[Sa - Sy].

Sang
Liquide rouge et visqueux qui circule dans les vaisseaux sanguins (artères et veines) où il est projeté par le cœur. Le sang joue un rôle essentiel à plusieurs fonctions. En particulier, il apporte les gaz (oxygène) ainsi que les substances nutritives nécessaires aux tissus et il contient les cellules responsables des défenses immunitaires. Le sang est composé d'une partie liquide, le plasma, et de cellules qui appartiennent à trois catégories différentes : les globules rouges ou hématies, les globules blancs ou leucocytes, et les plaquettes ou thrombocytes. La formule sanguine correspond à l'analyse des quantités de ces cellules. Normalement, l'être humain possède, par millimètre cube de sang, entre 4 et 6,2 millions de globules rouges, entre 4 000 et 6 000 globules blancs et entre 150 000 et 450 000 plaquettes.
Scanner
Processus radiographique permettant d'obtenir d'excellentes images des tissus mous et notamment du cerveau. Basé sur l'utilisation des rayons X (comme la radiographie traditionnelle), le scanner (ou tomodensitomètre) permet de voir des lésions à l'intérieur des organes.
Voir aussi imagerie cérébrale
Schizophrénie
Maladie mentale (classée parmi les psychoses) apparaissant à la puberté ou chez l'adulte jeune (rarement après 40 ans) et caractérisée par des idées obsédantes, le sentiment de ne plus être soi-même, une indifférence, une diminution des réactions affectives, des idées délirantes, voire des hallucinations, un regard éteint et figé. En l'absence de traitement, le trouble évolue vers une démence progressive. Cette désorganisation des activités cérébrales, sans doute en partie au moins d'origine génétique, survient sans que l'on observe de lésions très visibles du cerveau. Comme le suggèrent un certain nombre d'observations, cela ne prouve toutefois pas que cette pathologie n'entraîne aucune modification cérébrale.
On traite aujourd'hui la schizophrénie à l'aide de médicaments psychotropes ou par la psychothérapie, soins qui se substituent à l'internement à vie, autrefois pratiqué. Indépendamment de ce trait réellement pathologique, on parle aussi de tempérament schizoïde pour qualifier des personnes originales, repliés sur elles-mêmes, mais pas nécessairement délirantes.
Scintigraphie
Etude des organes grâce à l'utilisation d'un marqueur radioactif qui se fixe spécifiquement sur certains tissus. L'exemple le plus connu est celui de la scintigraphie de la thyroïde grâce à l'utilisation de l'iode radioactif qui se fixe préférentiellement sur cette glande.
Second messager
La fixation d'un médiateur (par exemple un neuromédiateur) sur des récepteurs situés au niveau de la membrane des cellules déclenche, de façon classique, une réponse dans le cytoplasme cellulaire sous la forme de la production de molécules. Celles-ci sont qualifiées de "seconds messagers" (le premier messager étant le médiateur lui-même) et vont agir sur une autre cible au sein de la cellule. L'AMPcyclique est l'un de ces seconds messagers.
Sclérose en plaques
Maladie neurologique caractérisée par la destruction de la gaine de myéline qui enveloppe les nerfs. Elle se traduit par une infirmité progressive et évolue par poussées successives. Elle apparaît généralement chez l'adulte jeune. On connaît mal son origine ainsi que les traitements susceptibles de la combattre.
Secret médical
Obligation faite au médecin de ne rien dévoiler de ce que lui dit son malade ou de ce qu'il sait à son sujet. Elle fait toutefois l'objet de limitations dans certains cas : déclaration des maladies contagieuses, des cas psychiatriques dangereux, des viols, etc. Les nouvelles découvertes génétiques ajoutent aujourd'hui une contrainte supplémentaire à ce devoir de réserve puisque les médecins concernés ne doivent rien révéler de ce qu'ils savent au sujet des prédispositions héréditaires détectées chez leurs patients.
