[Ma - My].

Macromolécule
Molécule de grande taille comme celles qu'on trouve dans la matrice extra-cellulaire. Les macromolécules jouent un rôle important dans les systèmes biologiques.
Macrophage
Catégorie particulière de globule blanc (Cf. Leucocyte) capable de phagocyter, c'est-à-dire d'absorber pour les détruire, des particules ou des bactéries (Cf. Phagocytose). Ce sont les éboueurs de l'organisme; ils jouent un rôle essentiel dans les défenses immunitaires.
Maladie émergente
Maladie nouvellement apparue. Exemple : le Sida. Le plus souvent, il ne s'agit pas véritablement de maladie nouvelle mais de maladie jusqu'alors discrète, localisée et à laquelle des populations pouvaient être plus ou moins adaptées. Il faut citer, parmi les facteurs d'expansion de ce type de maladie, le développement des mouvements migratoires, facilités par les moyens modernes de transport.
Maniaco-dépression (ou psychose maniaco-dépressive)
Maladie psychiatrique caractérisée par l'alternance de phases dépressives et maniaques, la manie étant un état d'exaltation de l'humeur et une surexcitation psychomotrice.
Manipulation génétique
Manipulation de l'ADN. En pratique on utilise des enzymes particuliers (les enzymes de restriction) capables de scinder l'ADN en des sites précis, afin d'exciser une partie d'un génome pour y introduire un élément génétique étranger. De telles manipulations (on parle plus souvent de recombinaison génétique ou de génie génétique) sont utilisées dans des bactéries ou des cellules en culture afin de leur faire produire des substances précieuses, notamment des médicaments (comme l'insuline, l'hormone de croissance, etc.). Des manipulations du même type servent aussi dans le cadre de la thérapie génique, correction par des gènes médicaments, d'un état pathologique.
Marqueur
Concept biologique important pour caractériser quelque chose d'une façon indirecte. On parle, par exemple, de marqueur d'une maladie pour évoquer une particularité permettant non de définir la pathologie mais d'en vérifier la présence, ou de marqueur génétique pour évoquer une séquence génétique qui ne correspond pas nécessairement au gène recherché mais en est proche.
Matrice extra-cellulaire
Substance qui enveloppe la cellule à l'extérieur. Elle est de composition complexe et comprend de nombreux constituants comme le collagène. Cette matrice protège la cellule et l'intègre dans le tissu en la reliant aux autres cellules.
Méiose
Division du noyau diploïde (contenant un double stock de chromosomes) d'une cellule pour donner quatre cellules filles haploïdes, c'est-à-dire ne possédant qu'un seul jeu de chromosomes. En pratique, le processus comporte deux divisions cellulaires (ou mitoses) mais avec un seul cycle de division chromosomique. La méiose produit les gamètes, cellules qui participent à la reproduction sexuée (ovules et spermatozoïdes) lesquelles donneront naissance lors de la fécondation à une nouvelle cellule diploïde, l'œuf.
Melatonine
Hormone produite par la glande pinéale ou épiphyse située dans le cerveau. Elle joue un rôle important dans les rythmes biologiques (Cf. Chronobiologie). On utilise aussi la mélatonine pour traiter les effets du décalage horaire. Certains lui prêtent d'autres vertus notamment pour la prévention de la sénescence.
Membrane cellulaire
Encore appelée membrane plasmique, c'est elle qui enveloppe la cellule. Elle constitue une frontière séparant la cellule de ses voisines, mais aussi un moyen de communication (Cf. communication cellulaire). C'est à son niveau que les médiateurs agissent sur les récepteurs membranaires afin de transmettre un signal à la cellule, ou que passent les ions biologiquement importants comme le calcium ou le sodium.
Mème
Unité culturelle selon le schéma évolutionniste proposé par Richard Dawkins, auteur de la théorie du gène égoïste. De même que les gènes, unités d'hérédité, se comportent comme s'ils faisaient tout leur possible pour se répandre au mieux au fil des générations, les mèmes, unités de culture représentant les idées élémentaires, passent d'un cerveau humain à l'autre, et leur succès ne dépend pas de leur degré de véracité mais simplement de leur pouvoir de contamination, de leur attraction sur les esprits humains. Dans cette perspective le schéma darwinien, basé sur la notion de sélection naturelle (Cf. aussi Darwinisme) s'applique à la fois à l'évolution biologique et à l'évolution culturelle.
Mémoire
Faculté de se souvenir. Dans la pratique, on distingue de nombreuses formes de mémoire. Par exemple, la mémoire à court terme (un stockage temporaire de l'information) et la mémoire à long terme (un stockage quasi permanent, supposant un rappel fréquent). Ou encore la mémoire déclarative (celle des faits et des événements) et la mémoire procédurale (celle des habiletés motrices, dont on n'a pas véritablement conscience). On parle aussi de mémoire de travail pour définir le rappel temporaire d'un souvenir, le temps de l'utiliser, comme on le fait, par exemple, quand on se remémore un numéro de téléphone. Ces diverses formes de mémoire ne mettent pas en activité les mêmes zones du cerveau. Ainsi, la mémoire déclarative dépend beaucoup de l'hippocampe (une lésion de cette partie du cerveau se traduit par une amnésie, une perte de mémoire), alors que la mémoire de travail dépend du cortex préfrontal.
