[Pa - Py].

Pacemaker
Synonyme de stimulateur cardiaque. Il s'agit d'un appareil électronique (une pile liée à des électrodes) délivrant des impulsions au myocarde, le muscle du cœur. Dans le cœur normal, ces impulsions sont assurées par tout un système comportant le nœud sinusal, le nœud auriculoventriculaire et le faisceau de His. C'est en cas de défaillance de ce dispositif physiologique que le cardiologue décide de faire poser un pacemaker
Paléoanthropologie
Etude des ancêtres fossiles de l'homme. Cf. origine de l'homme.
Paléocortex
C'est la partie la plus primitive de l'écorce cérébrale (ou cortex). La paléocortex comprend notamment l'hippocampe. On considère parfois le paléocortex comme un cerveau dans le cerveau, un cerveau déjà présent chez les reptiles et qui intervient dans les réactions émotionnelles sans être forcément toujours sous le contrôle du néocortex, plus récent et impliqué dans le raisonnement.
Paléolithique
Age de la pierre taillée, période qui précède le néolithique. Il s'agit donc d'une vaste période de l'évolution humaine débutant avec les premiers outils.
Palliatifs (soins)
Actions destinées à diminuer les symptômes pénibles d'une maladie, tout particulièrement la douleur, sans chercher à la guérir. En pratique, on parle surtout de soins palliatifs dans le cadre du "traitement" de grands malades en phase terminale (notamment des cancéreux) lorsqu'il n'est médicalement plus possible d'envisager leur guérison. Ils comprennent des soins physiques mais aussi un accompagnement psychologique du sujet à l'approche de la mort.
Pancréas
Glande digestive à la fois endocrine et exocrine. Le pancréas secrète notamment l'insuline, dont le déficit caractérise le diabète et produit un taux anormalement élevé de glucose dans le sang.
Panspermie
Hypothèse ancienne - elle a été formulée dès l'Antiquité - selon laquelle la vie peut passer d'une planète à l'autre. Récemment, plusieurs scientifiques ont expliqué ainsi l'origine de la vie, affirmant qu'elle avait pu venir de l'espace (notamment sous la forme de molécules organiques engendrées dans la queue des comètes).
Paradigme
Interprétation générale d'une discipline scientifique permettant de formuler les principales questions qu'elle pose et d'engendrer des hypothèses fécondes. Les sciences se développent donc autour de grands paradigmes, comme la théorie de l'évolution, celle de la sélection naturelle, etc. Les révolutions scientifiques correspondent à des changements de paradigme.
Paradoxe francais
Phénomène paradoxal consistant dans le fait que les Français, qui ont une alimentation plutôt riche et qui boivent une quantité importante de vin, ont néammoins une durée de vie importante, par rapport aux autres populations. En réalité, ce paradoxe s'applique moins à la France qu'aux contrées méditerranéennes. On l'explique généralement par la consommation de vin, surtout rouge, d'huiles végétales et de fruits et légumes, aliments comprenant notamment des substances antioxydantes, capables de piéger les radicaux libres néfastes.
Voir piégeur de radicaux libres , radical libre
Parasitisme
Association entre deux organismes dans laquelle l'un, le parasite, vit au dépens de l'autre, son hôte. Le parasitisme diffère donc du mutualisme ou de la symbiose, caractérisés par le fait que les deux associés tirent l'un et l'autre un bénéfice de la situation.
Paresthésie
Impression non douloureuse de fourmillement (le sujet dit parfois qu'il a des fourmis), de picotement ou d'écoulement d'eau chaude ou froide au niveau de la peau.
Parkinson (maladie de)
Maladie neurologique liée à l'âge. Elle se caractérise par des troubles moteurs, comportant une difficulté d'initier le mouvement et des tremblements au repos. La maladie de Parkinson est liée à une dégénérescence d'une zone du cerveau appelée substance noire.
Parthénogenèse
Capacité d'un organisme à se reproduire sans l'intervention du sexe mâle. Il s'agit pourtant d'un mode de reproduction sexuée à partir d'un ovule vierge (non d'une multiplication par simple division comme chez les bactéries). Commune chez les végétaux et certains animaux, elle est beaucoup plus rare chez les organismes supérieurs et inconnue dans l'espèce humaine.
