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Obésité
Excès de poids de plus de 10% par rapport à la valeur
idéale. Cette dernière peut être évaluée
de diverses façons notamment par la formule: poids (en kilos)
= taille (en cm) - 100 -(taille - 150)/4. Dans ces conditions un individu
de 1,60 m devrait peser: 160-100 -(160-150)/4= 60 - (10)/4= 57,8 kg.
L'obésité ne constitue pas seulement un problème
esthétique : elle prédispose à de nombreuses
maladies (diabète, maladies cardio-vasculaires, etc.) et raccourcit
la durée de la vie. Curieusement, on connaît mal les
mécanismes en cause dans ce désordre bien que la découverte
récente de la leptine (une hormone impliquée dans l'obésité)
ouvre des perspectives intéressantes. On reste aussi très
dépourvu face à ce fléau puisque l'on ne peut
que constater, partout dans le monde, l'échec des divers et
très nombreux régimes proposés. |
dème
Rétention anormale de liquide dans un tissu. Rappelons que
le corps humain est surtout formé d'eau et que la pression
sanguine pousse le sérum à travers les parois des vaisseaux.
Normalement cette diffusion s'effectue selon un processus équilibré.
Sa perturbation produit l'dème qui peut survenir en divers
endroits (il, rétine, poumons, etc.). |
strus
Période au cours de laquelle la femelle des mammifères
est fécondable. En pratique, ce phénomène correspond
à la descente d'un ovule dans la trompe et il se produit environ
au 14ème jour du cycle menstruel de 28 jours. |
strogène
Hormone sécrétée par les ovaires chez la femme.
Les strogènes (ou estrogènes) exercent de très
nombreux effets biologiques, pas seulement sur la vie sexuelle, mais
aussi sur les os et le système nerveux. C'est la raison pour
laquelle on traite de plus en plus les femmes après la ménopause
avec des strogènes. On espère ainsi contribuer
à la prévention de pathologies telles que l'ostéoporose
ou la maladie d'Azheimer. |
uf
Formation d'une unique cellule, à l'issue de la fécondation,
à partir de la fusion d'un spermatozoïde et d'un ovule
(les gamètes mâle et femelle). Se reconstitue ainsi une
cellule possédant un double jeu de chromosomes (diploïde)
à partir de deux cellules n'ayant qu'une moitié du stock
(haploïde). La caractéristique de l'uf est sa totipotence
(cf. totipotent) : il possède potentiellement toutes les compétences.
Au cours de développement de l'embryon, la différenciation
cellulaire, aboutit à la formation de cellules ne possédant
plus que la possibilité d'exprimer certains caractères
seulement. |
Ogm
(ou organisme génétiquement modifié)
Synonyme d'organisme trangénique, créature dont on a
artificiellement modifié un ou plusieurs gènes. |
Oncologie
Discipline médicale étudiant le cancer. Synonyme de
cancérologie. |
Oncogène
Gène du cancer. En réalité, les oncogènes
ne sont pas seulement impliqués dans la formation des tumeurs.
Ils interviennent dans de nombreux aspects de la vie des cellules
et du développement des organismes, notamment ceux en rapport
avec le cycle cellulaire puisque la cancérisation correspond
principalement à une multiplication échappant aux contrôles
normaux. L'étude des oncogènes a donc permis des progrès
considérables pour la connaissance des processus biologiques
impliqués dans la vie normale de la cellule autant que pour
la recherche médicale proprement dite. Notons qu'en dehors
des gènes oncogènes classiques, dont le dérèglement
s'accompagne d'une cancérisation, existent des gènes
dits suppresseurs de tumeurs, ou anti-oncogènes, dont la fonction
normale est d'inhiber la formation des tumeurs. Dans ce cas, les mutations
néfastes de ces gènes suppresseurs ne sont pas responsables
de l'acquisition d'une nouvelle fonction, délétère,
mais de la perte d'une fonction bénéfique. |
Ontogenèse
Développement de l'organisme depuis la fécondation.
Ne pas confondre avec la phylogenèse qui est l'histoire du
phylum, du groupe biologique, au cours de son évolution. Une
théorie ancienne veut que l'ontogenèse récapitule
la phylogenèse : le ftus humain à certains stades
de son développement ressemble à des espèces
figurant parmi ses ancêtres. Notons aussi que, comme la phylogenèse,
l'ontogenèse implique des processus de sélection biologique
au cours desquels certaines voies de développement sont privilégiées
au dépens des autres. C'est notamment le cas lors de la formation
du système nerveux.
Cf. aussi darwinisme, différenciation cellulaire. |
Onychophagie
Fait de se ronger les ongles. Normal chez l'enfant, ce comportement
est, chez l'adulte, un signe de névrose. |
Organe
Partie de l'organisme constituée de tissus remplissant une
fonction définie. Le cur est un organe, de même
que le cerveau, les poumons, les reins, etc. Synonyme de viscère. |
Organite
Elément constitutif de la cellule. Les mitochondries, l'appareil
de Golgi, les chloroplastes, les microtubules sont des organites contenus
dans le cytoplasme. Les chromosomes et le nucléole sont des
organites contenus dans le noyau. |
Origine
(de la vie)
La théorie évolutionniste moderne ou darwinisme explique
de façon cohérente l'évolution des espèces
à partir d'autres, plus simples. On peut ainsi établir
un arbre évolutif dont les racines sont les formes les plus
élémentaires de la vie. Mais comment ces dernières
sont-elles apparues ? On connaît mal les processus qui leur
ont donné naissance, d'autant plus que, comme l'a montré
Pasteur, il ne peut y avoir de génération spontanée,
de formation d'êtres vivants à partir de matériaux
inertes.
