cf. Diagnostic prénatal
Amphétamine
Excitant du système nerveux qui a pour effet d'augmenter le niveau de dopamine. Son utilisation peut contribuer au développement de troubles psychiatriques.
Anabolisme
Formation de molécules complexes à partir de molécules simples, dans le cadre du métabolisme. C'est donc un processus de construction, le contraire de catabolisme. En le favorisant, les anabolisants permettent d'accroître la masse corporelle, que l'exercice aide à transformer en muscles. C'est la raison pour laquelle on les utilise pour doper les sportifs.
Anaérobie
Organisme qui vit en absence d'oxygène. Contraire d'aérobie.
Analgésie
Disparition de la perception de la douleur. Il en existe une forme congénitale. Les analgésiques sont les médicaments qui suppriment ou atténuent la douleur.
Anaphylaxie
Réaction immunologique brutale chez un sujet déjà sensibilisé à un antigène. Elle peut entraîner la mort. Des piqûres d'insectes, de certains animaux marins ou encore l'hypersensibilité à des médicaments (la pénicilline chez les sujets allergiques) provoquent de tels accidents chez les personnes à risque.
Anastomose
Communication entre des vaisseaux sanguins, des canaux, des nerfs ou des fibres de collagène.
Anatomie comparée
L'évolution des espèces explique les parentés ou homologies entre les organismes. Leur étude constitue l'anatomie comparée.
Anatomoclinique (méthode)
Méthode qui consiste à observer la relation entre un ou des symptomes et l'altération des organes. En neurologie, cette approche, très féconde, permet de mettre en évidence les conséquences fonctionnelles de lésions des diverses parties du cerveau.
Androgène
L'androgène est une hormone mâle, produite par les glandes (ou gonades) sexuelles. Il en existe plusieurs, la plus importante étant la testostérone. La plupart des hormones sexuelles sont des stéroïdes produits à partir du cholestérol.
Androgyne
Se dit d'un organisme possédant des caractéristiques mâles et femelles. Dans l'espèce humaine, on connaît des cas de pseudohermaphroditisme dans lesquels des femmes ont des caractéristiques masculines (c'est la gynandrie) et d'autres dans lesquels des hommes ont des caractéristiques féminines (c'est l'androgynie).
Anémie
Diminution de la quantité d'hémoglobine du sang (ou manque de globules rouges). L'homme normal possède environ 15 grammes/100ml. d'hémoglobine, et la femme 13 grammes/100ml. Une diminution de 2 grammes signale une anémie qui se traduit notamment par la pâleur de la peau et une fatigue permanente.
Anévrisme
Dilatation de la paroi d'une artère. La plus connue est celle de l'aorte dont la paroi distendue forme une poche ou un petit sac qui comprime les organes voisins et dont la rupture entraîne la mort.
Angine de poitrine
Douleur au niveau cardiaque qui résulte du rétrécissement d'une artère coronaire du myocarde. Elle résulte de l'ischémie. Synonyme d'angor.
Angiogenèse
Formation de nouveaux vaisseaux sanguins. On l'observe, en dehors de la formation des organes, au cours de divers processus et notamment dans le développement des cancers. Ces derniers doivent, pour assurer leur développement, favoriser la pousse de néo-vaisseaux susceptibles de leur apporter les nutriments dont ils ont besoin. C'est la raison pour laquelle on espère que les inhibiteurs d'angiogenèse serviront à combattre efficacement cette maladie. Dans d'autres situations pathologiques, on souhaiterait, au contraire, disposer de substances favorisant ce processus afin d'aider à la régénération d'un organe lésé.
Angioplastie
Technique de chirurgie vasculaire consistant à modifier le calibre des vaisseaux atteints d'athérosclérose. En pratique, on introduit un cathéter se terminant par un petit ballonnet, jusqu'au niveau de la lésion. On gonfle ensuite le ballon ce qui a pour effet d'élargir le vaisseau. On complète parfois l'intervention par la pose d'un stent, pièce métallique destinée à rester en place afin d'éviter que le vaisseau ne se déforme à nouveau. Le principal risque de l'angioplastie est la resténose.
Angor
Synonyme d'angine de poitrine.
Animal
L'un des deux règnes du monde vivant, dans la classification classique des espèces, l'autre étant le règne végétal (en réalité, on distingue aujourd'hui deux très grands règnes : les procaryotes et les eucaryotes, animaux et végétaux étant des eucaryotes). Il n'est pas très facile de définir l'animal par rapport au végétal. Si les animaux sont en règle générale capables de se déplacer, certains sont fixés sur un support tandis qu'à l'inverse des plantes présentent une certaine mobilité, voire même des comportements de prédation (plantes carnivores).
Anorexie
Perte de l'appétit. L'anorexie mentale est un syndrome psychiatrique sérieux, surtout fréquent chez les adolescentes. Les anorexigènes sont des médicaments qui font perdre l'appétit.
Anosmie
Perte du sens de l'odorat.
Anosognosie
Méconnaissance de sa propre affection. Un patient anosognosique pourra nier, par exemple, que sa propre main lui appartienne. Il ne s'agit pas là d'un défaut d'intelligence, mais de la conséquence d'une lésion d'une partie du cerveau chargée de l'attention à son propre corps.
Anoxie
Interruption de l'apport en oxygène au niveau d'un tissu. Cf. aussi Ischémie.
Antagoniste
(d'un récepteur)
Se dit d'une substance qui se fixe à un récepteur cellulaire et qui l'inhibe (contrairement à un agoniste).
Anthropologie
Etude de l'homme. L'anthropologie physique étudie les caractéristiques organiques contrairement à l'anthropologie culturelle ou ethnologie qui se préoccupe de la culture des diverses ethnies. La paléoanthropologie s'intéresse aux fossiles de la lignée humaine.
Antibiotique
Substances toxiques pour des bactéries, les antibiotiques sont souvent produits par des micro-organismes. C'est le cas du plus connu d'entre eux, la pénicilline. L'usage répété de ces médicaments a contribué au fil des ans à la sélection de souches toujours plus résistantes, ce qui constitue aujourd'hui un problème préoccupant.
Anticorps
Protéine contenue dans le sang qui participe aux processus immunitaires (cf. Immunologie) en reconnaissant un antigène. Cette reconnaissance peut permettre l'élimination de ceux qui véhiculent l'antigène correspondant (par exemple des microbes). Chacun possède des milliers d'anticorps différents (cf. Diversité des anticorps). Les anticorps ont tous le même type de structure : ce sont des immunoglobulines.
