Sang
Liquide rouge et visqueux qui circule dans les vaisseaux sanguins
(artères et veines) où il est projeté par le
cur. Le sang joue un rôle essentiel à plusieurs
fonctions. En particulier, il apporte les gaz (oxygène) ainsi
que les substances nutritives nécessaires aux tissus et il
contient les cellules responsables des défenses immunitaires.
Le sang est composé d'une partie liquide, le plasma, et de
cellules qui appartiennent à trois catégories différentes
: les globules rouges ou hématies, les globules blancs ou leucocytes,
et les plaquettes ou thrombocytes. La formule sanguine correspond
à l'analyse des quantités de ces cellules. Normalement,
l'être humain possède, par millimètre cube de
sang, entre 4 et 6,2 millions de globules rouges, entre 4 000 et 6
000 globules blancs et entre 150 000 et 450 000 plaquettes. |
Scanner
Processus radiographique permettant d'obtenir d'excellentes images
des tissus mous et notamment du cerveau. Basé sur l'utilisation
des rayons X (comme la radiographie traditionnelle), le scanner (ou
tomodensitomètre) permet de voir des lésions à
l'intérieur des organes.
Voir aussi imagerie cérébrale |
Schizophrénie
Maladie mentale (classée parmi les psychoses) apparaissant
à la puberté ou chez l'adulte jeune (rarement après
40 ans) et caractérisée par des idées obsédantes,
le sentiment de ne plus être soi-même, une indifférence,
une diminution des réactions affectives, des idées délirantes,
voire des hallucinations, un regard éteint et figé.
En l'absence de traitement, le trouble évolue vers une démence
progressive. Cette désorganisation des activités cérébrales,
sans doute en partie au moins d'origine génétique, survient
sans que l'on observe de lésions très visibles du cerveau.
Comme le suggèrent un certain nombre d'observations, cela ne
prouve toutefois pas que cette pathologie n'entraîne aucune
modification cérébrale.
On traite aujourd'hui la schizophrénie à l'aide de médicaments
psychotropes ou par la psychothérapie, soins qui se substituent
à l'internement à vie, autrefois pratiqué. Indépendamment
de ce trait réellement pathologique, on parle aussi de tempérament
schizoïde pour qualifier des personnes originales, repliés
sur elles-mêmes, mais pas nécessairement délirantes. |
Scintigraphie
Etude des organes grâce à l'utilisation d'un marqueur
radioactif qui se fixe spécifiquement sur certains tissus.
L'exemple le plus connu est celui de la scintigraphie de la thyroïde
grâce à l'utilisation de l'iode radioactif qui se fixe
préférentiellement sur cette glande. |
Second
messager
La fixation d'un médiateur (par exemple un neuromédiateur)
sur des récepteurs situés au niveau de la membrane des
cellules déclenche, de façon classique, une réponse
dans le cytoplasme cellulaire sous la forme de la production de molécules.
Celles-ci sont qualifiées de "seconds messagers"
(le premier messager étant le médiateur lui-même)
et vont agir sur une autre cible au sein de la cellule. L'AMPcyclique
est l'un de ces seconds messagers. |
Sclérose
en plaques
Maladie neurologique caractérisée par la destruction
de la gaine de myéline qui enveloppe les nerfs. Elle se traduit
par une infirmité progressive et évolue par poussées
successives. Elle apparaît généralement chez l'adulte
jeune. On connaît mal son origine ainsi que les traitements
susceptibles de la combattre. |
Secret
médical
Obligation faite au médecin de ne rien dévoiler de ce
que lui dit son malade ou de ce qu'il sait à son sujet. Elle
fait toutefois l'objet de limitations dans certains cas : déclaration
des maladies contagieuses, des cas psychiatriques dangereux, des viols,
etc. Les nouvelles découvertes génétiques ajoutent
aujourd'hui une contrainte supplémentaire à ce devoir
de réserve puisque les médecins concernés ne
doivent rien révéler de ce qu'ils savent au sujet des
prédispositions héréditaires détectées
chez leurs patients. |
Sélection
naturelle
Concept central du darwinisme, théorie explicative de l'évolution
des espèces. L'idée de sélection naturelle repose
sur le fait que les divers individus n'ont pas les mêmes chances
de survivre ou de se reproduire dans des conditions d'environnement
déterminées. Un avantage sélectif, même
faible, peut, au fil des générations, se traduire par
l'apparition de nouvelles caractéristiques. C'est d'ailleurs
ce qui s'est passé lors de la formation des races d'animaux
domestiques grâce à la sélection artificielle,
un phénomène identique à la sélection
naturelle à ceci près qu'il a résulté
de la volonté humaine et non du libre jeu des forces naturelles.