Sélection naturelle
Concept central du darwinisme, théorie explicative de l'évolution des espèces. L'idée de sélection naturelle repose sur le fait que les divers individus n'ont pas les mêmes chances de survivre ou de se reproduire dans des conditions d'environnement déterminées. Un avantage sélectif, même faible, peut, au fil des générations, se traduire par l'apparition de nouvelles caractéristiques. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé lors de la formation des races d'animaux domestiques grâce à la sélection artificielle, un phénomène identique à la sélection naturelle à ceci près qu'il a résulté de la volonté humaine et non du libre jeu des forces naturelles.
On peut ainsi expliquer les phénomènes biologiques les plus remarquables. Prenons l'exemple du mimétisme spectaculaire de certains insectes. On peut imaginer que leurs lointains ancêtres ne possédaient pas cette propriété. Les individus présentant quelques modestes taches ont pu bénéficier d'un avantage très faible mais suffisant pour avoir plus de descendants que les autres. Ces descendants étant encore un peu moins détectables ont bénéficié de la même sélection et ainsi de suite.
Dans sa version moderne - la théorie synthétique de l'évolution - le darwinisme explique la transformation des espèces en faisant intervenir également les mutations. Ainsi, dans le cas de l'exemple du mimétisme, il faut imaginer que les ancêtres à l'origine des formes spectaculaires d'aujourd'hui présentaient quelques mutations (survenues totalement au hasard, sans aucune finalité) lesquelles ont été sélectionnées positivement. Les descendants de ces sujets mutés possédant eux-mêmes de nouvelles mutations encore plus mimétiques ont, à leur tour, bénéficié d'un petit avantage et ainsi de suite.
Cf. aussi Sélection et instruction, Sociobiologie
Sélection et instruction
Les phénomènes biologiques peuvent s'expliquer selon deux processus bien différents mais dont le résultat pourrait à priori être le même. Qu'il s'agisse de la formation du système nerveux ou du développement du système immunitaire, ou encore de l'apparition des caractères au cours de l'évolution des espèces, on peut imaginer deux types d'explications : soit les conditions ambiantes ont directement modifié l'organisme dans ce sens, soit ces conditions ont sélectionné des potentialités préexistantes.
La première hypothèse suppose une instruction donné par l'environnement, un peu à l'image du Dieu de la Bible pétrissant directement un humain avec de la glaise. Cette hypothèse correspond à l'idée du lamarckisme, du moins tel qu'on le comprend actuellement car ce n'était pas vraiment la théorie originale de Lamarck.
La seconde hypothèse met l'accent sur le rôle de la sélection et correspond à l'idée darwinienne.
La seule constatation du résultat - à savoir la perfection apparente des organismes - ne permet pas de trancher entre les deux hypothèses. Il a donc fallu réaliser des expériences spécifiques. Toutes ont confirmé la validité du modèle sélectif et l'inexistence de processus instructifs dans les phénomènes biologiques.
Cf. aussi Darwinisme, Epigenèse, Sélection naturelle.
Sémiologie
(ou séméiologie)
Partie de la médecine qui étudie les symptômes et les signes traduisant la lésion d'un organe.
Sénéscence
Synonyme de vieillissement.
Sels minéraux
Les sels minéraux sont des éléments non organiques, mais qui jouent un rôle essentiel dans l'alimentation, notamment en participant à l'action de nombreuses enzymes. Ils représentent 4% à 5% du corps et comprennent des macroéléments (éléments minéraux majeurs : phosphore, calcium, sodium, potassium et magnésium) et des microéléments (ou oligoéléments : fer, zinc, manganèse, cuivre, iode, sélénium, molybdène, cobalt, chrome, fluor, soufre, etc.)
Sensation Seeking
Recherche de sensations. Ce trait du tempérament semble en grande partie génétique et il explique l'attraction étrange que le risque exerce sur certains individus et que l'on retrouve notamment dans la pratique de certains sports, comme le saut à l'élastique, le parachutisme, etc.
Septicémie
Dissémination des microbes dans le sang.