Anticorps monoclonal
Anticorps produit en laboratoire à partir d'un clone de cellules hybridomes. Contrairement à ceux que l'on fabrique en immunisant un animal, ces anticorps ont une très grande spécificité. Ils constituent pour cette raison des outils de recherche puissants et des médicaments potentiels.
Antigène
L'antigène est une substance qui stimule la production d'anticorps ou, en d'autres termes, qui suscite une réaction de reconnaissance immunitaire. Les antigènes sont ainsi la marque de ce qui nous est étranger : nous reconnaissons ceux qui ne nous appartiennent pas, mais nous ne reconnaissons pas, en principe, les nôtres.
Cf. Soi et non-soi et Auto-immunité
Antioxydant
Un antixoydant est une substance qui piège les radicaux libres produits lors de réactions impliquant l'oxygène. Plusieurs médicaments ont des propriétés antioxydantes dont on pense qu'elles exercent un effet protecteur contre le vieillissement.
Antisens ou antimessager
C'est une molécule capable de s'apparier à un ARN. En pratique, il s'agit d'une séquence complémentaire. La conséquence de cet appariement est la perte de fonctionnalité de l'ARN qui ne peut plus donner naissance à une protéine (cf. Synthèse des protéines). Les antisens sont ainsi utilisés en tant qu'outil de recherche et l'on espère en développer également pour servir de médicaments.
Aphasie
Trouble du langage qui résulte d'une lésion particulière du cerveau, par exemple l'aire de Broca. L'aphasie de Broca est une difficulté à répéter les mots qui n'affecte pas la compréhension du langage. L'aphasie de Wernicke concerne au contraire la compréhension, alors que le langage reste fluide quoique confus (elle est liée à une lésion de l'aire de Wernicke, située sur le lobe temporal du cerveau). Existe aussi une aphasie de conduction, avec préservation de la compréhension et du langage mais difficulté de répéter les mots.
Apnée
Arrêt de la respiration. Elle peut être volontaire (chez les plongeurs) ou non. Les apnées du sommeil constituent un phénomène commun et préoccupant. Elles entraînent le ronflement et le réveil du dormeur.
Apoptose
Les cellules peuvent mourir selon deux processus très différents. La mort peut venir en quelque sorte de l'extérieur, la cellule étant assassinée par un agresseur ou un événement pathogène destructeur. On constate alors qu'elle subit des transformations que l'on appelle nécrose. Mais elle peut aussi survenir sous la forme d'un véritable suicide. C'est la mort cellulaire programmée (ou apoptose) au cours de laquelle le matériel génétique se trouve saucissonné (ce qui permet de distinguer apoptose et nécrose). Il s'agit d'un processus bénéfique contre certaines maladies, par exemple les cancers. Quand une cellule a pris la voie de la cancérisation, mieux vaut qu'elle se détruise le plus tôt possible. Ce processus joue également un rôle essentiel au cours du développement qui implique la mort "normale" d'un grand nombre de cellules. C'est le cas, par exemple, lors de la formation du système nerveux : le développement embryonnaire est marqué par la destruction d'une multitude de cellules. Mais l'apoptose peut aussi s'avérer néfaste, participant à la formation de diverses maladies notamment, sans doute, des processus neurodégénératifs.
Apraxie
Trouble du mouvement. Il résulte d'une lésion d'une partie du cerveau. A ne pas confondre avec une paralysie : il s'agit plutôt d'un oubli des gestes.
Archéobactérie
Groupe particulier de bactéries avec des lipides spécifiques au niveau de leur membrane. Il semble en réalité qu'il s'agisse d'un ensemble très original ayant une origine évolutive particulière. Certains pensent que les archéobactéries constituent un règne distinct à côté des procaryotes et des eucaryotes.
ARN ou acide ribonucléique ou RNA
A côté de l'ADN existe une autre catégorie d'acides nucléiques, qui participent également à la machinerie de synthèse des protéines. Il s'agit de l'ARN, lequel diffère de l'ADN parce qu'il possède des riboses au lieu des désoxyriboses. On connaît plusieurs types d'ARN. L'ARN messager est la copie (ou plutôt l'homologue complémentaire) d'un des brins d'ADN, ce que l'on appelle un transcrit. Il contient donc l'information génétique, laquelle sera lue dans une machinerie complexe composée de ribosomes qui comprennent notamment des ARN ribosomiques. Au cours de cette opération, les acides aminés qui vont composer la protéine en formation sont amenés par des ARN de transfert. Chaque ARN de transfert sert de transporteur à un acide aminé particulier.
otons que l'ARN contient de l'uracile (U) au lieu de la thymine. Alors que l'ADN présentent des séquences de A, C, G et T, l'ARN possède des suites de A,C, G et U (lequel s'apparie à A comme le fait T dans l'ADN).
Cf. aussi ADN
Artère
Vaisseau sanguin par lequel le sang quitte le cœur (cf. aussi Veine). La plus importante est l'aorte.
Artériosclérose
Cf. Athérosclérose
Arthrite
Maladie aiguë ou chronique d'une articulation résultant d'une inflammation.
Arthrose
Maladie chronique des articulations, due au vieillissement et ne comportant pas ou peu d'inflammation. Contrairement à l'arthrite qui évolue par poussées, elle constitue un handicap progressif, de plus en plus gênant. L'arthrose est une maladie dégénérative, une conséquence du vieillissement. Elle va de pair avec l'ostéoporose.
Assortative mating
Les êtres vivants ne s'associent pas par hasard. Il semble que, dans bien des cas, les accouplements se produisent entre sujets présentant des caractères similaires résultant d'une certaine parenté génétique. C'est l'assortative mating des Anglo-Saxons. De façon générale, les organismes tendent à s'accoupler avec des congénères qui ne sont pas de proches parents (afin d'éviter l'homogamie) mais ils évitent aussi les sujets les plus génétiquement éloignés.
Asthénie
Manque de force sans cause apparente, contrairement à la fatigue qui suit un effort physique. L'asthénie peut être physique ou psychique et accompagner une dépression.
Asymétrie cérébrale
En apparence identiques, les deux hémisphères de notre cerveau ne remplissent cependant pas des fonctions similaires. Le langage dépend ainsi, en général, de zones précises situées sur l'hémisphère gauche. Nombre de nos facultés mentales ont des origines asymétriques au niveau cérébral.
Ataxie
Trouble de la coordination volontaire des mouvements.