On peut ainsi expliquer les phénomènes biologiques les
plus remarquables. Prenons l'exemple du mimétisme spectaculaire
de certains insectes. On peut imaginer que leurs lointains ancêtres
ne possédaient pas cette propriété. Les individus
présentant quelques modestes taches ont pu bénéficier
d'un avantage très faible mais suffisant pour avoir plus de
descendants que les autres. Ces descendants étant encore un
peu moins détectables ont bénéficié de
la même sélection et ainsi de suite.
Dans sa version moderne - la théorie synthétique de
l'évolution - le darwinisme explique la transformation des
espèces en faisant intervenir également les mutations.
Ainsi, dans le cas de l'exemple du mimétisme, il faut imaginer
que les ancêtres à l'origine des formes spectaculaires
d'aujourd'hui présentaient quelques mutations (survenues totalement
au hasard, sans aucune finalité) lesquelles ont été
sélectionnées positivement. Les descendants de ces sujets
mutés possédant eux-mêmes de nouvelles mutations
encore plus mimétiques ont, à leur tour, bénéficié
d'un petit avantage et ainsi de suite.
Cf. aussi Sélection et instruction, Sociobiologie |
Sélection
et instruction
Les phénomènes biologiques peuvent s'expliquer selon
deux processus bien différents mais dont le résultat
pourrait à priori être le même. Qu'il s'agisse
de la formation du système nerveux ou du développement
du système immunitaire, ou encore de l'apparition des caractères
au cours de l'évolution des espèces, on peut imaginer
deux types d'explications : soit les conditions ambiantes ont directement
modifié l'organisme dans ce sens, soit ces conditions ont sélectionné
des potentialités préexistantes.
La première hypothèse suppose une instruction donné
par l'environnement, un peu à l'image du Dieu de la Bible pétrissant
directement un humain avec de la glaise. Cette hypothèse correspond
à l'idée du lamarckisme, du moins tel qu'on le comprend
actuellement car ce n'était pas vraiment la théorie
originale de Lamarck.
La seconde hypothèse met l'accent sur le rôle de la sélection
et correspond à l'idée darwinienne.
La seule constatation du résultat - à savoir la perfection
apparente des organismes - ne permet pas de trancher entre les deux
hypothèses. Il a donc fallu réaliser des expériences
spécifiques. Toutes ont confirmé la validité
du modèle sélectif et l'inexistence de processus instructifs
dans les phénomènes biologiques.
Cf. aussi Darwinisme, Epigenèse, Sélection naturelle. |
Sémiologie
(ou séméiologie)
Partie de la médecine qui étudie les symptômes
et les signes traduisant la lésion d'un organe. |
Sénéscence
Synonyme de vieillissement. |
Sels
minéraux
Les sels minéraux sont des éléments non organiques,
mais qui jouent un rôle essentiel dans l'alimentation, notamment
en participant à l'action de nombreuses enzymes. Ils représentent
4% à 5% du corps et comprennent des macroéléments
(éléments minéraux majeurs : phosphore, calcium,
sodium, potassium et magnésium) et des microéléments
(ou oligoéléments : fer, zinc, manganèse, cuivre,
iode, sélénium, molybdène, cobalt, chrome, fluor,
soufre, etc.) |
Sensation
Seeking
Recherche de sensations. Ce trait du tempérament semble en
grande partie génétique et il explique l'attraction
étrange que le risque exerce sur certains individus et que
l'on retrouve notamment dans la pratique de certains sports, comme
le saut à l'élastique, le parachutisme, etc. |
Septicémie
Dissémination des microbes dans le sang. |
Séropositif
