Pacemaker
Synonyme de stimulateur cardiaque. Il s'agit d'un appareil électronique
(une pile liée à des électrodes) délivrant
des impulsions au myocarde, le muscle du cur. Dans le cur
normal, ces impulsions sont assurées par tout un système
comportant le nud sinusal, le nud auriculoventriculaire
et le faisceau de His. C'est en cas de défaillance de ce dispositif
physiologique que le cardiologue décide de faire poser un pacemaker
|
Paléoanthropologie
Etude des ancêtres fossiles de l'homme. Cf. origine de l'homme. |
Paléocortex
C'est la partie la plus primitive de l'écorce cérébrale
(ou cortex). La paléocortex comprend notamment l'hippocampe.
On considère parfois le paléocortex comme un cerveau
dans le cerveau, un cerveau déjà présent chez
les reptiles et qui intervient dans les réactions émotionnelles
sans être forcément toujours sous le contrôle du
néocortex, plus récent et impliqué dans le raisonnement. |
Paléolithique
Age de la pierre taillée, période qui précède
le néolithique. Il s'agit donc d'une vaste période de
l'évolution humaine débutant avec les premiers outils. |
Palliatifs
(soins)
Actions destinées à diminuer les symptômes pénibles
d'une maladie, tout particulièrement la douleur, sans chercher
à la guérir. En pratique, on parle surtout de soins
palliatifs dans le cadre du "traitement" de grands malades
en phase terminale (notamment des cancéreux) lorsqu'il n'est
médicalement plus possible d'envisager leur guérison.
Ils comprennent des soins physiques mais aussi un accompagnement psychologique
du sujet à l'approche de la mort. |
Pancréas
Glande digestive à la fois endocrine et exocrine. Le pancréas
secrète notamment l'insuline, dont le déficit caractérise
le diabète et produit un taux anormalement élevé
de glucose dans le sang. |
Panspermie
Hypothèse ancienne - elle a été formulée
dès l'Antiquité - selon laquelle la vie peut passer
d'une planète à l'autre. Récemment, plusieurs
scientifiques ont expliqué ainsi l'origine de la vie, affirmant
qu'elle avait pu venir de l'espace (notamment sous la forme de molécules
organiques engendrées dans la queue des comètes). |
Paradigme
Interprétation générale d'une discipline scientifique
permettant de formuler les principales questions qu'elle pose et d'engendrer
des hypothèses fécondes. Les sciences se développent
donc autour de grands paradigmes, comme la théorie de l'évolution,
celle de la sélection naturelle, etc. Les révolutions
scientifiques correspondent à des changements de paradigme. |
Paradoxe
francais
Phénomène paradoxal consistant dans le fait que les
Français, qui ont une alimentation plutôt riche et qui
boivent une quantité importante de vin, ont néammoins
une durée de vie importante, par rapport aux autres populations.
En réalité, ce paradoxe s'applique moins à la
France qu'aux contrées méditerranéennes. On l'explique
généralement par la consommation de vin, surtout rouge,
d'huiles végétales et de fruits et légumes, aliments
comprenant notamment des substances antioxydantes, capables de piéger
les radicaux libres néfastes.