Mendel (lois de)
Loi de transmission des caractères héréditaires formulée par Gregor Mendel. Les expériences de Mendel consistent pour l'essentiel à croiser des végétaux aux caractéristiques différentes et à observer la répartition des caractères d'une génération à l'autre. Si on utilise, par exemple, des graines ridées ou rondes, on observera en première génération uniquement des graines rondes et en deuxième génération (en croisant les hybrides obtenus) trois quarts de rondes et un quart de ridées.
On voit ainsi que ce n'est pas le caractère qui se transmet mais une substance capable de le déterminer (le gène) puisqu'en première génération, le caractère ridé a disparu mais qu'il peut réapparaître lors de la seconde génération. On voit également qu'un déterminant peut s'imposer par rapport à l'autre : on ne trouve à la première génération que des graines rondes. Le gène qui détermine ce caractère est dominant, l'autre est récessif.
Voir aussi hérédité, génétique.
Méninge
Enveloppe du système nerveux central. On distingue trois méninges : la dure-mère, fibreuse et épaisse qui est la plus extérieure, la pie-mère, fine qui adhère à la surface du tissu nerveux, et l'arachnoïde qui se situe entre les deux.
Ménopause
Interruption du cycle menstruel chez la femme, caractérisée par l'arrêt des règles (menstruation). Elle survient entre 45 et 55 ans (avec un pic autour de 52 ans). Une fois ménopausée, la femme ne peut plus avoir d'enfants.
Menstruation
Règles dans le sexe féminin. Chez la femme, elle dure trois à cinq jours, le cycle menstruel complet durant lui environ 28 jours. La menstruation apparaît chez les femmes entre 12 et 14 ans.
Mésoderme
Feuillet embryonnaire moyen. Le mésoderme donnera naissance aux os, aux cartilages, aux muscles, ainsi qu'au revêtement externe des organes internes, au derme, au cœur et au système circulatoire, aux reins et aux cellules du sang.
Voir aussi ectoderme, embryon, endoderme
Métabolisme
Ensemble des réactions qui se produisent dans l'organisme. On distingue celles qui participent aux processus de construction (l'anabolisme) et celles qui participent aux processus de dégradation (le catabolisme).
Métastase
Dissémination d'une lésion. On parle de métastase à propos du cancer dont elle constitue le risque essentiel. Tant que la tumeur reste localisée, elle n'est pas trop dangereuse. Dès lors qu'elle produit des métastases et conquiert tout l'organisme, elle devient très difficile à éradiquer.
Métazoaire
Organisme pluricellulaire.
Voir aussi protozoaire
Microbe
Organisme microscopique comme les virus, bactéries, divers champignons, protistes. Le préfixe micro signifie petit. La microbiologie est l'étude des microbes.
Microtubule
Elément du squelette de la cellule (le cytosquelette). Les microtubules sont des organites de forme allongée et cylindrique composés de tubuline.
Mitochondrie
Centrale énergétique de la cellule. Les mitochondries sont des organites composés pour l'essentiel d'une membrane très repliée où se produisent les processus de phosphorylation et la fabrication de l'atp (adénosine-5'-triphosphate), molécule énergétique par excellence.
Mitose
La mitose est la division du noyau lors du cycle cellulaire. Ce cycle comprend plusieurs phases dont une appelée M qui comprend la division du noyau (c'est la mitose) suivie de la division du cytoplasme ou cytodiérèse. La mitose elle-même comporte plusieurs phases que l'on peut visualiser au microscope. Au cours de la première, la prophase, les chromosomes deviennent visibles : chacun d'entre eux a déjà été dupliqué en deux chromatides au cours de la division précédente. Vers la fin de cette phase, les microtubules, qui constituent le squelette de la cellule, se réorganisent pour former le fuseau permettant la séparation des deux lots de chromosomes. L'enveloppe du noyau se rompt et commence alors la prométaphase. Les fuseaux se mettent en place. Les chromosomes se déplacent alors vers le milieu de la cellule où ils seront bien visibles : c'est la métaphase. La séparation des deux lots de chromatides que l'on peut dès lors appeler chromosomes constitue l'anaphase. Les deux lots de chromosomes se trouvent ainsi à chacun des deux pôles de la cellule. L'enveloppe nucléaire peut commencer à se reformer: c'est la télophase. Un sillon apparaît et divise la cellule en deux: c'est la cytodiérèse.