Mais au moment de la formation de notre système solaire, il
y a cinq milliards d'années, les conditions atmosphériques
étaient très différentes de celles qui prévalent
aujourd'hui. Les gaz libérés par la croûte et
le manteau terrestres ont formé progressivement une nouvelle
atmosphère : la vapeur en provenance de l'intérieur
s'est condensée pour donner naissance aux mers, au sein desquelles
la foudre et d'autres sources d'énergie ont transformé
les gaz de l'atmosphère en molécules organiques simples.
Il a été possible de reconstituer au laboratoire les
conditions de cette atmosphère primitive pour faire apparaître
des molécules organiques. Ainsi serait née la "soupe
primitive" à l'origine de la vie.
Cette théorie n'explique toutefois pas l'essentiel, à
savoir l'élément le plus caractéristique de la
vie, le matériel génétique, les gènes
capables de se dupliquer et donc d'assurer la reproduction. Diverses
théories s'efforcent d'en rendre compte. L'une des plus intéressantes
fait intervenir l'argile dont les microcristaux auraient pu former
un treillis catalysant des réactions chimiques pour donner
naissance d'abord à des enzymes primitifs puis à des
séquences d'acides nucléiques. |
Origine
de l'homme
Il n'est aujourd'hui plus douteux que l'espèce humaine est
le résultat d'une évolution biologique similaire à
celle qui a permis l'émergence des autres formes de vie. Les
grandes lignes de cette évolution sont désormais connues
même si les spécialistes ne s'accordent pas sur les détails
du processus. De nouvelles découvertes fossiles viennent ajouter
ou modifier quelque chose à un schéma d'ensemble assez
cohérent. On distingue en règle générale
quatre grandes étapes : 1. l'apparition, il y a plus de quatre
millions d'années, des hominidés sous la forme de l'espèce
Ardipithecus ramidus et du groupe des australopithèques, tous
trouvés en Afrique principalement à l'est et au sud
(mais on a aussi découvert un important fossile au Tchad).
Les australopithèques pourraient être plutôt de
nature simienne et non engagés dans la voie qui mène
à l'homme et on ne sait pas encore avec certitude lequel de
ces fossiles a donné naissance au genre Homo (celui de l'homme).
2. Les premiers Homo apparus il y a 2,5 millions d'années :
Homo habilis et Homo rodolphensis. Il s'agit cette fois réellement
d'hommes, mais très différents des hommes actuels (avec
un cerveau et une taille plus petits), eux aussi confinés en
Afrique.
3. L'Homo ergaster et l'Homo erectus, apparus il y a moins de 2 millions
d'années, qui vont conquérir toute la planète
et inventer le feu.
4. L'Homo sapiens, l'espèce actuelle qui semble née
en Afrique, voici 200 000 ou 150 000 ans.
Il est intéressant de noter que des espèces différentes
ont longtemps cohabité (les derniers australopithèques
étaient par exemple contemporains des premiers Homo). En outre,
on s'interroge toujours sur l'origine des diverses races géographiques
actuelles. Certains la croient contemporaine de l'apparition des premiers
Homo sapiens entre 100 000 et 200 000 ans, d'autres pensent que les
divers Homo erectus ont pu se transformer, sur place, pour donner
naissance aux actuelles races d'Homo sapiens. |
Orpheline
(maladie)
Maladie relativement rare. Bien qu'aucune des nombreuses maladies
orphelines ne soit fréquente (par définition), l'ensemble
d'entre elles constitue un groupe extrêmement vaste. Ce concept
revêt une importante signification en médecine. Les maladies
orphelines, en effet, intéressent peu l'industrie pharmaceutique
qui ne voit pas là un marché rentable. Elles ont donc
tendance à être sous-traitées. |
Ostéoporose
Diminution de la trame de l'os. Cette maladie progressive liée
au vieillissement est particulièrement fréquente chez
la femme après la ménopause. Les fractures en sont l'une
des conséquences les plus communes. |
Ovaire
Glande génitale (ou gonade) de la femme. Les ovaires produisent
les ovules, cellules reproductrices (ou gamètes) qui, en s'unissant
à un spermatozoïde (lors de la fécondation), donneront
naissance à un uf. |
Ovocyte
Cellule germinale femelle, située dans l'ovaire et qui se transforme
en ovule. |
Ovule
Cellule reproductrive femelle. Les ovules, comme les spermatozoïdes,
ne contiennent qu'un simple jeu de chromosomes, contrairement aux
cellules du corps qui possèdent des paires de chromosomes.
En s'unissant à un spermatozoïde (fécondation),
l'ovule donne naissance à un uf. |
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