PCR
Polymerase chain reaction en anglais, c'est-à-dire réaction de polymérisation en chaîne. Cette technique permet d'amplifier des morceaux d'ADN. Elle a joué un rôle considérable dans le développement de la biologie moléculaire et dans quelques unes de ses applications les plus spectaculaires, telles que les empreintes digitales génétiques : à partir d'un infime prélèvement biologique, la PCR permet d'amplifier le matériel génétique et de répérer par exemple un violeur.
Peau
Partie de l'organisme qui l'isole du milieu extérieur mais qui permet aussi les échanges. La peau comprend deux couches superposées : l'épiderme, à la surface, le derme, vers l'intérieur. Indépendamment de ses fonctions directement physiologiques, la peau joue aussi un rôle social important: elle est la vitrine du corps, d'où l'importance de la parure, dans le monde animal mais aussi dans l'espèce humaine.
Peptide
Séquence d'acides aminés. Les protéines sont des peptides de grande taille. Les peptides jouent un rôle considérable dans l'organisme, notamment comme neuromédiateurs.
Péridurale
Méthode d'anesthésie consistant à injecter un anesthésique local au contact de la moelle épinière afin de supprimer la douleur. On l'utilise beaucoup lors de l'accouchement.
Pet Scan
Caméra à positons qui constitue l'un des principaux moyens de visualiser le cerveau au cours de son fonctionnement. En pratique, le PET permet de voir les changements du fonctionnement des vaisseaux sanguins cérébraux, mais on considère que toute activité d'un groupe de neurones se traduit par une modification au niveau des vaisseaux qui les innervent. On peut ainsi, grâce à ce dispositif, voir un cerveau humain au moment où il pense à quelque chose, quand il parle, quand il bouge un membre, etc.
Cf. aussi imagerie cérébrale.
Phagocytose
La phagocytose est un processus au cours duquel des particules extérieures sont ingérées par la cellule. Les macrophages sont des cellules du système immunitaire spécialisées dans cette fonction essentielle à l'élimination des intrus.
Pharmacocinétique
Etude de l'absorption, de la distribution et de l'élimination des médicaments dans l'organisme.
Pharmacogénétique
Etude de l'influence des facteurs génétiques sur l'effet ou la toxicité des médicaments.
Phénotype
C'est l'apparence de l'organisme. Notion que l'on oppose à celle de génotype, le matériel génétique. Parfois, l'effet de gènes présents dans le génotype n'est pas visible au niveau du phénotype. Les gènes qui ne s'expriment pas sont, dans ce cas, dits récessifs, ceux qui s'expriment étant des gènes dominants.
Phéromone
Les phéromones sont des substances chimiques permettant la communication entre individus de la même espèce. Il existe en réalité un véritable langage des odeurs dont on commence simplement à prendre conscience. Ces phéromones sont perçues par un organe particulier dit voméronasal. Les phéromones permettent aux animaux de reconnaître les partenaires sexuels et même leurs relations de parenté. Non seulement, parents et enfants peuvent ainsi s'identifier, mais il existe, semble-t-il, un phénomène de kin recognition, assurant, grâce aux phéromones, la reconnaissance d'un lien génétique même entre sujets ne s'étant jamais vus auparavant. On admet désormais que des phéromones existent aussi dans l'espèce humaine où elles participent aux reconnaissances inconscientes entre parent (notamment la mère) et enfant. On a commencé à identifier les gènes codant pour les phéromones, y compris chez l'homme.
Phosphorylation
Les protéines de l'organisme subissent divers changements après leur synthèse par la mécanique génétique (cf. synthèse des protéines). L'addition de groupements chimiques phosphatés en est l'un des principaux. Cette phosphorylation est effectuée par des enzymes appelées kinases, les déphosphorylations étant faites par des phosphatases.
Photosynthèse
Capacité qu'ont les plantes vertes d'utiliser la lumière pour emmagasiner de l'énergie.
