Ictus
amnésique
Perte de mémoire brève et transitoire survenant subitement.
Il s'agit donc d'une amnésie. Sa cause et son origine restent
inconnues. |
Idiot
savant
Quelques individus ont la capacité de se souvenir sans difficulté
aucune de très longues listes de chiffres ou de mots. Ils possèdent
une mémoire apparemment illimitée. Ils peuvent aussi
parfois réaliser mentalement des opérations complexes.
La plupart d'entre eux ont en réalité un faible niveau
intellectuel. Ils "souffrent" du handicap de ne pouvoir
sélectionner les informations pertinentes dans leur environnement. |
Illusion
Perception inexacte, erronée d'un objet réel. L'illusion
diffère donc de l'hallucination, qui est, elle, indépendante
de la présence d'un objet à percevoir. On connaît
de nombreux exemples d'illusions d'optique. |
Imagerie
médicale
Ensemble de techniques permettant d'observer les organes d'un être
vivant. La radiologie aux rayons x est la technique la plus traditionnelle.
Plus récemment a été introduit le scanner ou
tomodensitométrie, qui utilise également les rayons
x mais donne des images plus précises d'autant plus qu'on l'associe
à un ordinateur. L'échographie utilise les ultrasons
et s'avère tout particulièrement précieuse pour
l'étude du développement ftal. L'imagerie par
résonance magnétique (irm ou rmn) offre des images avec
un grand contraste. La médecine nucléaire a recours
à des marqueurs radioactifs. C'est le cas de la scintigraphie
qui recueille les radiations émises par des isotopes choisis
en fonction de l'organe à examiner (on prendra par exemple
l'iode pour étudier la thyroïde car on sait qu'il s'y
fixe préférentiellement). A côté de ces
techniques produisant des images des structures que l'on veut examiner,
se sont développées des méthodes dites fonctionnelles,
qui permettent d'étudier le fonctionnement de l'organe. C'est
le cas en particulier de l'IRM fonctionnelle (utilisant l'irm) et
de la tomographie par émission de positons ou pet scan. Ces
dernières méthodes sont particulièrement précieuses
pour l'étude du cerveau et de son fonctionnement normal ou
pathologique. |
Image
mentale
Aptitude à visualiser mentalement une image à laquelle
on pense en l'absence de l'objet. On peut, par exemple, songer à
un éléphant et le voir "dans sa tête",
dire s'il est de face ou de côté, si sa trompe est à
droite ou à gauche de l'image, etc. Ces images mentales sont
une réalité, bien que tous les individus ne les perçoivent
pas visuellement avec les mêmes précisions. Il ne faut
toutefois pas confondre cette notion avec l'imagerie cérébrale,
branche de l'imagerie médicale qui consiste à réaliser
une photographie du cerveau en train d'accomplir une tâche cognitive
spécifique. |
Immortalisation
Acquisition par des cellules eucaryotes (pourvues d'un noyau) de la
capacité de se multiplier indéfiniment in vitro. C'est
l'une des caractéristiques des cellules cancéreuses(les
cellules normales ne se divisent en culture qu'un nombre limité
de fois, c'est ce que l'on appelle la limite de hayflick). |
Immunitaire
(système)
Système de défense de l'organisme qui permet la distinction
entre le soi et le non soi, c'est-à-dire ce qui appartient
à l'individu et ce qui lui est étranger. C'est ainsi
que se trouvent rejetés à la fois les microbes et les
cellules greffées, tandis que seront normalement acceptées
et non détruites toutes les cellules du corps. Le système
immunitaire est d'une grande complexité. Il comporte plusieurs
lignes de défense. La plus élémentaire correspond
à l'immunité non spécifique, protection rapprochée
et rapide, ne supposant, en particulier, aucune éducation préalable
des lymphocytes dans le thymus. Les cellules telles que les macrophages,
capables de phagocyter des éléments étrangers
jouent un rôle essentiel dans cette activité (Cf. aussi
Phagocytose).
Une autre ligne de défense, plus complexe et plus récemment
apparue au cours de l'évolution des espèces, est constituée
par l'immunité spécifique qui vise à la reconnaissance
d'éléments précis, d'une façon anticipatrice.
C'est-à-dire que préexiste dans l'organisme la capacité
de les reconnaître avant même de les avoir jamais rencontrés.
Cette immunité spécifique est elle-même de deux
types : l'immunité humorale due à la fabrication d'anticorps,
molécules capables de reconnaître les éléments
étrangers (ou antigènes) et l'immunité cellulaire
qui fait intervenir des lymphocytes possédant des récepteurs
spécifiques des divers antigènes et capables notamment
de détruire les cellules qui les portent. Notons qu'il existe
également une mémoire immunitaire, c'est-à-dire
que les lymphocytes se souviennent des antigènes précédemment
rencontrés, ce qui leur permet de réagir plus rapidement
à l'occasion d'un second contact.