Séropositif et Séronégatif
Se dit d'un individu qui présente des anticorps contre un agent particulier. Le cas le plus connu concerne le sida. Les sujets séropositifs au VIH, virus du sida, sont ceux qui ont été en contact avec cet agent pathogène, sans forcément présenter déjà la maladie. Les sujets séronégatifs n'ont pas rencontré ce virus. On peut être séropositif (ou négatif) pour de nombreux anticorps, les uns impliqués dans la reconnaissance de virus (dont ceux des hépatites), les autres reconnaissant d'autres éléments, par exemple le facteur dit rhumatoïde, caractéristique de la polyarthrite rhumatoïde. Il convient donc de savoir qu'on ne devrait pas, quand on parle du sida, dire simplement séropositif ou séronégatif, mais séropositif (ou négatif) au VIH.
Sérotonine
Un des principaux neuromédiateurs. Elle intervient notamment dans le sommeil, la migraine et l'humeur et les bouffées de chaleur. Certains médicaments anti-dépresseurs comme le Prozac agissent en inhibant la recapture de sérotonine au niveau des synapses.
Sérum
Liquide issu du sang que l'on peut séparer du caillot après la coagulation. Il contient les protéines sanguines, y compris les immunoglobulines (molécules d'anticorps, doués de propriétés immunologiques protectrices). Le sérum ne contient toutefois pas la fibrine qui sert à former les mailles du caillot. C'est en cela qu'il se distingue du plasma.
Sexe
Ensemble de caractères permettant de distinguer les genres mâle et femelle. Le sexe est déterminé, chez les mammifères dont l'homme, par la présence ou non d'un chromosome Y : les sujets XX sont féminins, les XY masculins. Il existe de nombreuses anomalies de la détermination du sexe. Certaines résultent d'aberrations chromosomiques : les XXY sont, par exemple, atteints du syndrome de Klinefelter, les X de syndrome de Turner... D'autres anomalies s'expriment par un hermaphroditisme (présence de tissus des deux sexes) ou en un pseudo-hermaphroditisme (les organes génitaux externes sont ceux de l'autre sexe).
Sexe (changement de)
Voir transexualisme.
SIDA
Maladie infectieuse grave apparue au début des années 80 mais dont l'agent infectieux responsable (le virus du sida ou VIH) était présent bien avant, si l'on en juge par les prélèvements effectués sur des sérums sanguins plus anciens déjà contaminés. Le sida se manifeste par divers signes, rares avant l'apparition de cette maladie, qui sont les conséquences d'un affaiblissement des défenses immunitaires, affaiblissement lié au fait que le VIH envahit des lymphocytes, une catégorie de globules blancs impliqués dans les mécanismes protecteurs. La transmission du virus s'effectue principalement par voie sexuelle, sanguine (transfusion ou utilisation de seringues contaminées par des toxicomanes) ou encore à travers le placenta.
La maladie évolue par étapes. Dans un premier temps, le sujet infecté présente une séropositivité pour le VIH, ce qui veut dire qu'il possède des anticorps contre ce virus. Notons à ce propos que c'est par abus de langage que l'on qualifie de séropositifs les individus de ce type. Il faut dire qu'ils sont séropositifs au VIH (car on peut être séropositif à autre chose). Après une période de latence de durée très variée (parfois plus de 15 ans), la maladie commence à se manifester. Le sida proprement dit se traduit par les infections opportunistes liées à l'effondrement des défenses immunitaires, mais aussi par certains cancers, notamment le sarcome de Kaposi.
Le traitement repose sur la trithérapie associant trois médicaments inhibant la réplication du virus. Mais l'essentiel tient aux mesures préventives et aux conseils d'hygiène (ne jamais utiliser une seringue non stérile, recourir au préservatif, etc.)
Significatif
(statistiquement)
Quand, au cours d'une expérience par exemple, on constate qu'un phénomène varie en fonction d'un paramètre particulier, il est important de savoir si la variation observée résulte du hasard ou d'une relation de causalité. Pour cela, il faut recourir à divers tests statistiques. Quand le résultat est statistiquement significatif, on peut conclure qu'il n'est pas le fruit du hasard. C'est ainsi que l'on procède notamment lors de l'étude des médicaments chez l'homme : il faut que leur effet bénéfique soit statistiquement significatif pour qu'on envisage d'autoriser leur mise sur le marché.