Phrénologie
Théorie dépassée consistant à établir une relation entre des aspects visibles du crâne (les bosses du crâne) et des capacités psychologiques. Ainsi définie, la phrénologie fait aujourd'hui sourire. En réalité, la neurologie moderne repose sur une idée voisine, celle des localisations cérébrales. Il est désormais acquis que chaque fonction (langage, etc.) peut être localisée dans une partie du cerveau ou, plus fréquemment, dans plusieurs zones fonctionnant en réseau.
Phylogenèse
Histoire et évolution d'un groupe d'organismes. La théorie de l'évolution et le darwinisme permettent une vision cohérente de la phylogenèse. Ce concept doit être distingué de l'ontogenèse, l'histoire de l'individu, depuis la conception. Il existe toutefois un rapport entre les deux puisque, dans une certaine mesure, l'ontogenèse récapitule la phylogenèse.
Cf. aussi phylum
Phylum
Importante catégorie dans la classification des espèces. Il se situe juste au dessous du règne (animal ou végétal) et au dessus de la classe. Il s'agit d'une notion impliquant une vision évolutionniste puisque l'évolution des espèces correspond à la phylogenèse.
Physiologie
Etude des fonctions des organismes vivants.
Piégeur de radicaux libres
On appelle radical libre, une molécule possédant un électron dit célibataire sur son orbitale externe. Cela signifie, sur le plan chimique, qu'elle est extrêmement réactive et donc potentiellement délétère. Les radicaux libres produits dans l'organisme sont ainsi accusés de jouer un rôle essentiel dans le vieillissement ainsi que dans les maladies dégénératives qui lui sont associées telles que l'athérosclérose, le diabète, les maladies d'Alzheimer ou de Parkinson, etc.
Ces radicaux libres sont naturellement piégés par des substances de l'organisme (notamment des enzymes comme la superoxyde dismutase et la catalase) mais ils peuvent déborder ces défenses naturelles. On peut alors les combattre grâce à des molécules appelées piégeurs de radicaux libres. Ces molécules existent dans l'alimentation végétale (on explique ainsi en partie le paradoxe français et le caractère médicalement bénéfique du vin à dose raisonnable) ou encore sous forme de médicaments (les plus connus étant la vitamine E et l'extrait de Ginkgo biloba).
Les piégeurs de radicaux libres sont encore appelés antioxydants, la plupart des radicaux libres étant produits lors du métabolisme de l'oxygène.
Pithécanthrope
Représentant le plus connu et le plus anciennement découvert de l'espèce Homo erectus. Il vivait dans l'île de Java.
Placebo
Substance en principe dépourvue de principe actif mais exerçant un effet thérapeutique. L'existence d'un effet placebo ne fait désormais plus aucun doute bien qu'on ait toujours du mal à comprendre comment des mécanismes psychologiques peuvent avoir une action bénéfique sur des fonctions physiologiques très diverses. Ce phénomène oblige les cliniciens à tester tous les nouveaux médicaments contre une substance placebo, ce qui pose un problème de bioéthique dans la mesure où les premiers "cobayes" humains ne reçoivent pas tous la substance réputée active. Bien entendu, il est obligatoire d'informer les sujets de ces essais thérapeutiques du fait qu'ils ne sont absolument pas sûrs de bénéficier de la "bonne" préparation.
Placenta
Organe assurant les échanges entre la mère et le fœtus. Le placenta est formé de l'association d'une membrane provenant de la mère et d'une autre issue du fœtus : le trophoblaste, dont l'examen génétique peut ainsi nous renseigner sur l'état du futur enfant. Complètement formé au 5ème mois de la grossesse, le placenta est expulsé lors de l'accouchement. Il n'exerce pas seulement une fonction passive de protection en constituant une barrière contre de nombreuses bactéries (en laissant toutefois passer des virus), il permet aussi le passage de substances maternelles protectrices (par exemple des anticorps) ou encore des hormones ainsi que les échanges d'oxygène et de nutriments (il est important de noter à ce propos que les sangs de la mère et de son futur enfant ne se mélangent pas).
Plaquette sanguine
Catégorie de cellule du sang très particulière car très petite et dépourvue de noyau (les deux autres catégories sont les globules blancs et les globules rouges). Les plaquettes sanguines jouent un rôle important dans la coagulation du sang et les réactions inflammatoires.
