[Ra - Ru].

Race
Synonyme de sous-espèce. Division de l'espèce. Les races se sont formées par le processus de sélection naturelle au cours de l'évolution. Elles reflètent donc des variations géographiques liées à une origine commune. Par la sélection artificielle, l'homme a lui-même créé des races d'animaux domestiques, parfois remarquablement différentes, même si toutes les races d'une même espèce sont inter-fécondes.
On discute actuellement beaucoup de la réalité des races humaines. Il est clair que les grands groupes raciaux correspondent à des espaces géographiques distincts et que leur ancienneté est assez grande puisqu'elle remonte aux origines de la formation de l'espèce Homo sapiens voici 100 000 ou 200 000 ans. Certains scientifiques pensent même qu'elle est plus ancienne : des variations de l'Homo erectus ayant pu produire les diverses races de notre espèce. Les différences raciales résultent elles-mêmes de différences génétiques, qui concernent la couleur de la peau, mais aussi de nombreux autres caractères. Il n'existe toutefois pas, notons-le, de caractéristiques qui soient l'apanage d'une seule race. On peut en outre trouver de nombreux individus intermédiaires même entre les races les plus distinctes.
Rachis
Colonne vertébrale.
Radical libre
Molécule chimique très réactive qui se définit par la présence d'un électron dit célibataire au niveau de son orbitale externe (normalement chaque électron est apparié à un autre). Les radicaux libres ont une durée de vie extrêmement courte, chaque radical libre "cherchant" avidement à transmettre son état à une molécule voisine, laquelle devient radical libre à son tour et ainsi de suite de proche en proche. Les organismes vivants produisent naturellement des radicaux libres, notamment au sein des mitochondries, centrales énergétiques des cellules. Les radicaux libres sont l'une des conséquences de l'utilisation de l'oxygène par l'organisme. Du fait de leur caractère délétère, les radicaux libres jouent un rôle dans diverses maladies et, plus généralement, lors du vieillissement. On peut les combattre grâce à des piégeurs de radicaux libres.
Récepteur
Structure située à la surface des cellules et destinée à recevoir le message transmis par un médiateur, qui peut-être une hormone, un neuromédiateur, un antigène reconnu par le système immunitaire, etc. Ce qui caractérise cette relation entre le médiateur et le récepteur, c'est avant tout sa grande spécificité. Chaque récepteur (il en existe une multitude) reconnaît un médiateur bien précis. Ce système de transmission de l'information fonctionne donc comme l'envoi d'une lettre (ici le médiateur) par la poste, envoyée spécifiquement à un receveur bien particulier dont l'adresse (le récepteur) figure sur l'enveloppe (la membrane de la cellule).
On parle aussi de récepteur pour définir un organe sensoriel captant une information. Il s'agit alors non pas d'une structure située sur la surface d'une cellule mais d'un ensemble de cellules.
Récessif (Gène)
Chaque gène existe en double exemplaire dans l'organisme et peut prendre différentes formes ou allèles. Lorsqu'un allèle présent dans le génotype ne se voit pas au niveau du phénotype, l'apparence de l'organisme, on dit qu'il est récessif, le gène qui s'exprime étant dit dominant. Dans le cas de la couleur des cheveux, lorsqu'un sujet possède un gène codant pour la blondeur en provenance de l'un de ses parents et un autre pour la couleur brune, reçu de son autre parent, il aura lui même des cheveux bruns. L'allèle correspondant est dominant, celui pour la blondeur est récessif.
Réductionnisme
Attitude philosophique consistant à réduire un niveau d'organisation à un autre, plus élémentaire. Ce réductionnisme a été très bénéfique au développement de la science. Mais certains pensent qu'il ne peut s'appliquer avec succès dans tous les domaines et que les niveaux les plus complexes (le psychisme humain par exemple) ne peuvent s'expliquer simplement par l'étude de mécanismes élémentaires.
Réflexe
Acte automatique consistant en une réponse motrice à la suite d'une stimulation. Un réflexe ne met en jeu que peu de neurones (contrairement à des actions plus complexes) et implique, de façon typique chez les mammifères, la moelle épinière où les neurones sensoriels aboutissent directement sur un neurone moteur déclenchant aussitôt le mouvement. Le cerveau n'intervient donc pas dans ce type de conduite extrêmement rapide.
Réflexe conditionné
Type de réflexe associant au stimulus normal, un autre stimulus dit conditionnel. C'est ainsi que l'apport de nourriture déclenche normalement une réaction de salivation chez le chien. Si, à ce stimulus, on en associe un autre, dit conditionnel, tel que le son d'une cloche, la seule présentation de ce dernier déclenchera le réflexe de salivation même en l'absence de nourriture, ainsi que l'a montré Pavlov.
Régénération
Capacité de certains organismes à refabriquer un organe ou des tissus disparus. L'exemple le plus caractéristique est celui du lézard, qui est capable, comme on sait, de faire repousser une queue amputée.
Cette aptitude à la régénération est réduite chez les mammifères, notamment chez l'homme. Il existe tout de même un certain renouvellement tissulaire, en particulier dans le cas des cellules sanguines, de celle de la peau ou du foie. Mais la capacité de régénération est très faible dans les organes vitaux importants tels que le cœur ou le cerveau. Les biologistes souhaiteraient pouvoir l'accroître car elle offre des perspectives thérapeutiques illimitées. Dans le principe, la régénération serait, en effet, plus efficace que la greffe puisqu'elle ne comporterait pas de rejet. L'existence de cellules souches rend possible, en théorie, la régénération de tissus et d'organes.
