[G - Gv].

G (facteur)
On mesure habituellement l'intelligence par le quotient intellectuel ou QI. Les tests de QI comprennent différents aspects relatifs aux diverses facettes de l'intelligence qui peuvent être par exemple verbales ou non verbales. Le facteur G en est le noyau central, très lié à la faculté d'abstraction. Il constitue, de façon schématique, l'essentiel de l'intelligence et dépend fortement du déterminisme génétique (cf. aussi héritabilité), ainsi que l'ont notamment révélé les études sur les jumeaux.
Gaba
Acide g-aminobutirique, un acide aminé synthétisé à partir du glutamate. Il s'agit du principal neurotransmetteur inhibiteur dans le système nerveux central.
Gaia
Hypothèse selon laquelle la Terre fonctionne comme un être vivant, d'une façon globale et réagissant à chaque agression par l'équivalent d'une souffrance. Cette façon de voir nourrit certains courants de pensée écologiques.
Gamète
Cellule servant à la reproduction sexuée. Il s'agit soit d'un spermatozoïde (gamète mâle) soit d'un ovule (gamète femelle). Les gamètes sont haploïdes, c'est-à-dire qu'ils ne possèdent qu'un seul lot de chromosomes, alors que les autres cellules sont diploïdes (un double stock de chromosomes). Dans le cas de l'espèce humaine, ils contiennent donc 23 chromosomes et non 46. Lors de la fécondation, un gamète mâle s'associe à un gamète femelle pour reconstituer un double jeu de chromosomes.
Ganglion lymphatique
Renflement situé sur les vaisseaux lymphatiques, où circulent la lymphe et les cellules du système immunitaire (lymphocytes) chargés de la défense de l'organisme. Chaque territoire de notre corps se trouve surveillé par un de ces ganglions. En cas d'infection ou de réaction immunologique, les ganglions localement concernés augmentent de volume. C'est ce que l'on appelle une adénopathie. Les ganglions qu'on localise le plus aisément au toucher (notamment lorsqu'ils gonflent) se situent au niveau du cou, des aisselles et de l'aine.
Ganglion nerveux
Regroupement de neurones dans le système nerveux périphérique. Chez les invertébrés, il n'existe pas de cerveau proprement dit mais des ganglions, dont les plus importants, situés dans la tête, sont considérés comme le cerveau de la bête.
Gastrula
Stade du développement de l'embryon au cours duquel se forment les trois feuillets caractéristiques composant l'organisme : l'ecdoderme, l'endoderme et le mésoderme. Le stade gastrula suit le stade blastula. Le passage de la blastula à la gastrula s'appelle la gastrulation.
Gaucher
Utilisation préférentielle de la main gauche. Elle correspond à une particularité cérébrale. En général l'hémisphère gauche, lequel dirige le fonctionnement de la main droite puisque les voies nerveuses se croisent, "domine" l'hémisphère droit (cf. asymétrie cérébrale), mais il n'en va pas de même chez les gauchers. La plupart des gauchers sont en réalité ambidextres, moins latéralisés que les droitiers. On estime aujourd'hui qu'il ne faut plus contrarier les gauchers ainsi qu'on l'a longtemps fait.
Gène
Unité de l'hérédité. C'est le matériel génétique (constitué d'ADN) qui porte une information précise, qui code pour une protéine particulière. Un gène correspond donc à une protéine et les deux ont souvent le même nom. On parlera donc, par exemple, du gène ras (un oncogène) et de la protéine ras (en général on écrit le nom du gène en italiques afin de faire la différence).
En pratique, cette notion simple est bien plus difficile à préciser car, en dehors des gènes codant pour une protéine (via la synthèse d'un ARN messager, cf. synthèse des protéines), existent aussi des gènes de régulation responsables de la mise en marche d'autres séquences génétiques. En pratique, la définition du gène comprend l'unité fonctionnelle (l'ADN codant pour une protéine) ainsi que les séquences régulatrices, et les introns, séquences d'ADN éliminées lors du processus d'épissage alternatif ou splicing.
L'étude des gènes constitue la génétique.