Cf. aussi Histocompatibilité. |
Immunoglobuline
Molécule d'anticorps. Chez les vertébrés, on
distingue cinq classes d'immunoglobulines: les iga, igd, ige, igg
et igm. De façon générale, les immunoglobulines
sont constituées de deux chaînes dites légères
et de deux chaînes lourdes; on distingue dans leur structure
une partie variable qui se lie à un antigène spécifique
et une partie constante. |
Immunologie
Etude du système immunitaire. |
Infarctus
du myocarde
L'infarctus est une lésion d'un organe survenant après
une interruption de la circulation sanguine. C'est donc une conséquence
de l'ischémie. L'infarctus peut survenir à différents
niveaux, notamment dans le cerveau (c'est l'accident vasculaire cérébral).
L'infarctus du myocarde affecte le muscle du cur. Il résulte
de l'obstruction des artères qui le nourrissent (les artères
coronaires). |
Inflammation
Mécanisme de défense non spécifique contre les
organismes pathogènes caractérisé par quatre
critères : rougeur, gonflement, souffrance et fièvre.
La réaction inflammatoire s'accompagne de la production de
nombreuses substances chimiques (des cytokines) émises par
les cellules du système immunitaire (celles qui appartiennent
à la catégorie des globules blancs ou leucocytes). Les
médicaments qui combattent cette réaction sont des anti-inflammatoires. |
Influx
nerveux
Un courant électrique circule dans les nerfs, c'est-à-dire
dans les axones (ou prolongements) des cellules nerveuses ou neurones.
Cet influx nerveux "saute" d'une cellule à l'autre
au niveau des jonctions entre cellules ou synapses. |
Inné
et acquis
Problème biologique et social consistant à évaluer
l'importance relative des facteurs génétiques et d'environnement.
Au sens strict, la notion d'inné est plus restreinte que celle
de génétique : elle implique un caractère présent
d'emblée et de façon stéréotypée
comme certains comportements observés chez des organismes simples
(ce qui correspond traditionnellement à la notion d'instinct).
On considère aujourd'hui que la plupart des comportements complexes
ont, même chez l'homme, une dimension instinctive tandis que
la majorité des comportements considérés comme
simples observés chez des organismes moins évolués
peuvent en fait intégrer des éléments appris.
Pour évaluer l'importance des facteurs génétiques
dans les différences individuelles (ce que l'on appelle l'héritabilité),
on peut avoir recours à la méthode des jumeaux. Elle
a notamment permis de mettre en évidence le rôle des
facteurs génétiques dans le développement de
l'intelligence humaine. |
Insémination
artificielle
Introduction dans l'organisme femelle de spermatozoïdes prélevés
chez un individu mâle sans accouplement. L'insémination
artificielle est notamment utilisée chez les femmes dont les
maris sont stériles. Presque systématique pour les reproductions
des bovins et des équidés, elle s'applique également
chez certaines espèces animales qui ne s'accouplent pas volontiers
quand elles sont en captivité, comme par exemple, le grand
panda. |
Instinct
Comportement stéréotypé qu'un animal produit
de façon systématique en réponse à un
stimulus. On l'oppose aux comportements complexes résultant
d'un apprentissage. Les comportements instinctifs sont considérés
de façon typique comme innés (Cf. Inné et Acquis)
et l'on pense souvent que les animaux, notamment les plus éloignés
de l'espèce humaine (comme les insectes), sont des créatures
essentiellement instinctives alors que l'homme disposerait de nombreux
comportements acquis. En fait, la réalité est beaucoup
plus nuancée. D'une part, les animaux ont aussi des comportements
complexes (Cf. Intelligence animale), souvent moins stéréotypés
qu'on ne le croit et qui les distinguent d'un individu à l'autre.
D'autre part, l'homme possède un répertoire de comportements
que l'on peut considérer comme instinctifs (le sourire, la
peur des serpents, etc.). |
Insuline
Hormone synthétisée par une catégorie particulière
de cellules du pancréas (situées dans les îlots
de langerhans). L'insuline favorise la conversion du glucose (voir
glucide) en une substance de réserve, le glycogène.
Certaines formes de diabète sont liées à un manque
d'insuline. L'insuline constitue ainsi un des traitements du diabète. |
Intelligence
Faculté de produire des raisonnements abstraits. Ainsi définie,
l'intelligence se confond à peu près avec ce que mesurent
les tests de quotient intellectuel ou QI, et tout particulièrement
son noyau central que l'on appelle le facteur g. Mais l'on peut aussi
poser d'autres définitions, certains scientifiques estimant
qu'il existe plusieurs formes d'intelligence et non pas une seule.