Single nucleotide polymorphism
Emplacement du génome où se produisent les variations ponctuelles. Alors qu'une bonne partie du génome humaine varie peu d'un individu à l'autre, existent aussi des séquences d'ADN (molécule impliquée dans l'hérédité, celle qui compose les gènes) très variables, celles où se produisent les mutations et qui couvriraient environ le millième de notre génome. La connaissance de ces zones revêt un intérêt considérable pour la médecine puisqu'elles comprennent, outre des séquences susceptible de varier sans changer l'organisme, les mutations qui produisent les maladies ainsi que les causes des différences individuelles. C'est la raison pour laquelle, au décodage du génome humain (le projet human genome) s'ajoute un projet de décodage des single nucleotide polymorphism.
Cf. aussi carte génétique.
Situs inversus
Anomalie congénitale caractérisée par l'inversion de la localisation normale des organes. Les sujets présentant cette particularité ont donc un cœur situé du côté droit.
Sixième sens
Capacité de certains organismes à se repérer sans même recourir à la vision. Les oiseaux migrateurs semblent disposer d'une sorte d'aimant capable de les aider à s'orienter par rapport au magnétisme terrestre. Quelques observations faites chez l'homme suggèrent l'existence d'un mécanisme similaire, quoique atrophié, dans notre espèce : des sujets aux yeux bandés parviennent à s'orienter, par exemple par rapport à la direction de leur domicile, plus fréquemment que ne le voudrait le hasard.
Sociobiologie
Etude des bases biologiques des comportements sociaux. Cette nouvelle science, créée en 1975 par Edward Wilson, correspond à peu près à l'éthologie, mais elle repose explicitement sur l'application de la théorie darwinienne, c'est-à-dire sur le concept de sélection naturelle. Les sociobiologistes utilisent ce concept pour rendre compte des comportements, notamment ceux qui peuvent sembler paradoxaux, comme l'altruisme.
Les sociobiologistes ont montré, par exemple, que ce dernier correspond en réalité à une forme d'égoïsme génétique. On a ainsi intérêt à se sacrifier pour ses proches dès lors que ce sacrifice s'avère efficace : sauver deux individus possédant la moitié de leur génome en commun avec soi est aussi utile, de ce point de vue, qu'assurer sa propre survie. C'est la résolution de ce paradoxe de l'altruisme (étudié à l'origine dans le cas des ouvrières des sociétés de fourmis) qui a donné naissance à la sociobiologie. Aujourd'hui, c'est autour de cette discipline que s'organisent toutes les données de l'éthologie animale et même humaine.
Soi et Non Soi
Les constituants de l'organisme forment le " soi " qui s'oppose au " non soi ", ce qui lui est biologiquement étranger. Le système immunitaire est capable d'établir cette distinction, ce qui lui permet de lutter contre les envahisseurs microbiens, ou encore de rejeter une greffe. Les immunologistes ont montré que les marqueurs du soi sont les antigènes du système majeur d'histocompatibilité (HLA chez l'homme), présents sur toutes les cellules (et pas seulement sur celles du sang comme c'est le cas des antigènes des groupes ABO, qui se trouvent à la surface des seuls globules rouges.
Soma
Ensemble des cellules de l'organisme, à l'exclusion des cellules sexuelles qui constituent le germen.
Sommeil paradoxal ou REM
(Rapid Eye Movement)
Phase du sommeil au cours de laquelle se produisent les rêves. On la qualifie de paradoxale car, alors que le dormeur se trouve dans un sommeil profond et qu'il ne peut bouger (à l'exception des yeux sous ses paupières, d'où le nom anglais de cette phase), un véritable orage électrique atteint son cerveau ainsi que le révèle l'analyse de son électroencéphalogramme.