Voir piégeur de radicaux libres , radical libre |
Parasitisme
Association entre deux organismes dans laquelle l'un, le parasite,
vit au dépens de l'autre, son hôte. Le parasitisme diffère
donc du mutualisme ou de la symbiose, caractérisés par
le fait que les deux associés tirent l'un et l'autre un bénéfice
de la situation. |
Paresthésie
Impression non douloureuse de fourmillement (le sujet dit parfois
qu'il a des fourmis), de picotement ou d'écoulement d'eau chaude
ou froide au niveau de la peau. |
Parkinson
(maladie de)
Maladie neurologique liée à l'âge. Elle se caractérise
par des troubles moteurs, comportant une difficulté d'initier
le mouvement et des tremblements au repos. La maladie de Parkinson
est liée à une dégénérescence d'une
zone du cerveau appelée substance noire. |
Parthénogenèse
Capacité d'un organisme à se reproduire sans l'intervention
du sexe mâle. Il s'agit pourtant d'un mode de reproduction sexuée
à partir d'un ovule vierge (non d'une multiplication par simple
division comme chez les bactéries). Commune chez les végétaux
et certains animaux, elle est beaucoup plus rare chez les organismes
supérieurs et inconnue dans l'espèce humaine. |
PCR
Polymerase chain reaction en anglais, c'est-à-dire réaction
de polymérisation en chaîne. Cette technique permet d'amplifier
des morceaux d'ADN. Elle a joué un rôle considérable
dans le développement de la biologie moléculaire et
dans quelques unes de ses applications les plus spectaculaires, telles
que les empreintes digitales génétiques : à partir
d'un infime prélèvement biologique, la PCR permet d'amplifier
le matériel génétique et de répérer
par exemple un violeur. |
Peau
Partie de l'organisme qui l'isole du milieu extérieur mais
qui permet aussi les échanges. La peau comprend deux couches
superposées : l'épiderme, à la surface, le derme,
vers l'intérieur. Indépendamment de ses fonctions directement
physiologiques, la peau joue aussi un rôle social important:
elle est la vitrine du corps, d'où l'importance de la parure,
dans le monde animal mais aussi dans l'espèce humaine. |
Peptide
Séquence d'acides aminés. Les protéines sont
des peptides de grande taille. Les peptides jouent un rôle considérable
dans l'organisme, notamment comme neuromédiateurs. |
Péridurale
Méthode d'anesthésie consistant à injecter un
anesthésique local au contact de la moelle épinière
afin de supprimer la douleur. On l'utilise beaucoup lors de l'accouchement. |
Pet
Scan
Caméra à positons qui constitue l'un des principaux
moyens de visualiser le cerveau au cours de son fonctionnement. En
pratique, le PET permet de voir les changements du fonctionnement
des vaisseaux sanguins cérébraux, mais on considère
que toute activité d'un groupe de neurones se traduit par une
modification au niveau des vaisseaux qui les innervent. On peut ainsi,
grâce à ce dispositif, voir un cerveau humain au moment
où il pense à quelque chose, quand il parle, quand il
bouge un membre, etc.
Cf. aussi imagerie cérébrale. |
Phagocytose
La phagocytose est un processus au cours duquel des particules extérieures
sont ingérées par la cellule. Les macrophages sont des
cellules du système immunitaire spécialisées
dans cette fonction essentielle à l'élimination des
intrus. |
Pharmacocinétique
Etude de l'absorption, de la distribution et de l'élimination
des médicaments dans l'organisme. |
Pharmacogénétique
Etude de l'influence des facteurs génétiques sur l'effet
ou la toxicité des médicaments. |
Phénotype
C'est l'apparence de l'organisme. Notion que l'on oppose à
celle de génotype, le matériel génétique.
Parfois, l'effet de gènes présents dans le génotype
n'est pas visible au niveau du phénotype. Les gènes
qui ne s'expriment pas sont, dans ce cas, dits récessifs, ceux
qui s'expriment étant des gènes dominants. |
Phéromone
Les phéromones sont des substances chimiques permettant la
communication entre individus de la même espèce. Il existe
en réalité un véritable langage des odeurs dont
on commence simplement à prendre conscience. Ces phéromones
sont perçues par un organe particulier dit voméronasal.
Les phéromones permettent aux animaux de reconnaître
les partenaires sexuels et même leurs relations de parenté.
Non seulement, parents et enfants peuvent ainsi s'identifier, mais
il existe, semble-t-il, un phénomène de kin recognition,
assurant, grâce aux phéromones, la reconnaissance d'un
lien génétique même entre sujets ne s'étant
jamais vus auparavant. On admet désormais que des phéromones
existent aussi dans l'espèce humaine où elles participent
aux reconnaissances inconscientes entre parent (notamment la mère)
et enfant. On a commencé à identifier les gènes
codant pour les phéromones, y compris chez l'homme. |
Phosphorylation
Les protéines de l'organisme subissent divers changements après
leur synthèse par la mécanique génétique
(cf. synthèse des protéines). L'addition de groupements
chimiques phosphatés en est l'un des principaux. Cette phosphorylation
est effectuée par des enzymes appelées kinases, les
déphosphorylations étant faites par des phosphatases. |
Photosynthèse
Capacité qu'ont les plantes vertes d'utiliser la lumière
pour emmagasiner de l'énergie. |
Phrénologie
Théorie dépassée consistant à établir
une relation entre des aspects visibles du crâne (les bosses
du crâne) et des capacités psychologiques. Ainsi définie,
la phrénologie fait aujourd'hui sourire. En réalité,
la neurologie moderne repose sur une idée voisine, celle des
localisations cérébrales. Il est désormais acquis
que chaque fonction (langage, etc.) peut être localisée
dans une partie du cerveau ou, plus fréquemment, dans plusieurs
zones fonctionnant en réseau. |
Phylogenèse
Histoire et évolution d'un groupe d'organismes. La théorie
de l'évolution et le darwinisme permettent une vision cohérente
de la phylogenèse. Ce concept doit être distingué
de l'ontogenèse, l'histoire de l'individu, depuis la conception.