et Séronégatif
Se dit d'un individu qui présente des anticorps contre un agent
particulier. Le cas le plus connu concerne le sida. Les sujets séropositifs
au VIH, virus du sida, sont ceux qui ont été en contact
avec cet agent pathogène, sans forcément présenter
déjà la maladie. Les sujets séronégatifs
n'ont pas rencontré ce virus. On peut être séropositif
(ou négatif) pour de nombreux anticorps, les uns impliqués
dans la reconnaissance de virus (dont ceux des hépatites),
les autres reconnaissant d'autres éléments, par exemple
le facteur dit rhumatoïde, caractéristique de la polyarthrite
rhumatoïde. Il convient donc de savoir qu'on ne devrait pas,
quand on parle du sida, dire simplement séropositif ou séronégatif,
mais séropositif (ou négatif) au VIH. |
Sérotonine
Un des principaux neuromédiateurs. Elle intervient notamment
dans le sommeil, la migraine et l'humeur et les bouffées de
chaleur. Certains médicaments anti-dépresseurs comme
le Prozac agissent en inhibant la recapture de sérotonine au
niveau des synapses. |
Sérum
Liquide issu du sang que l'on peut séparer du caillot après
la coagulation. Il contient les protéines sanguines, y compris
les immunoglobulines (molécules d'anticorps, doués de
propriétés immunologiques protectrices). Le sérum
ne contient toutefois pas la fibrine qui sert à former les
mailles du caillot. C'est en cela qu'il se distingue du plasma. |
Sexe
Ensemble de caractères permettant de distinguer les genres
mâle et femelle. Le sexe est déterminé, chez les
mammifères dont l'homme, par la présence ou non d'un
chromosome Y : les sujets XX sont féminins, les XY masculins.
Il existe de nombreuses anomalies de la détermination du sexe.
Certaines résultent d'aberrations chromosomiques : les XXY
sont, par exemple, atteints du syndrome de Klinefelter, les X de syndrome
de Turner... D'autres anomalies s'expriment par un hermaphroditisme
(présence de tissus des deux sexes) ou en un pseudo-hermaphroditisme
(les organes génitaux externes sont ceux de l'autre sexe). |
Sexe
(changement de)
Voir transexualisme. |
SIDA
Maladie infectieuse grave apparue au début des années
80 mais dont l'agent infectieux responsable (le virus du sida ou VIH)
était présent bien avant, si l'on en juge par les prélèvements
effectués sur des sérums sanguins plus anciens déjà
contaminés. Le sida se manifeste par divers signes, rares avant
l'apparition de cette maladie, qui sont les conséquences d'un
affaiblissement des défenses immunitaires, affaiblissement
lié au fait que le VIH envahit des lymphocytes, une catégorie
de globules blancs impliqués dans les mécanismes protecteurs.
La transmission du virus s'effectue principalement par voie sexuelle,
sanguine (transfusion ou utilisation de seringues contaminées
par des toxicomanes) ou encore à travers le placenta.
La maladie évolue par étapes. Dans un premier temps,
le sujet infecté présente une séropositivité
pour le VIH, ce qui veut dire qu'il possède des anticorps contre
ce virus. Notons à ce propos que c'est par abus de langage
que l'on qualifie de séropositifs les individus de ce type.
Il faut dire qu'ils sont séropositifs au VIH (car on peut être
séropositif à autre chose). Après une période
de latence de durée très variée (parfois plus
de 15 ans), la maladie commence à se manifester. Le sida proprement
dit se traduit par les infections opportunistes liées à
l'effondrement des défenses immunitaires, mais aussi par certains
cancers, notamment le sarcome de Kaposi.