Cf. aussi thrombose
Plasma
Partie liquide du sang au sein de laquelle baignent les cellules. Le plasma se différencie du sérum sanguin par le fait que ce dernier ne contient pas de fibrinogène, une substance impliquée dans la coagulation.
Plasticité neuronale
Les réseaux de neurones ne sont pas fixes tout au long de l'existence. Certaines lésions peuvent, par exemple, être compensées, soit par la repousse du nerf endommagé, soit par la suppléance assurée par une autre cellule nerveuse. Au niveau des synapses (les zones de contact entre un neurone et une autre cellule), les terminaisons nerveuses subissent régulièrement des modifications. Les processus d'apprentissage impliquent aussi des phénomènes de plasticité de ce type. On a longtemps pensé que cette plasticité neuronale n'existait pas dans le système nerveux central, c'est-à-dire dans le cerveau et la moelle épinière car on croyait le nombre de neurones fixés à la naissance dans ces organes. En réalité on s'est aperçu qu'existaient de nombreux phénomènes de plasticité, à la fois sous la forme de repousses nerveuses (notamment sous l'effet des facteurs de croissance neurotrophiques) et sous celle de la genèse de nouvelles cellules à partir de cellules souches capables de donner naissance à des neurones nouveaux, tout au long de la vie.
Pleiotropie
Caractéristique d'un gène exerçant plusieurs effets distincts sur l'organisme (sur son phénotype).
Polymorphisme
Diversité des formes au sein d'une population. Elle résulte de la diversité des gènes. Le polymorphisme est la règle car nous sommes tous génétiquement différents les uns des autres. L'étude précise des polymorphismes revêt un intérêt tout particulier en médecine car parmi les zones des gènes qui font l'objet d'un polymorphisme se trouvent des séquences génétiques responsables des diverses maladies.
Cf. single nucleotide polimorphism
Potentialisation à Long Terme (LTP)
Renforcement du fonctionnement d'une synapse à la suite de stimulations. On pense que ce processus de LTP est le support physiologique de la mémoire. Lors de l'apprentissage, les synapses impliquées dans la tâche sont stimulées d'une façon durable de sorte que la survenue du même stimulus déclenchera aisément le fonctionnement de la synapse concernée.
Potentiel d'action
cf. influx nerveux
Poumons
Organes de la respiration. Ils permettent les échanges entre le sang et l'air. Les poumons sont fait d'une multitude d'alvéoles que parcourent des capillaires sanguins. La surface dévolue aux échanges de gaz est considérable: de l'ordre d'un court de tennis, soit environ 260m2 repliés dans notre thorax. A chaque inspiration nous absorbons environ un demi litre d'air, soit six litres par minute.
Préfrontal (cortex)
Partie du cerveau située dans la partie antérieure du cortex. Très développé chez l'homme et les autres grands primates, le cortex préfrontal souvent considéré comme la zone la plus typiquement humaine de notre système nerveux. Il reçoit les informations nerveuses en provenance du thalamus, se trouvant ainsi "renseigné" sur toutes les sensations et perceptions. Le cortex préfrontal joue en particulier un rôle important dans le contrôle des comportements et notamment dans leur inhibition. Les victimes de lésions frontales se comportent souvent comme s'ils ignoraient le caractère socialement normal des inhibitions.
Primate
Groupe zoologique (il s'agit plus précisément d'un ordre dans la classification des espèces) auquel appartient l'espèce humaine. Il comprend les prosimiens (lémuriens) et les singes. Dans ce dernier ensemble, on distingue un groupe comprenant les grands singes (chimpanzé, bonobo, gorille, orang outang, gibbons) et les hommes actuels et fossiles.
Prion
Protéine douée d'un pouvoir infectieux. La notion de prion est un paradoxe biologique, puisque les virus comprennent non seulement des protéines mais aussi du matériel génétique nécessaire à leur reproduction. Les prions ne sont constitués que d'une protéine. A l'origine on avait découvert des "virus lents", capables de transmettre des maladies du cerveau après de nombreuses années, notamment à la suite d'actes de cannibalisme. Il ne s'agissait pas de virus mais de protéines qui existent sous deux conformations, une normale et une autre pathologique.