Quelques-uns évoquent même la notion d'une intelligence
émotionnelle ou d'une intelligence pratique. L'intelligence
constitue en tout cas un élément essentiel de la vie
dans les sociétés modernes. On peut même dire
qu'elle est la valeur dominante, la réussite sociale étant
liée au niveau d'intelligence, lui même corrélé
à la réussite scolaire. C'est la raison pour laquelle
cette notion fait souvent l'objet de nombreux débats. Ces derniers
tournent notamment autour du fait qu'il existe des différences
individuelles très marquées, différences qui
se répartissent selon une courbe en cloche (ou courbe de Gauss)
avec une majorité d'individus situés autour d'une valeur
moyenne (correspondant à un qi de 100) et des minorités
situées aux extrêmes (faibles et fortes valeurs d'intelligence).
Ces différences sont-elles dues à des facteurs génétiques
ou d'environnement ? La méthode des jumeaux (ainsi que l'étude
des enfants adoptifs) a permis de mettre en évidence le rôle
important du déterminisme génétique, sans pour
autant exclure toute intervention de l'environnement. La génétique
moléculaire s'efforce actuellement d'identifier des séquences
génétiques précises en rapport avec les facultés
mentales.
Cf. aussi Héritabilité, Inné et Acquis. |
Intelligence
animale
Il existe une réelle intelligence animale assez comparable
à celle observée chez l'homme, même s'il n'est
pas toujours facile de l'appréhender, en particulier dans les
conditions de vie naturelle. On peut même dire qu'au cours des
dernières années, de nombreuses observations ont permis
d'exclure l'existence de facultés mentales qui seraient essentiellement
propres à l'homme (langage, conscience, logique, théorie
de l'esprit, etc.) |
Intelligence
artificielle
Partie de l'informatique visant à construire des programmes
"intelligents", susceptibles d'analyser leur environnement.
Certains chercheurs considèrent que le développement
de ce domaine de recherche peut aider à mieux comprendre les
facultés mentales tandis que d'autres estiment plutôt
que les connaissances des mécanismes biologiques qui sous-tendent
la pensée devraient surtout contribuer à la création
de programmes plus "intelligents", par exemple en intégrant
des concepts biologiques tels que celui de sélection. |
Interferon
Protéine produite par des cellules animales, notamment en réponse
à une infection virale. Les interférons augmentent la
résistance des cellules voisines contre les virus. On utilise
certains d'entre eux comme médicaments (contre divers cancers,
contre la sclérose en plaques, etc.). Comme les interleukines,
les interférons sont des cytokines. |
Interleukine
Protéine permettant la communication entre les globules blancs
(ou leucocytes). Les interleukines sont donc une catégorie
particulière de cytokines. Il en existe plusieurs (interleukines
1, 2, 3, 4, 5, 6, etc.). Certaines d'entre elles sont utilisées
comme médicaments, notamment, par exemple, contre le cancer,
afin de doper les défenses immunitaires. |
Intron
Partie de l'ADN qu'on ne retrouve pas dans l'ARN messager et qui n'est
donc pas traduite en protéine. En pratique, au cours de la
synthèse des protéines, l'ADN est copié sous
forme d'un ARN qui, dans le noyau, fait l'objet d'une série
d'excisions (c'est ce que l'on appelle l'épissage alternatif
propre aux eucaryotes, organismes à noyau) éliminant
les introns et ne gardant que les exons. L'ARN messager passera ensuite
dans le cytoplasme pour y être traduit en protéine. |
In
vitro
A l'extérieur de l'organisme vivant. Une expérience
consistant à tester l'effet d'un médicament sur des
cellules en culture est dite in vitro. Elle diffère donc d'une
manipulation in vivo. |
In
vivo
Dans un organisme vivant. Un médicament est testé in
vivo quand on l'administre à un animal. S'oppose à in
vitro. |
Ion
Atome ou molécule possédant une charge électrique
liée à une différence entre le nombre d'électrons
et de protons. |
Ischémie
Diminution de la circulation sanguine dans une artère. Elle
peut résulter d'une contraction (à la suite d'un spasme
artériel) ou d'une obstruction liée à la formation
d'un caillot ou thrombus (c'est la thrombose). |
Isomère
Les isomères sont des molécules de même formule
chimique mais dont les atomes sont associés différemment.
Les isomères optiques sont des molécules dont l'une
est l'image en miroir de l'autre. |
Isotope
Les isotopes d'un même élément chimique ont le
même nombre de protons dans leur noyau mais pas le même
nombre de neutrons. |