Il existe toutefois un rapport entre les deux puisque, dans une certaine
mesure, l'ontogenèse récapitule la phylogenèse.
Cf. aussi phylum |
Phylum
Importante catégorie dans la classification des espèces.
Il se situe juste au dessous du règne (animal ou végétal)
et au dessus de la classe. Il s'agit d'une notion impliquant une vision
évolutionniste puisque l'évolution des espèces
correspond à la phylogenèse. |
Physiologie
Etude des fonctions des organismes vivants. |
Piégeur
de radicaux libres
On appelle radical libre, une molécule possédant un
électron dit célibataire sur son orbitale externe. Cela
signifie, sur le plan chimique, qu'elle est extrêmement réactive
et donc potentiellement délétère. Les radicaux
libres produits dans l'organisme sont ainsi accusés de jouer
un rôle essentiel dans le vieillissement ainsi que dans les
maladies dégénératives qui lui sont associées
telles que l'athérosclérose, le diabète, les
maladies d'Alzheimer ou de Parkinson, etc.
Ces radicaux libres sont naturellement piégés par des
substances de l'organisme (notamment des enzymes comme la superoxyde
dismutase et la catalase) mais ils peuvent déborder ces défenses
naturelles. On peut alors les combattre grâce à des molécules
appelées piégeurs de radicaux libres. Ces molécules
existent dans l'alimentation végétale (on explique ainsi
en partie le paradoxe français et le caractère médicalement
bénéfique du vin à dose raisonnable) ou encore
sous forme de médicaments (les plus connus étant la
vitamine E et l'extrait de Ginkgo biloba).
Les piégeurs de radicaux libres sont encore appelés
antioxydants, la plupart des radicaux libres étant produits
lors du métabolisme de l'oxygène. |
Pithécanthrope
Représentant le plus connu et le plus anciennement découvert
de l'espèce Homo erectus. Il vivait dans l'île de Java. |
Placebo
Substance en principe dépourvue de principe actif mais exerçant
un effet thérapeutique. L'existence d'un effet placebo ne fait
désormais plus aucun doute bien qu'on ait toujours du mal à
comprendre comment des mécanismes psychologiques peuvent avoir
une action bénéfique sur des fonctions physiologiques
très diverses. Ce phénomène oblige les cliniciens
à tester tous les nouveaux médicaments contre une substance
placebo, ce qui pose un problème de bioéthique dans
la mesure où les premiers "cobayes" humains ne reçoivent
pas tous la substance réputée active. Bien entendu,
il est obligatoire d'informer les sujets de ces essais thérapeutiques
du fait qu'ils ne sont absolument pas sûrs de bénéficier
de la "bonne" préparation. |
Placenta
Organe assurant les échanges entre la mère et le ftus.
Le placenta est formé de l'association d'une membrane provenant
de la mère et d'une autre issue du ftus : le trophoblaste,
dont l'examen génétique peut ainsi nous renseigner sur
l'état du futur enfant. Complètement formé au
5ème mois de la grossesse, le placenta est expulsé lors
de l'accouchement. Il n'exerce pas seulement une fonction passive
de protection en constituant une barrière contre de nombreuses
bactéries (en laissant toutefois passer des virus), il permet
aussi le passage de substances maternelles protectrices (par exemple
des anticorps) ou encore des hormones ainsi que les échanges
d'oxygène et de nutriments (il est important de noter à
ce propos que les sangs de la mère et de son futur enfant ne
se mélangent pas). |
Plaquette
sanguine
Catégorie de cellule du sang très particulière
car très petite et dépourvue de noyau (les deux autres
catégories sont les globules blancs et les globules rouges).
Les plaquettes sanguines jouent un rôle important dans la coagulation
du sang et les réactions inflammatoires.
