Lamarckisme
Théorie de l'évolution que l'on oppose au darwinisme.
Le darwinisme explique l'évolution des espèces par le
rôle de la sélection naturelle de mutations génétiques,
préexistant aux modifications de l'environnement. Ce que l'on
qualifie habituellement de lamarckisme, fait plutôt appel à
l'hypothèse de modifications directes de l'organisme par l'environnement,
qui pourraient de surcroît passer à la descendance. C'est
l'idée d'une hérédité des caractères
acquis. Les développements de la biologie ont confirmé
la validité du modèle darwinien et invalidé le
modèle lamarckien (Cf. aussi Sélection et Instruction).
Notons que cette interprétation du lamarckisme ne correspond
pas exactement à l'idée originelle du biologiste français
Lamarck qui ne considérait pas vraiment l'organisme comme le
jouet de l'environnement, mais croyait plutôt en l'existence
d'une force interne conduisant les êtres vivants à évoluer.
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Langage
Faculté de communiquer par la parole. Le langage dépend,
chez l'homme, de zones particulières du cerveau, notamment
l'aire de broca impliquée dans l'émission de la parole
ou l'aire de wernicke, plus en relation avec la conception des mots
et d'autres zones encore. La perte du langage s'appelle l'aphasie.
Notons que les animaux posèdent eux-aussi un langage chimique,
sonore ou gestuel. |
Lanugo
Fin duvet qui couvre le ftus. |
Larynx
Organe de la phonation situé dans la partie supérieure
de la trachée. |
Latéralité
La notion de latéralité traduit le fait que les deux
parties du corps ne sont pas exactement équivalentes. C'est
ainsi que l'on peut être droitier ou gaucher. Cette latéralité
résulte elle-même de l'asymétrie cérébrale,
c'est-à-dire des différences fonctionnelles entre les
hémisphères du cerveau. |
Leptine
Hormone capable d'induire une diminution de la prise alimentaire en
inhibant la production de neuromédiateurs responsables de la
faim, au niveau de l'hypothalamus. Son étude est donc essentielle
pour la connaissance des mécanismes de l'obésité
et peut-être pour son traitement. |
Leucémie
La leucémie est la multiplication anormale des globules blancs
(leucocytes) du sang. Il en existe plusieurs formes selon la nature
des cellules atteintes ; s'il s'agit de lymphocytes, on parle de leucémie
lymphoïde, s'il s'agit de polynucléaires, on parle de
leucémie myéloïde chronique. |
Leucocyte
Synonyme de globule blanc. Le sang contient normalement entre 4000
et 10 000 leucocytes par millimètre cube : 50% à 75%
de polynucléaires neutrophiles, 1% à 2% de polynucléaires
éosinophiles, 20% à 40% de lymphocytes, 2% à
10% de monocytes. La numération de ces cellules du sang est
importante pour établir un bilan de santé. L'augmentation
du nombre de leucocytes s'appelle leucocytose, la diminution est une
leucopénie.
Cf. aussi Leucémie. |
Limbique
(système)
Partie du cerveau anciennement apparue au cours de l'évolution
des espèces et qui joue un rôle essentiel dans les émotions.
Le système limbique est fortement lié aux zones du cerveau
impliquées dans la mémoire, ce qui explique que les
souvenirs à fort contenu émotionnel soient particulièrement
bien ancrés) et le raisonnement. |
Linkage
Terme de génétique désignant le lien entre deux
gènes distincts mais proches sur un même chromosome.
Ces deux gènes auront plus de chances de se trouver transmis
ensemble à la génération suivante que deux autres
situés sur des chromosomes différents ou à une
plus grande distance sur le même chromosome puisque le mécanisme
de crossing over (recombinaison entre chromosomes de la même
paire) sera d'autant plus probable que l'écart est plus grand. |
Liquide
amniotique
Liquide dans lequel baigne le ftus dans le ventre maternel.
Comme certaines de ses cellules y sont éliminées, on
peut, en prélevant un peu de ce liquide, mettre en évidence
des aberrations chromosomiques chez le ftus, notamment la trisomie
21 ou mongolisme. C'est l'une des techniques de base du diagnostic
prénatal. |
Liquide
céphalo-rachidien
Liquide qui enveloppe le cerveau et la moelle épinière
et s'écoule dans les ventricules du cerveau. |
Lipide
Graisse |
Liposome
Particule lipidique (voir lipide) au sein de laquelle on peut introduire
une substance active afin de lui faire franchir certaines barrières
de l'organisme. On utilise ou souhaite utiliser des liposomes en cosmétique,
mais aussi pour élaborer de nouveaux médicaments. |
Localisation
cérébrale
On a longtemps débattu de la possibilité de localiser,
dans le cerveau, certaines fonctions bien précises. Alors que
les tenants de la phrénologie affirmaient qu'il existait une
géographie des fonctions mentales (parfois abusivement illustrée
par les fameuses bosses du crâne), d'autres croyaient à
l'équivalence des diverses parties du cerveau. On sait aujourd'hui
que les fonctions peuvent être localisées dans des aires
précises du cerveau, comme les aires de broca et de wernicke
pour le langage. Mais comme le montrent les études récentes
réalisées par le moyen de l'imagerie médicale
fonctionnelle, une tâche mentale précise active, en règle
générale, non pas une zone bien précise mais
plusieurs, c'est-à-dire un réseau dans le cerveau. |
Locus
Emplacement précis d'un gène sur un chromosome. |
Longévité
Chaque espèce animale semble disposer d'une longévité
particulière. En réalité, il faut distinguer
la durée de vie moyenne, qui tend vers les 80 ans chez l'être
humain (davantage pour le sexe féminin, moins pour le sexe
masculin), de la durée de vie maximale. Cette dernière
atteint 122 ans dans le cas de l'espèce humaine, le record
étant actuellement détenu par l'arlésienne Jeanne
Calment, récemment décédée. Il faut constater
que si l'on a, au cours des derniers siècles, observé
un allongement spectaculaire de la durée de vie moyenne, on
ignore si la durée de vie maximale s'est accrue elle-aussi.
Si c'est le cas, elle ne s'est pas allongée dans les mêmes
proportions. |
Ltp
Long term potentiation ou potentialisation à long terme. Il
s'agit du renforcement durable de l'efficacité de la transmission
synaptique (Cf. Synapse). On pense en général que ce
phénomène est impliqué dans les processus de
mémorisation (Cf. Mémoire), voire même qu'il en
constitue le support anatomique. Les connexions ainsi établies
de façon préférentielle se trouveraient remises
en marche en présence de la même stimulation. |
Lymphe
Liquide véhiculant les lymphocytes. Elle circule dans les vaisseaux
lymphatiques. La lymphe constitue donc un autre milieu intérieur,
en plus du sang. |
Lymphocyte
Une catégorie de globule blanc (leucocyte) chargée d'assurer
la défense de l'organisme contre les antigènes étrangers.
On distingue en particulier les lymphocytes B qui produisent les anticorps
et les lymphocytes T responsables de l'immunité cellulaire.
Chacune de ces catégories comprend elle-même différents
ensembles. Une catégorie de lymphocyte T est ainsi spécialisée
dans la destruction des cellules étrangères (lymphocyte
T tueur).
Cf. Immunitaire (système). |
Lymphokyne
Cytokine produite par des lymphocytes et participant donc aux interactions
immunologiques. |
Lyse
Destruction de la cellule. |
Lysosome
Organite contenu dans les cellules eucaryotes (pourvues d'un noyau)
et participant aux opérations de digestion cellulaire. |