Le traitement repose sur la trithérapie associant trois médicaments
inhibant la réplication du virus. Mais l'essentiel tient aux
mesures préventives et aux conseils d'hygiène (ne jamais
utiliser une seringue non stérile, recourir au préservatif,
etc.) |
Significatif
(statistiquement)
Quand, au cours d'une expérience par exemple, on constate qu'un
phénomène varie en fonction d'un paramètre particulier,
il est important de savoir si la variation observée résulte
du hasard ou d'une relation de causalité. Pour cela, il faut
recourir à divers tests statistiques. Quand le résultat
est statistiquement significatif, on peut conclure qu'il n'est pas
le fruit du hasard. C'est ainsi que l'on procède notamment
lors de l'étude des médicaments chez l'homme : il faut
que leur effet bénéfique soit statistiquement significatif
pour qu'on envisage d'autoriser leur mise sur le marché. |
Single
nucleotide polymorphism
Emplacement du génome où se produisent les variations
ponctuelles. Alors qu'une bonne partie du génome humaine varie
peu d'un individu à l'autre, existent aussi des séquences
d'ADN (molécule impliquée dans l'hérédité,
celle qui compose les gènes) très variables, celles
où se produisent les mutations et qui couvriraient environ
le millième de notre génome. La connaissance de ces
zones revêt un intérêt considérable pour
la médecine puisqu'elles comprennent, outre des séquences
susceptible de varier sans changer l'organisme, les mutations qui
produisent les maladies ainsi que les causes des différences
individuelles. C'est la raison pour laquelle, au décodage du
génome humain (le projet human genome) s'ajoute un projet de
décodage des single nucleotide polymorphism.
Cf. aussi carte génétique. |
Situs
inversus
Anomalie congénitale caractérisée par l'inversion
de la localisation normale des organes. Les sujets présentant
cette particularité ont donc un cur situé du côté
droit. |
Sixième
sens
Capacité de certains organismes à se repérer
sans même recourir à la vision. Les oiseaux migrateurs
semblent disposer d'une sorte d'aimant capable de les aider à
s'orienter par rapport au magnétisme terrestre. Quelques observations
faites chez l'homme suggèrent l'existence d'un mécanisme
similaire, quoique atrophié, dans notre espèce : des
sujets aux yeux bandés parviennent à s'orienter, par
exemple par rapport à la direction de leur domicile, plus fréquemment
que ne le voudrait le hasard. |
Sociobiologie
Etude des bases biologiques des comportements sociaux. Cette nouvelle
science, créée en 1975 par Edward Wilson, correspond
à peu près à l'éthologie, mais elle repose
explicitement sur l'application de la théorie darwinienne,
c'est-à-dire sur le concept de sélection naturelle.
Les sociobiologistes utilisent ce concept pour rendre compte des comportements,
notamment ceux qui peuvent sembler paradoxaux, comme l'altruisme.
Les sociobiologistes ont montré, par exemple, que ce dernier
correspond en réalité à une forme d'égoïsme
génétique. On a ainsi intérêt à
se sacrifier pour ses proches dès lors que ce sacrifice s'avère
efficace : sauver deux individus possédant la moitié
de leur génome en commun avec soi est aussi utile, de ce point
de vue, qu'assurer sa propre survie. C'est la résolution de
ce paradoxe de l'altruisme (étudié à l'origine
dans le cas des ouvrières des sociétés de fourmis)
qui a donné naissance à la sociobiologie. Aujourd'hui,
c'est autour de cette discipline que s'organisent toutes les données
de l'éthologie animale et même humaine. |
Soi
et Non Soi
Les constituants de l'organisme forment le " soi " qui s'oppose
au " non soi ", ce qui lui est biologiquement étranger.
Le système immunitaire est capable d'établir cette distinction,
ce qui lui permet de lutter contre les envahisseurs microbiens, ou
encore de rejeter une greffe. Les immunologistes ont montré
que les marqueurs du soi sont les antigènes du système
majeur d'histocompatibilité (HLA chez l'homme), présents
sur toutes les cellules (et pas seulement sur celles du sang comme
c'est le cas des antigènes des groupes ABO, qui se trouvent
à la surface des seuls globules rouges. |
Soma
Ensemble des cellules de l'organisme, à l'exclusion des cellules
sexuelles qui constituent le germen. |
Sommeil
paradoxal ou REM
(Rapid Eye Movement)
Phase du sommeil au cours de laquelle se produisent les rêves.