Cf. aussi thrombose |
Plasma
Partie liquide du sang au sein de laquelle baignent les cellules.
Le plasma se différencie du sérum sanguin par le fait
que ce dernier ne contient pas de fibrinogène, une substance
impliquée dans la coagulation. |
Plasticité
neuronale
Les réseaux de neurones ne sont pas fixes tout au long de l'existence.
Certaines lésions peuvent, par exemple, être compensées,
soit par la repousse du nerf endommagé, soit par la suppléance
assurée par une autre cellule nerveuse. Au niveau des synapses
(les zones de contact entre un neurone et une autre cellule), les
terminaisons nerveuses subissent régulièrement des modifications.
Les processus d'apprentissage impliquent aussi des phénomènes
de plasticité de ce type. On a longtemps pensé que cette
plasticité neuronale n'existait pas dans le système
nerveux central, c'est-à-dire dans le cerveau et la moelle
épinière car on croyait le nombre de neurones fixés
à la naissance dans ces organes. En réalité on
s'est aperçu qu'existaient de nombreux phénomènes
de plasticité, à la fois sous la forme de repousses
nerveuses (notamment sous l'effet des facteurs de croissance neurotrophiques)
et sous celle de la genèse de nouvelles cellules à partir
de cellules souches capables de donner naissance à des neurones
nouveaux, tout au long de la vie. |
Pleiotropie
Caractéristique d'un gène exerçant plusieurs
effets distincts sur l'organisme (sur son phénotype). |
Polymorphisme
Diversité des formes au sein d'une population. Elle résulte
de la diversité des gènes. Le polymorphisme est la règle
car nous sommes tous génétiquement différents
les uns des autres. L'étude précise des polymorphismes
revêt un intérêt tout particulier en médecine
car parmi les zones des gènes qui font l'objet d'un polymorphisme
se trouvent des séquences génétiques responsables
des diverses maladies.
Cf. single nucleotide polimorphism |
Potentialisation
à Long Terme (LTP)
Renforcement du fonctionnement d'une synapse à la suite de
stimulations. On pense que ce processus de LTP est le support physiologique
de la mémoire. Lors de l'apprentissage, les synapses impliquées
dans la tâche sont stimulées d'une façon durable
de sorte que la survenue du même stimulus déclenchera
aisément le fonctionnement de la synapse concernée. |
Potentiel
d'action
cf. influx nerveux |
Poumons
Organes de la respiration. Ils permettent les échanges entre
le sang et l'air. Les poumons sont fait d'une multitude d'alvéoles
que parcourent des capillaires sanguins. La surface dévolue
aux échanges de gaz est considérable: de l'ordre d'un
court de tennis, soit environ 260m2 repliés dans notre thorax.
A chaque inspiration nous absorbons environ un demi litre d'air, soit
six litres par minute. |
Préfrontal
(cortex)
Partie du cerveau située dans la partie antérieure du
cortex. Très développé chez l'homme et les autres
grands primates, le cortex préfrontal souvent considéré
comme la zone la plus typiquement humaine de notre système
nerveux. Il reçoit les informations nerveuses en provenance
du thalamus, se trouvant ainsi "renseigné" sur toutes
les sensations et perceptions. Le cortex préfrontal joue en
particulier un rôle important dans le contrôle des comportements
et notamment dans leur inhibition. Les victimes de lésions
frontales se comportent souvent comme s'ils ignoraient le caractère
socialement normal des inhibitions. |
Primate
Groupe zoologique (il s'agit plus précisément d'un ordre
dans la classification des espèces) auquel appartient l'espèce
humaine. Il comprend les prosimiens (lémuriens) et les singes.
Dans ce dernier ensemble, on distingue un groupe comprenant les grands
singes (chimpanzé, bonobo, gorille, orang outang, gibbons)
et les hommes actuels et fossiles. |
Prion
Protéine douée d'un pouvoir infectieux. La notion de
prion est un paradoxe biologique, puisque les virus comprennent non
seulement des protéines mais aussi du matériel génétique
nécessaire à leur reproduction. Les prions ne sont constitués
que d'une protéine. A l'origine on avait découvert des
"virus lents", capables de transmettre des maladies du cerveau
après de nombreuses années, notamment à la suite
d'actes de cannibalisme. Il ne s'agissait pas de virus mais de protéines
qui existent sous deux conformations, une normale et une autre pathologique.