Gène égoïste
Notion proposée par le biologiste britannique Richard Dawkins en accord avec les données actuelles de la sociobiologie et de la théorie moderne de l'évolution (cf. darwinisme, sélection naturelle). Elle postule que tout se passe comme si les gènes se comportaient afin d'optimiser leurs chances de se multiplier au mieux, sans tenir compte de l'intérêt de l'espèce qui les véhicule ni même de l'individu qui les porte. Ce dernier est simplement un transporteur de gènes, utilisé pour les besoins de la cause. Le grand intérêt de cette façon de voir est qu'elle s'accorde parfaitement avec les données disponibles et qu'elle explique l'évolution du monde vivant sans faire intervenir aucune finalité, ni aucune intentionnalité, fruit de la volonté d'un créateur. Dans le prolongement de sa théorie, Dawkins propose la notion de mème, unité culturelle qui, comme les gènes, s'efforce de se répandre au mieux et se réplique en passant non des parents aux enfants, mais d'un individu à l'autre par le moyen des communications sociales.
Génération spontanée
Théorie selon laquelle la vie naît continuellement à partir de la matière. Pasteur a combattu cette hypothèse en montrant que, contrairement aux idées anciennes, les germes infectieux n'apparaissaient jamais ainsi. Les microbes proviennent toujours d'autres microbes et non d'une matière non vivante. Mais, si la théorie de la génération spontanée n'a plus cours sous cette forme, on n'exclut pas un tel processus lors de la formation des premières formes de vie. On pense en effet qu'elles proviennent de réactions chimiques au sein d'une "soupe primitive" dépourvue d'êtres vivants proprement dits (cf. origine de la vie).
Génie génétique
L'industrie du gène, que l'on qualifie souvent de manipulations génétiques. L'avènement du génie génétique montre que, comme la chimie et la physique avant elle, la biologie est devenue une discipline ayant des applications industrielles.
Génome
Patrimoine génétique d'un organisme, ensemble de ses gènes.
Cf. aussi génotype
Génotype
Constitution génétique d'un individu. S'oppose à la notion de phénotype qui correspond à l'expression du génotype en fonction des conditions d'environnement. Un gène peut être présent (il fait partie du génotype) mais ne pas se manifester au niveau du phénotype.
Germen
Lignée des éléments reproducteurs d'un être vivant, notion que l'on oppose à celle de soma. Seules les cellules germinales (le germen) passent d'une génération à l'autre. Une mutation somatique ne se transmet pas. C'est la raison pour laquelle il ne peut y avoir d'hérédité des caractères acquis.
Gestalt
Notion psychologique qui signifie forme. Elle repose sur l'idée selon laquelle la perception visuelle organise les éléments de l'environnement à partir de formes. Nous individualisons des formes distinctes dans un paysage: un arbre, des maisons, des gens, etc., et non pas un ensemble d'éléments au sein desquels les choses ne s'individualiseraient pas. Percevoir revient donc à projeter sur la réalité des formes ou des configurations préalablement connues, c'est-à-dire ayant une représentation dans notre cerveau.
Glande
Organe capable de produire puis sécréter des substances. On distingue les glandes endocrines des glandes exocrines.
Cf. aussi gonade
Glande endocrine
Glande qui secrète ses sucs (les hormones) non pas à l'extérieur du corps ou dans le tube digestif (ainsi que les font les glandes exocrines), mais dans le sang. Les glandes endocrines sont l'hypophyse qui se situe dans le cerveau, la thyroïde et les parathyroïdes, la médullo- et la cortico-surrénale (au niveau des reins), les gonades (glandes sexuelles), le pancréas lié à l'intestin.
Glande exocrine
Glande qui produit des sécrétions vers l'extérieur du corps ou dans l'intestin. Les glandes salivaires sont, par exemple, des glandes exocrines.
Glande pinéale
(ou épiphyse)
Petite glande endocrine située dans le cerveau. L'épiphyse se calcifie dans l'enfance sans que cela modifie son fonctionnement. Elle joue un rôle dans les processus cycliques, notamment la reproduction et les rythmes circadiens (cf. chronobiologie). La glande pinéale secrète la mélatonine. Dans certaines espèces animales, elle est très développée et constitue une sorte de troisième œil du fait de sa sensibilité à la lumière.