Ces prions sont synthétisés par des gènes de notre propre organisme. La mutation du gène du prion humain est responsable de l'apparition d'une maladie neurologique grave, la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Cette dernière peut aussi survenir de façon sporadique chez des sujets non génétiquement prédisposés. Les prions ne sont capables d'exercer leur pouvoir infectieux que sur des organismes possédant le gène correspondant (les souris knock out pour ce gène ne peuvent avoir la maladie). Il existe donc, dans une certaine mesure, une barrière d'espèce. Pourtant, les prions sont aussi responsables non seulement de l'encéphalopathie spongiforme bovine , elle-même liée à la consommation de farines animales par les bovins, mais aussi de la contamination d'humains ayant consommé les viandes incriminées.
Procaryote
Organisme unicellulaire dépourvu de noyau. Les bactéries sont des procaryotes. Les organismes dont le matériel génétique est contenu dans un noyau sont des eucaryotes.
Progéria
Maladie caractérisée par un vieillissement accéléré. Les rares victimes de cette affection présentent, dès l'enfance, les stigmates des vieillards, leur visage offrant l'apparence d'une pomme ridée, et meurent de vieillesse dans leur seconde décennie. Il existe d'autres formes de vieillissement accéléré, comme le syndrome de Werner.
Cf. aussi vieillissement
Progestérone
Hormone sexuelle sécrétée par l'ovaire qui facilite l'implantation de l'ovule fécondé dans l'utérus. Chez la femme enceinte, un taux insuffisant de progestérone fait courir un risque de fausse couche.
Prolactine
Hormone sécrétée par la partie antérieure de l'hypophyse et qui favorise la sécrétion de progestérone. Elle protège la muqueuse de l'utérus durant la grossesse et déclenche la lactation après l'accouchement.
Prolapsus
Glissement anormal d'un organe. On en observe notamment au niveau génital, par exemple chez la femme ayant eu de nombreuses grossesses.
Proprioception
Sensibilité des muscles, des articulations et de la peau. Elle renseigne l'organisme sur la position du corps dans l'espace et sur ses mouvements.
Prosopagnosie
Incapacité à reconnaître les visages.
Cf. faciale (reconnaissance)
Prostaglandine
Famille de substances hormonales présentes dans divers tissus et exerçant de nombreuses fonctions biologiques très différentes : hypotension, dilatation des bronches, stimulation des mouvements de l'intestin et de l'utérus, avortement, etc. Ces fonctions multiples encouragent les pharmacologues à définir les effets thérapeutiques de substances qui stimulent ou inhibent leur production ou encore qui miment leurs modes d'action.
Voir aussi hormone
Prostate
Glande située sous la vessie, présente uniquement dans le sexe masculin. Elle produit des sécrétions présentes dans le sperme. Au cours du vieillissement, la prostate peut subir une augmentation de volume qui se traduit en particulier par le besoin d'uriner fréquemment. Il peut s'agir d'une maladie bénigne (l'adénome de la prostate) ou d'un cancer. Ce dernier est très fréquent chez les hommes âgés. Il semble qu'au delà de 90 ans, tous les hommes présentent des signes de cancer de la prostate. Mais cette maladie peut s'avérer grave et mortelle chez certains ou, au contraire, ne se développer que très lentement, de sorte que le sujet mourra d'une autre maladie.
Protéasome
Grand complexe protéique dans le cytoplasme des cellules qui intervient dans la dégradation des protéines.
Cf. aussi ubiquitine
Protéine
Une des trois grandes catégories de molécules caractéristiques de la matière vivante avec les lipides (graisses) et les glucides (sucres). Les protéines sont des enchaînements d'acides aminés. Elles sont donc codées directement par l'ADN, selon le processus de synthèse des protéines, phénomène remarquable puisqu'à chaque élément du matériel génétique correspond un élément de la protéine, selon un code particulier appelé code génétique. Les protéines interviennent à la fois dans la construction de l'organisme et sous forme d'enzymes, substances catalysant les diverses réactions chimiques qui ont lieu chez les êtres vivants.