Ces prions sont synthétisés par des gènes de
notre propre organisme. La mutation du gène du prion humain
est responsable de l'apparition d'une maladie neurologique grave,
la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Cette dernière peut aussi
survenir de façon sporadique chez des sujets non génétiquement
prédisposés. Les prions ne sont capables d'exercer leur
pouvoir infectieux que sur des organismes possédant le gène
correspondant (les souris knock out pour ce gène ne peuvent
avoir la maladie). Il existe donc, dans une certaine mesure, une barrière
d'espèce. Pourtant, les prions sont aussi responsables non
seulement de l'encéphalopathie spongiforme bovine , elle-même
liée à la consommation de farines animales par les bovins,
mais aussi de la contamination d'humains ayant consommé les
viandes incriminées. |
Procaryote
Organisme unicellulaire dépourvu de noyau. Les bactéries
sont des procaryotes. Les organismes dont le matériel génétique
est contenu dans un noyau sont des eucaryotes. |
Progéria
Maladie caractérisée par un vieillissement accéléré.
Les rares victimes de cette affection présentent, dès
l'enfance, les stigmates des vieillards, leur visage offrant l'apparence
d'une pomme ridée, et meurent de vieillesse dans leur seconde
décennie. Il existe d'autres formes de vieillissement accéléré,
comme le syndrome de Werner.
Cf. aussi vieillissement |
Progestérone
Hormone sexuelle sécrétée par l'ovaire qui facilite
l'implantation de l'ovule fécondé dans l'utérus.
Chez la femme enceinte, un taux insuffisant de progestérone
fait courir un risque de fausse couche. |
Prolactine
Hormone sécrétée par la partie antérieure
de l'hypophyse et qui favorise la sécrétion de progestérone.
Elle protège la muqueuse de l'utérus durant la grossesse
et déclenche la lactation après l'accouchement. |
Prolapsus
Glissement anormal d'un organe. On en observe notamment au niveau
génital, par exemple chez la femme ayant eu de nombreuses grossesses. |
Proprioception
Sensibilité des muscles, des articulations et de la peau. Elle
renseigne l'organisme sur la position du corps dans l'espace et sur
ses mouvements. |
Prosopagnosie
Incapacité à reconnaître les visages.
Cf. faciale (reconnaissance) |
Prostaglandine
Famille de substances hormonales présentes dans divers tissus
et exerçant de nombreuses fonctions biologiques très
différentes : hypotension, dilatation des bronches, stimulation
des mouvements de l'intestin et de l'utérus, avortement, etc.
Ces fonctions multiples encouragent les pharmacologues à définir
les effets thérapeutiques de substances qui stimulent ou inhibent
leur production ou encore qui miment leurs modes d'action.
Voir aussi hormone |
Prostate
Glande située sous la vessie, présente uniquement dans
le sexe masculin. Elle produit des sécrétions présentes
dans le sperme. Au cours du vieillissement, la prostate peut subir
une augmentation de volume qui se traduit en particulier par le besoin
d'uriner fréquemment. Il peut s'agir d'une maladie bénigne
(l'adénome de la prostate) ou d'un cancer. Ce dernier est très
fréquent chez les hommes âgés. Il semble qu'au
delà de 90 ans, tous les hommes présentent des signes
de cancer de la prostate. Mais cette maladie peut s'avérer
grave et mortelle chez certains ou, au contraire, ne se développer
que très lentement, de sorte que le sujet mourra d'une autre
maladie. |
Protéasome
Grand complexe protéique dans le cytoplasme des cellules qui
intervient dans la dégradation des protéines.
Cf. aussi ubiquitine |
Protéine
Une des trois grandes catégories de molécules caractéristiques
de la matière vivante avec les lipides (graisses) et les glucides
(sucres). Les protéines sont des enchaînements d'acides
aminés. Elles sont donc codées directement par l'ADN,
selon le processus de synthèse des protéines, phénomène
remarquable puisqu'à chaque élément du matériel
génétique correspond un élément de la
protéine, selon un code particulier appelé code génétique.
Les protéines interviennent à la fois dans la construction
de l'organisme et sous forme d'enzymes, substances catalysant les
diverses réactions chimiques qui ont lieu chez les êtres
vivants. |
Protéine
de choc thermique
(ou protéine de stress)
Protéine synthétisée par la cellule en réponse
à une température élevée ou un autre stress.