Gliale (cellule)
Le système nerveux comprend deux catégories de cellules : les neurones qui transmettent l'influx nerveux et les cellules gliales auxquelles on attribue de façon classique une fonction de soutien et de nutrition des cellules nerveuses. En réalité, les cellules gliales jouent un rôle essentiel, notamment en sécrétant des substances telles que des cytokines. Les tumeurs des cellules gliales s'appellent des gliomes.
Globule blanc
Cf. Leucocyte
Globule rouge
Cf. hématie
Glucagon
Hormone secrétée par le pancréas qui augmente la concentration sanguine de glucose (la glycémie, voir aussi glucide). C'est un peptide constitué de 29 acides aminés.
Glutamate
Acide aminé qui constitue le principal neurotransmetteur excitateur dans le système nerveux central. Il joue un rôle important dans de nombreux processus physiologiques et notamment dans la potentialisation à long terme (LTP) impliquée dans la mémoire. Mais il serait aussi en cause dans des processus pathologiques divers en favorisant la mort des neurones : ischémie cérébrale (accident vasculaire cérébral), traumatismes de la moelle épinière ou du cerveau, etc.
Glycémie
Taux de glucose dans le sang.
Golgi (Appareil de)
Organite cellulaire constitué d'un système de membranes repliées concentriquement et que l'on trouve dans le cytoplasme des cellules eucaryotes. L'appareil de Golgi joue un rôle essentiel dans la production et la sécrétion des substances par la cellule.
Glycosurie
Présence de glucose dans les urines, caractéristique du diabète sucré.
Gonade
Glande sexuelle (vient du grec gone, graine). Les ovaires constituent les gonades femelles, les testicules, les gonades mâles.
Goût
Un des cinq sens, celui qui renseigne sur les saveurs et la composition des aliments. Les bourgeons du goût situés sur la langue nous renseignent sur les quatre saveurs fondamentales : le sucré, le salé, l'amer, l'acide. Leur mélange produit toutes les saveurs.
Groupe sanguin
Caractéristique du sang des individus qui permet d'assurer leur classification ainsi que la compatibilité des transfusions. Plus précisément, les groupes sanguins correspondent aux divers antigènes présents sur les cellules du sang et susceptibles d'être reconnus par les cellules du système immunitaire des autres individus (qui vont sécréter des anticorps contre ces antigènes), ce qui provoque l'agglutination des cellules.
Les groupes sanguins sont génétiquement déterminés. Chaque antigène d'un groupe sanguin est codé par un gène particulier. Il existe plusieurs groupes sanguins. Le plus connu est le système ABO. Chaque individu possédant deux gènes allèles (sur chacun des deux chromosomes correspondants) on peut être A (si l'on possède deux gènes A, ou un A et un O, car ce dernier ne suscite pas de réaction), B (si l'on possède deux gènes B, ou un B et un O), AB (si l'on possède un A et un B) ou O (si l'on ne possède ni A ni B). Les sujets O sont dits donneurs universels car ils ne suscitent aucune réaction (lors d'une transfusion, leur sang ne s'agglutine pas). Il existe aussi d'autres systèmes de groupes sanguins : Rhésus, MNS, Duffy, Kidd, etc. Tous ces systèmes sont dits érythrocytaires car ils sont portés par les globules rouges (érythrocytes, ou hématies). Mais il existe aussi un système leucocytaire (porté par les leucocytes ou globules blancs). C'est le système HLA, impliqué dans le rejet des greffes d'organes (cf. histocompatibilité).
GVH ou réaction
du greffon contre l'hôte
En cas de greffe d'organe ou de peau, le greffon est rejeté par l'organisme receveur du fait de l'incompatibilité des systèmes immunitaires, sauf si donneur et receveurs possèdent les mêmes antigènes d'histocompatibilité. Si on greffe des cellules ayant une activité immunologique, ce qui se passe quand on greffe de la moelle osseuse, alors c'est le greffon qui réagit contre son hôte. C'est la GVH (pour graft versus host, équivalent anglais de greffon contre l'hôte).