Protéine de choc thermique
(ou protéine de stress)
Protéine synthétisée par la cellule en réponse à une température élevée ou un autre stress. Elle facilite la survie en cas de stress. Encore appelée HSP ou heat shock protein.
Prothèse
Dispositif artificiel suppléant au défaut d'un organe ou d'un membre
Protide
Synonyme désuet de protéine.
Protiste
Organisme eucaryote unicellulaire, c'est-à-dire dont le matériel génétique est contenu dans le noyau. On distingue les protozoaires (plutôt considérés comme des animaux), des protopyhytes (plutôt végétaux).
Proto-Oncogène
Gène normal de l'organisme qui peut, sous l'effet d'une mutation, devenir un oncogène, c'est-à-dire un gène favorisant l'apparition d'un cancer.
Protozoaire
Animal composé d'une seule cellule. Les protozoaires sont des eucaryotes (des cellules possédant un noyau). Ils font partie du groupe des protistes.
Prozac
Médicament anti-dépresseur couramment prescrit. Il agit en inhibant la recapture de la sérotonine (un neuromédiateur) au niveau des synapses. Le prozac est aujourd'hui plus qu'un médicament, c'est un élément important du fonctionnement des sociétés, illustrant la tendance de plus en plus grande des individus à utiliser des "béquilles" chimiques afin d'atteindre un certain niveau de bien être.
Cf. aussi dépression
Pseudogène
Séquence d'ADN, semblable à un gène normal mais ne s'exprimant pas, c'est-à-dire ne codant pas pour une protéine.
Psychanalyse
Interprétation de désordres psychiatriques reposant sur la notion d'inconscient et sur l'importance des pulsions sexuelles. La psychanalyse est tantôt considérée comme une branche de la psychiatrie, pratiquée par des médecins dans le but de soigner des malades, tantôt comme une idéologie sans rapport avec la recherche bio-médicale. Il faut noter que les nouvelles classifications des désordres mentaux, comme le DSM IV, évacuent les idées et concepts de la psychanalyse pour s'en tenir à des faits d'observation. Quant à la recherche sur les causes des maladies, elle repose désormais pour l'essentiel sur l'étude des mécanismes moléculaires en cause et notamment des gènes impliqués dans ces désordres. Dans cette perspective, la psychanalyse semble aujourd'hui quelque peu dépassée.
Psychiatrie biologique
Partie de la psychiatrie (l'étude des désordres mentaux) reposant sur l'analyse des modifications neurochimiques. En pratique, la psychiatrie biologique étudie le rôle des neurotransmetteurs, notamment pour mettre au point de nouveaux médicaments, celui des facteurs génétiques et, de façon plus générale, l'importance des déterminismes biologiques. On considère souvent l'approche de la psychiatrie biologique comme l'opposée de celle de la psychanalyse ou d'autres psychothérapies.
Psychose
Maladie mentale grave dont le sujet n'a pas conscience. Les psychoses se distinguent ainsi des névroses, plus anodines. La psychose maniaco-dépressive, alternance de phases de dépression et de phases maniaques est un exemple de ce type de pathologie, de même que la schizophrénie.
Psychosomatique
Partie de la médecine qui cherche à établir des liens entre les événements psychologiques et les désordres corporels. De nombreuses maladies qu'on ne saurait considérer comme psychiatriques ressortent de cette catégorie, par exemple l'asthme. L'existence de l'effet placebo montre aussi la relation entre le psychique et le corporel.

Puberté
Passage de l'enfance à l'adolescence. La puberté est une étape normale du développement, mais elle s'accompagne souvent de désordres ou d'un mal de vivre qui perturbent grandement le jeune individu dont l'apparence physique change également : les poils apparaissent sous les bras et au niveau du bassin, de même que les règles chez la jeune fille qui voit aussi ses seins se développer.

Puce à ADN
Dispositif permettant de tester de façon automatique l'expression génique. On dispose aujourd'hui de puces à ADN capables de tester simultanément l'expression de près de 10 000 gènes humains. On peut ainsi voir, par exemple, les différences d'une cellule à l'autre, en fonction d'un traitement thérapeutique, etc.
Pyrétique
Synonyme de fébrile : qui a un rapport avec la fièvre.