Elle facilite la survie en cas de stress. Encore appelée HSP
ou heat shock protein. |
Prothèse
Dispositif artificiel suppléant au défaut d'un organe
ou d'un membre |
Protide
Synonyme désuet de protéine. |
Protiste
Organisme eucaryote unicellulaire, c'est-à-dire dont le matériel
génétique est contenu dans le noyau. On distingue les
protozoaires (plutôt considérés comme des animaux),
des protopyhytes (plutôt végétaux). |
Proto-Oncogène
Gène normal de l'organisme qui peut, sous l'effet d'une mutation,
devenir un oncogène, c'est-à-dire un gène favorisant
l'apparition d'un cancer. |
Protozoaire
Animal composé d'une seule cellule. Les protozoaires sont des
eucaryotes (des cellules possédant un noyau). Ils font partie
du groupe des protistes. |
Prozac
Médicament anti-dépresseur couramment prescrit. Il agit
en inhibant la recapture de la sérotonine (un neuromédiateur)
au niveau des synapses. Le prozac est aujourd'hui plus qu'un médicament,
c'est un élément important du fonctionnement des sociétés,
illustrant la tendance de plus en plus grande des individus à
utiliser des "béquilles" chimiques afin d'atteindre
un certain niveau de bien être.
Cf. aussi dépression |
Pseudogène
Séquence d'ADN, semblable à un gène normal mais
ne s'exprimant pas, c'est-à-dire ne codant pas pour une protéine. |
Psychanalyse
Interprétation de désordres psychiatriques reposant
sur la notion d'inconscient et sur l'importance des pulsions sexuelles.
La psychanalyse est tantôt considérée comme une
branche de la psychiatrie, pratiquée par des médecins
dans le but de soigner des malades, tantôt comme une idéologie
sans rapport avec la recherche bio-médicale. Il faut noter
que les nouvelles classifications des désordres mentaux, comme
le DSM IV, évacuent les idées et concepts de la psychanalyse
pour s'en tenir à des faits d'observation. Quant à la
recherche sur les causes des maladies, elle repose désormais
pour l'essentiel sur l'étude des mécanismes moléculaires
en cause et notamment des gènes impliqués dans ces désordres.
Dans cette perspective, la psychanalyse semble aujourd'hui quelque
peu dépassée. |
Psychiatrie
biologique
Partie de la psychiatrie (l'étude des désordres mentaux)
reposant sur l'analyse des modifications neurochimiques. En pratique,
la psychiatrie biologique étudie le rôle des neurotransmetteurs,
notamment pour mettre au point de nouveaux médicaments, celui
des facteurs génétiques et, de façon plus générale,
l'importance des déterminismes biologiques. On considère
souvent l'approche de la psychiatrie biologique comme l'opposée
de celle de la psychanalyse ou d'autres psychothérapies. |
Psychose
Maladie mentale grave dont le sujet n'a pas conscience. Les psychoses
se distinguent ainsi des névroses, plus anodines. La psychose
maniaco-dépressive, alternance de phases de dépression
et de phases maniaques est un exemple de ce type de pathologie, de
même que la schizophrénie. |
Psychosomatique
Partie de la médecine qui cherche à établir des
liens entre les événements psychologiques et les désordres
corporels. De nombreuses maladies qu'on ne saurait considérer
comme psychiatriques ressortent de cette catégorie, par exemple
l'asthme. L'existence de l'effet placebo montre aussi la relation
entre le psychique et le corporel. |
|
Puberté
Passage de l'enfance à l'adolescence. La puberté est
une étape normale du développement, mais elle s'accompagne
souvent de désordres ou d'un mal de vivre qui perturbent
grandement le jeune individu dont l'apparence physique change également
: les poils apparaissent sous les bras et au niveau du bassin, de
même que les règles chez la jeune fille qui voit aussi
ses seins se développer.
|
Puce
à ADN
Dispositif permettant de tester de façon automatique l'expression
génique. On dispose aujourd'hui de puces à ADN capables
de tester simultanément l'expression de près de 10 000
gènes humains. On peut ainsi voir, par exemple, les différences
d'une cellule à l'autre, en fonction d'un traitement thérapeutique,
etc. |
Pyrétique
Synonyme de fébrile : qui a un rapport avec la fièvre. |