Sommeil (phases du)
Le sommeil ne constitue nullement une période homogène, simplement consacré au repos de l'organisme. Il comprend au moins deux états très différents : le sommeil paradoxal ou REM au cours duquel le cerveau est le siège d'une intense activité, et le sommeil que l'on peut qualifier de non actif. Plus précisément, on peut distinguer plusieurs phases grâce à l'enregistrement de l'électroencéphalogramme: l'endormissement ou stade I, passage entre les états de veille (caractérisée par les ondes dites alpha et bêta, relativement rapides) et de sommeil, qui ne dure que quelques minutes et voit apparaître des ondes cérébrales plus lentes (dites thêta) ; le stade II, sommeil proprement dit, caractérisé par des ondes plus lentes (dites delta) ; les stades III et IV caractérisent le sommeil profond qui dure entre 30 et 40 minutes, marqué par des ondes encore plus lentes . Enfin survient le sommeil paradoxal. Un cycle complet dure entre 90 et 110 minutes, dont 20% de sommeil paradoxal.
Soupe primitive
Ensemble de molécules organiques censées s'être formées avant l'apparition des premières formes de vie. Cette soupe primitive aurait pu donner directement naissance aux formes vivantes ou, plus vraisemblablement, leur servir de nourriture. Diverses expériences réalisées dans la première moitié du siècle ont montré la possibilité de créer en laboratoire, dans des conditions expérimentales précises, des molécules organiques simples, sans la participation d'êtres vivants.
Cf. Origine de la vie
Spéciation
Formation d'une nouvelle espèce au cours de l'évolution. Ce processus reste mal compris mais on sait qu'il s'effectue selon un mécanisme darwinien impliquant l'action de la sélection naturelle et des mutations.
Cf. aussi Darwinisme, Synthétique (théorie synthétique de l'évolution)
Spermatozoïde
Cellule sexuelle (ou gamète) mâle. Les spermatozoïdes mesurent environ 50 microns. Ils sont contenus dans le sperme, liquide émis par le mâle au moment de l'éjaculation. Celui-ci contient entre 100 et 180 millions de spermatozoïdes par millilitre. Comme les ovules (cellules sexuelles femelles), les spermatozoïdes ne contiennent qu'un simple jeu de chromosomes, contrairement aux autres cellules du corps qui possèdent deux lots de chromosomes.
Sphincter
Muscle en forme d'anneau entourant un orifice ou un canal. Le plus connu est celui de l'anus. Mais il existe aussi un sphincter au niveau de l'œsophage, au niveau du système urinaire, etc.
Splicing
Synonyme d'épissage alternatif.
Split brain
Section du corps calleux qui relie les deux hémisphères du cerveau. Pratiquée dans le cadre du traitement de graves formes d'épilepsie, cette intervention a donné à la neurobiologie l'opportunité de faire des observations passionnantes. Les sujets split brain (hommes au cerveau fendu) montrent en effet qu'il existe en nous non pas un mais (au moins) deux cerveaux possédant chacun une forme de conscience propre. Si on leur présente un objet au niveau du seul œil gauche, donc de l'hémisphère droit (les voies sont croisées), ils ne peuvent le nommer car le langage dépend de l'hémisphère gauche. Une partie de leur cerveau le reconnaît cependant : si on leur montre des photos érotiques, ils rougissent mais disent ne rien voir. Il arrive que les deux mains d'un même split brain agissent de façon antagoniste. On a ainsi décrit le cas d'un individu voulant tuer sa femme avec un de ses membres tandis que l'autre bras l'en empêchait !
Squelette
Charpente du corps constituée de l'ensemble des os. Chez l'homme, le squelette comprend le crâne, la colonne vertébrale avec laquelle il s'articule, les côtes qui sont liées à celle-ci, les membres supérieurs et la ceinture scapulaire (omoplate et clavicule), qui les rattache au thorax, les membres inférieurs et le bassin constitué par la ceinture pelvienne, à quoi s'ajoute un os isolé, l'hyoïde en haut et en avant du cou.