Rein
Organe excréteur des vertébrés. Nous possédons deux reins, situés au niveau lombaire. Ils ont la forme d'un haricot d'environ 12 centimètres. Les unités fonctionnelles du rein sont des néphrons (l'étude des reins constitue la néphrologie) au nombre d'un million. C'est dans les néphrons que se forme l'urine à partir du sang. Indépendamment de sa fonction excrétrice, le rein produit diverses substances, en particulier la rénine qui intervient dans le contrôle de la pression sanguine. On peut vivre avec un seul rein, raison pour laquelle la néphrectomie (ablation d'un rein) est possible.
Réseau de neurones
Les neurones de notre cerveau fonctionnent en réseau. La pensée résulte, pour autant qu'on le sache, de cette action collective qui tire sa signification des relations entre les neurones. A priori, deux réseaux de neurones différents "pensent " de façon différente. Pour approcher la compréhension des phénomènes cognitifs, des théoriciens s'efforcent d'imaginer des réseaux de neurones artificiels et ils étudient, à l'aide de modèles mathématiques et d'un important support informatique, les performances dont ils sont capables.
Cf. intelligence artificielle
Resténose
En cas de sténose (rétrécissement anormal) d'une artère, par exemple due à une plaque d'athérome lors de l'athérosclérose, le médecin peut pratiquer diverses interventions, telles que le pontage (ablation du segment anormal) ou l'angioplastie consistant à nettoyer l'intérieur de l'artère bouchée. Cette intervention, couramment pratiquée et efficace, présente néanmoins l'inconvénient d'exercer au niveau de la paroi du vaisseau un "stress" aboutissant à la formation d'une nouvelle plaque d'athérosclérose. C'est ce que l'on appelle la resténose.
Cf. aussi stent
Restriction calorique
Régime alimentaire consistant à réduire l'apport en calories tout en maintenant une alimentation équilibrée contenant les vitamines et les sels minéraux indispensables. Les animaux soumis à un tel régime sont plus petits et plus maigres que les autres, mais leur durée de vie s'accroît dans des proportions très importantes, y compris la durée de vie maximale (et pas seulement la durée de vie moyenne). La restriction calorique étant, pour l'instant, le moyen le plus probant d'allonger la durée de la vie, beaucoup sont tentés de l'appliquer à l'espèce humaine.
Cf. vieillissement
Restriction (enzyme de)
Enzyme capable de cliver l'ADN (molécule support de l'hérédité) au niveau d'un endroit précis, correspondant à une séquence de nucléotides qu'elle reconnaît spécifiquement. La découverte des enzymes de restriction a rendu possible les manipulations génétiques.
Reticulum endoplasmique
Système de tubes limités par des membranes, situé dans le cytoplasme de la cellule, et lié à l'enveloppe du noyau. Il joue un rôle essentiel dans la fabrication des protéines membranaires et dans celle des lipides.
Rétine
Membrane située à la face interne de l'œil. La rétine est en fait un prolongement du cerveau auquel elle est liée par le nerf optique. Les cellules de la rétine (les cônes responsables de l'acuité visuelle et de la vision des couleurs ainsi que les bâtonnets sensibles à la quantité de lumière) ont pour fonction de transformer les influx lumineux en sensations nerveuses.
Rétrocontrôle ou Rétroaction
Plusieurs processus biologiques comportent un système de contrôle afin d'éviter un risque d'emballement. La production d'une substance naturelle endogène, telle qu'une hormone, contribue souvent à arrêter la réaction. C'est ainsi que fonctionnent de nombreux systèmes hormonaux. Exemple : lorsque, sous l'effet de l'insuline, le taux de glucose sanguin revient à la normale, un rétrocontrôle contribue à l'arrêt de la production de l'hormone.
Ribosome
Organite situé dans le cytoplasme de la cellule et qui contribue à la synthèse des protéines.
RLFP (polymorphisme de longueur des fragments de restriction)
Une des principales techniques de la génétique moléculaire qui a permis d'identifier les gènes et les mutations impliqués dans certaines maladies. En pratique, elle consiste à utiliser des enzymes sectionnant l'ADN en des points précis, appelés enzymes de restriction. Quand le site où elles agissent présente des mutations, elles ne peuvent opérer et l'on détecte ensuite, sur le plan biochimique, des segments d'ADN différents. On peut ainsi étudier le polymorphisme, les différences génétiques entre individus, et notamment celui en rapport avec les maladies génétiques.
Cf. aussi single polymorphism nucleotide
RMN ou Résonance magnétique nucléaire
Absorption résonante de radiations électromagnétiques à une fréquence particulière, par le noyau des atomes placés dans un champ magnétique. C'est sur ce principe que repose une méthode radiographique particulièrement intéressante (la RMN ou IRM) car elle donne d'excellentes images de divers organes, notamment du cerveau.
Cf. aussi Imagerie cérébrale
RU 486
Médicament, souvent qualifié de pilule abortive, permettant une interruption de grossesse 24 à 48 heures après avoir été absorbé. Il s'agit d'un analogue d'une prostaglandine qui exerce son effet en inhibant une hormone particulière (la progestérone).