On distingue la mitose équationnelle, au cours de laquelle la cellule se divise pour donner naissance à deux cellules filles possédant également le même nombre de chromosomes (dans ce cas les chromatides ou chromosomes-fils se sont formés et séparés), et la mitose réductionnelle au cours de laquelle les chromosomes groupés par paires se sont simplement séparés, de sorte qu'on obtient deux cellules ne possédant que la moitié des chromosomes de la cellule-mère.
C'est ce qui se produit lors de la formation des cellules sexuelles ou gamètes
Cf. Méiose
Modèle
La biologie (et plus généralement la science) a très souvent recours à des modèles, des représentations de la réalité. On parle par exemple d'un modèle d'une maladie : telle souris transgénique ou knock out sera considérée comme un modèle de maladie d'Alzheimer ou du diabète. Cela ne signifie pas qu'il s'agisse exactement de la même maladie, mais de quelque chose de suffisamment analogue à la maladie humaine pour qu'on puisse l'utiliser afin d'étudier les processus pathologiques ou les thérapeutiques potentielles.
Modularité (du cerveau)
Concept très important dans le domaine des sciences cognitives (Cf. Cognition, Neuroscience) qui considère que les fonctions mentales résultent de spécialisations du cerveau. Cette idée repose sur l'existence de localisations cérébrales. On peut ainsi considérer que le langage constitue un module distinct des autres modules représentant les autres fonctions mentales. A l'extrême, cette façon de voir amène à considérer le cerveau et les facultés mentales comme des juxtapositions de modules.
Moelle épinière
Partie du système nerveux central qui prolonge le cerveau et se trouve dans la colonne vertébrale.
Moelle osseuse
Substance contenue à l'intérieur des os. Elle joue un rôle essentiel dans la formation des cellules du sang : globules rouges (ou hématies), globules blancs (ou leucocytes) et plaquettes sanguines.
Molécule
Particule formée de deux ou plusieurs atomes. Toute la matière est ainsi composée de molécules. Celles qui caractérisent les organismes vivants sont appelées molécules organiques.
Monère
Membre du règne des monères. Les monères sont des procaryotes (qui comprennent notamment les bactéries), organismes simples, unicellulaires et sans noyau. Les monères sont les êtres vivants les plus anciennement apparus.
Monozygote
Se dit de jumeaux issus du même œuf et présentant donc le même matériel génétique. S'oppose à dizygote.
Morphogenèse
Ensemble des processus qui, à partir de l'œuf fécondé, donnent naissance à l'individu. Il s'agit donc du développement embryologique lequel implique un processus de différenciation cellulaire.
Cf. aussi Embryon
Morphopsychologie
Domaine (controversé) de la psychologie cherchant à établir des relations entre la morphologie du visage et les caractéristiques psychologiques.
Mort
Arrêt des fonctions vitales. Dans le cas de l'espèce humaine, on déclare un sujet mort quand son électroencéphalogramme devient plat, ce qui signifie que son cerveau a cessé de fonctionner.
Mort cellulaire
La mort de la cellule peut survenir de différentes façons : par apoptose, c'est-à-dire un processus de mort cellulaire programmée (une sorte de suicide), ou par nécrose, destruction due à une agression extérieure.
Morula
Premier stade du développement de l'embryon. Il correspond aux premières divisions liées à sa segmentation.
Mucoviscidose
L'une des maladies héréditaires les plus communes. Elle correspond à une viscosité anormale du mucus sécrété par les glandes pancréatiques, intestinales et bronchiques.
Muqueuse
Couche de cellules tapissant une cavité naturelle (bouche, fosses nasales, anus, vagin, utérus) ou un organe creux.
Muscle
Organe ayant la propriété de se contracter et de se décontracter. Les muscles sont constitués de fibres musculaires. Les muscles striés sont liés au squelette et permettent la mobilité. Les muscles blancs sont ceux qui se trouvent dans la paroi des organes. Quant au muscle cardiaque, le myocarde, il a une structure proche de celle des muscles striés mais ses contractions sont autonomes et involontaires.
Mutation
Evénement aléatoire qui modifie le matériel génétique. On distingue les mutations géniques, ponctuelles, qui touchent juste un élément de la séquence génétique, des mutations chromosomiques correspondant à un bouleversement au niveau d'un chromosome entier ou d'une partie de chromosome (délétion, duplication, translocation, etc.). Les mutations créent la diversité génétique, ce que l'on appelle le polymorphisme. C'est l'existence de ce polymorphisme qui permet à l'évolution de choisir certaines versions d'un gène (ou allèles) plutôt que d'autres ; c'est le processus de sélection naturelle. L'évolution des espèces s'explique ainsi (dans le cadre de la théorie moderne, le darwinisme) par le jeu des mutations et de la sélection.
Myéline
Substance composée de lipides et de protéines qui enveloppe certains nerfs.
Myocarde
Muscle cardiaque
Cf. Cœur
Myopathie
Maladie du muscle. Beaucoup de myopathies sont héréditaires et dégénératives