Sténose
Rétrécissement anormal du calibre d'un organe, en particulier d'une artère.
Cf. aussi resténose
Stent
Prothèse que l'on place à l'intérieur d'une artère coronaire à l'occasion d'une angioplastie, technique visant à élargir le diamètre du vaisseau afin de combattre l'athérosclérose. En pratique, le stent ressemble à une sorte de tube grillagé. La pose de cette prothèse permet de réduire (sans le supprimer) le principal risque des angioplastie, celui de resténose, remodelage de la paroi de l'artère consécutif à cette intervention.
Stérilité
Impossibilité de parvenir à la fécondation. Elle peut être le fait de l'homme ou de la femme, voire des deux partenaires. La stérilité peut être curable ou non, suivant ses causes.
Stéroïde
Substance chimique dérivée du cholestérol et qui entre dans la composition de plusieurs hormones, par exemple les glucocorticostéroïdes sécrétés par les glandes surrénales, les oestrogènes et la progestérone synthétisées par les ovaires, la testostérone produite par les testicules, etc.
Stratégie K
Stratégie des populations animales ayant un faible taux de natalité, un développement lent et une grande longévité. S'oppose à la notion de stratégie R. L'espèce humaine est le représentant typique de l'organisme suivant une stratégie K.
Cf. aussi Sociobiologie
Stratégie R
Stratégie des populations animales à fort taux de fécondité, mortalité infantile importante, développement rapide et longévité courte. S'oppose à stratégie K.
Cf. aussi Sociobiologie
Stress
Notion assez difficile à cerner de façon précise, le stress est une réponse non spécifique de l'organisme à des événements inhabituels qui sont parfois des agressions mais qui peuvent aussi présenter un caractère bénéfique. Le stress s'accompagne d'une cascade de processus biochimiques au sein de l'organisme, qui visent à le mettre en alerte. Plusieurs glandes (notamment les glandes surrénales), le cœur, le cerveau et d'autres parties du corps réagissent ainsi afin de permettre à l'individu de se protéger, de fuir ou au contraire de réagir de façon adaptée. Le problème de nos sociétés modernes est qu'elles nous forcent à vivre quotidiennement avec une multitude de stress, souvent minimes mais qui se cumulent et contre lesquels on ne peut souvent rien : face à son patron, l'employé n'a ni la possibilité de le fuir ni celle de le combattre, le contribuable n'a pas non plus d'issue face au fisc, etc. Bien qu'il soit souvent délétère, le stress est un des moteurs de la vie : l'être humain ne peut pas vivre sans stress.
Stress post-traumatique
La plupart des effets des stress ordinaires semblent limités, encore qu'ils puissent avoir des conséquences très néfastes sur des personnalités fragiles. Il n'en va pas de même dans le cas des stress accompagnant un traumatisme majeur (guerre, camp de concentration, torture, etc.) Les neurobiologistes et les psychiatres pensent que cette agression très forte peut modifier durablement la structure du cerveau. Il semble en particulier que les glucocorticoïdes sécrétés en réponse à ce type de stress exercent un effet délétère au niveau de l'hippocampe, une structure cérébrale impliquée notamment dans la mémoire.
Subliminal
Caractéristique d'un message non perçu consciemment mais susceptible, selon certains, d'exercer une réelle influence. Les messages subliminaux pourraient être exploités, à l'insu des populations, par les publicitaires ou par des hommes politiques peu scrupuleux. Quelques observations donnent à penser que le cerveau aurait la possibilité de les percevoir, sans que l'on puisse toutefois conclure de façon décisive à ce sujet.
Suppresseur (Gène)
Gène supprimant une fonction. On parle surtout de gène suppresseur dans le cas du cancer : les oncogènes sont des gènes qui déclenchent cette maladie, les gènes suppresseurs des tumeurs (ou anti-oncogènes) sont ceux qui nous en protègent.