Athérosclérose
Lésion affectant les artères et caractérisée par la formation d'une plaque dite d'athérome contenant des dépôts de lipides. Il en résulte une diminution du calibre des vaisseaux et éventuellement leur obstruction. Ne pas confondre avec l'artériosclérose qui signifie plus généralement durcissement et épaississement de la paroi des artères.

Atopie
Etat caractérisé par la prédisposition héréditaire aux maladies allergiques induites par certains anticorps (de la catégorie des immunoglobulines E). Exemple : le rhume des foins provoqué par l'inhalation de pollens chez les sujets atopiques.
ATP adénosine 5'-triphosphate
Molécule qui stocke l'énergie dans la cellule. Quand elle produit de l'énergie pour les diverses réactions cellulaires, elle se dégrade sous forme d'ADP (adénosine 5'-diphosphate) ou d'AMP (adénosine 5'-monophosphate), lesquelles régénèrent de l'ATP par addition de groupes phosphate. L'ATP est une molécule contenant de l'adénine, du ribose et trois groupements phosphate.

Australopithèque
Groupe de primates à l'origine de la lignée humaine. Tous les australopithèques vivaient en Afrique, principalement en Afrique australe et Afrique de l'Est (mais on en a découvert aussi au Tchad).
Les plus anciens que l'on connaisse sont apparus voici cinq ou six millions d'années. Ils n'étaient pas à proprement parler des hommes mais ils marchaient debout. Certains pensent qu'ils ont pu fabriquer des outils, mais on les considère désormais comme mentalement plus proches des chimpanzés que des hommes. Il y a deux ou trois millions d'années, les australopithèques ont donné naissance, d'une part, à d'autres australopithèques de forme robuste mais avec une plus grosse capacité crânienne que leurs prédécesseurs, d'autre part aux premiers hommes (Homo habilis). Des espèces d'australopithèques ont ainsi existé en même temps que les premiers représentants du genre Homo (Homo habilis et même Homo erectus)

Auto-immunité
Etat d'un individu intolérant à ses propres antigènes. Il existe plusieurs maladies auto-immunitaires.

Axone
Prolongement de la cellule nerveuse (= neurone). C'est l'axone qui conduit l'influx nerveux. Il se termine par une synapse.