Surrénales (Glandes)
Glandes endocrines situées sur la partie supérieure des reins. En réalité, chacune d'entre elles contient deux parties distinctes : une glande corticosurrénale qui produit des glucocorticoïdes (qui sont des stéroïdes) ainsi que d'autres hormones, et une glande médullosurrénale qui sécrète notamment de l'adrénaline. En cas de stress, elles sont toutes deux activées mais selon des modalités différentes. La sécrétion d'adrénaline a un effet rapide car elle permet de faire face à l'urgence pour fournir les besoins énergétiques immédiats. Celle de glucocorticoïdes agit plus lentement et contribuera au renouvellement des réserves de sucres diminuées sous l'effet de la réaction précédente.
Synapse
Jonction entre deux cellules nerveuses ou neurones. Au niveau de la synapse, l'arrivée de l'influx nerveux se traduit par la sécrétion de neurotransmetteurs (ou neuromédiateurs) qui vont ensuite se lier au neurone suivant ou à la cellule qu'innerve le neurone présynaptique.
Syndrome
Ensemble de signes cliniques observés de façon associée mais qui ne constituent pas une maladie déterminée. On peut parler de syndrome grippal (courbatures, fièvre, etc.) en l'absence d'une attaque par le virus grippal ou de syndrome dépressif sans qu'il s'agisse à proprement parler d'une authentique dépression nerveuse. Toutefois, dans certains cas, la notion de syndrome correspond à des pathologies précisément définies. C'est par exemple le cas dans le syndrome de Williams, le syndrome de Klinefelter, etc.
Syndrome prémenstruel
Ensemble de symptômes précédant les règles chez certaines femmes. Il comporte un état de grande tension nerveuse, des maux de tête, une tendance dépressive, des douleurs au ventre ou digestives. On a parfois expliqué par un syndrome prémenstruel des accès de violence de certaines femmes, ayant par exemple assassiné leur mari au cours de l'une de ces périodes et discuté de leur éventuelle irresponsabilité.
Cf. aussi menstruation
Synthèse des protéines
Fabrication des protéines à partir des acides aminés. Elle comprend deux étapes principales : la transcription, copie d'un brin d'ADN (molécule de l'hérédité) en une séquence d'ARN, et la traduction de cette séquence d'ARN sous forme de protéine. Cette dernière résulte directement de la transformation du message génétique selon un code bien précis, le code génétique. Chaque groupe de trois éléments de base du message génétique (trois nucléotides ) correspond à un acide aminé particulier. Au sein de la cellule, ce sont les ribosomes qui constituent l'élément essentiel de cette synthèse.
Synthétique (théorie synthétique de l'évolution)
Théorie moderne de l'évolution ou, si l'on préfère, darwinisme ayant intégré la génétique, notamment l'existence des mutations. La théorie synthétique de l'évolution, explique la transformation des espèces par le jeu des mutations et de la sélection.
Systématique
Etude de la classification des espèces.
Système nerveux autonome
Ensemble des structures nerveuses, appartenant au système nerveux central et au système nerveux périphérique qui assurent le fonctionnement des organes (cœur, tube digestif, etc.), de façon non volontaire et indépendamment des stimulations externes.
Système nerveux central
Ensemble constitué par le cerveau (y compris les rétines de l'œil qui en sont le prolongement) et la moelle épinière.
Système nerveux périphérique
Ensemble des nerfs issus du crâne ou de la moelle épinière.
Système nerveux sympathique
Dans son acception large, synonyme de système nerveux autonome. Dans son acception étroite, synonyme de système orthosympathique, une des deux parties du système nerveux autonome, constituée d'une chaîne de ganglions situés au niveau des vertèbres. Le système orthosympathique est antagoniste de l'autre partie du système nerveux autonome, le système parasympathique (formé de fibres des nerfs crâniens et d'autres situés au niveau du pelvis). Ainsi, le système orthosympathique accélère le rythme cardiaque tandis que le parasympathique le ralentit.
Systole
Contraction du coeur au niveau des oreillettes et des ventricules. Les extra-systoles sont des battements cardiaques supplémentaires. Voir aussi diastole.