On la qualifie de paradoxale car, alors que le dormeur se trouve dans
un sommeil profond et qu'il ne peut bouger (à l'exception des
yeux sous ses paupières, d'où le nom anglais de cette
phase), un véritable orage électrique atteint son cerveau
ainsi que le révèle l'analyse de son électroencéphalogramme. |
Sommeil
(phases du)
Le sommeil ne constitue nullement une période homogène,
simplement consacré au repos de l'organisme. Il comprend au
moins deux états très différents : le sommeil
paradoxal ou REM au cours duquel le cerveau est le siège d'une
intense activité, et le sommeil que l'on peut qualifier de
non actif. Plus précisément, on peut distinguer plusieurs
phases grâce à l'enregistrement de l'électroencéphalogramme:
l'endormissement ou stade I, passage entre les états de veille
(caractérisée par les ondes dites alpha et bêta,
relativement rapides) et de sommeil, qui ne dure que quelques minutes
et voit apparaître des ondes cérébrales plus lentes
(dites thêta) ; le stade II, sommeil proprement dit, caractérisé
par des ondes plus lentes (dites delta) ; les stades III et IV caractérisent
le sommeil profond qui dure entre 30 et 40 minutes, marqué
par des ondes encore plus lentes . Enfin survient le sommeil paradoxal.
Un cycle complet dure entre 90 et 110 minutes, dont 20% de sommeil
paradoxal. |
Soupe
primitive
Ensemble de molécules organiques censées s'être
formées avant l'apparition des premières formes de vie.
Cette soupe primitive aurait pu donner directement naissance aux formes
vivantes ou, plus vraisemblablement, leur servir de nourriture. Diverses
expériences réalisées dans la première
moitié du siècle ont montré la possibilité
de créer en laboratoire, dans des conditions expérimentales
précises, des molécules organiques simples, sans la
participation d'êtres vivants.
Cf. Origine de la vie |
Spéciation
Formation d'une nouvelle espèce au cours de l'évolution.
Ce processus reste mal compris mais on sait qu'il s'effectue selon
un mécanisme darwinien impliquant l'action de la sélection
naturelle et des mutations.
Cf. aussi Darwinisme, Synthétique (théorie synthétique
de l'évolution) |
Spermatozoïde
Cellule sexuelle (ou gamète) mâle. Les spermatozoïdes
mesurent environ 50 microns. Ils sont contenus dans le sperme, liquide
émis par le mâle au moment de l'éjaculation. Celui-ci
contient entre 100 et 180 millions de spermatozoïdes par millilitre.
Comme les ovules (cellules sexuelles femelles), les spermatozoïdes
ne contiennent qu'un simple jeu de chromosomes, contrairement aux
autres cellules du corps qui possèdent deux lots de chromosomes. |
Sphincter
Muscle en forme d'anneau entourant un orifice ou un canal. Le plus
connu est celui de l'anus. Mais il existe aussi un sphincter au niveau
de l'sophage, au niveau du système urinaire, etc. |
Splicing
Synonyme d'épissage alternatif. |
Split
brain
Section du corps calleux qui relie les deux hémisphères
du cerveau. Pratiquée dans le cadre du traitement de graves
formes d'épilepsie, cette intervention a donné à
la neurobiologie l'opportunité de faire des observations passionnantes.
Les sujets split brain (hommes au cerveau fendu) montrent en effet
qu'il existe en nous non pas un mais (au moins) deux cerveaux possédant
chacun une forme de conscience propre. Si on leur présente
un objet au niveau du seul il gauche, donc de l'hémisphère
droit (les voies sont croisées), ils ne peuvent le nommer car
le langage dépend de l'hémisphère gauche. Une
partie de leur cerveau le reconnaît cependant : si on leur montre
des photos érotiques, ils rougissent mais disent ne rien voir.
Il arrive que les deux mains d'un même split brain agissent
de façon antagoniste. On a ainsi décrit le cas d'un
individu voulant tuer sa femme avec un de ses membres tandis que l'autre
bras l'en empêchait ! |
Squelette
Charpente du corps constituée de l'ensemble des os. Chez l'homme,
le squelette comprend le crâne, la colonne vertébrale
avec laquelle il s'articule, les côtes qui sont liées
à celle-ci, les membres supérieurs et la ceinture scapulaire
(omoplate et clavicule), qui les rattache au thorax, les membres inférieurs
et le bassin constitué par la ceinture pelvienne, à
quoi s'ajoute un os isolé, l'hyoïde en haut et en avant
du cou. |
Sténose
Rétrécissement anormal du calibre d'un organe, en particulier
d'une artère.
Cf. aussi resténose |
Stent
Prothèse que l'on place à l'intérieur d'une artère
coronaire à l'occasion d'une angioplastie, technique visant
à élargir le diamètre du vaisseau afin de combattre
l'athérosclérose. En pratique, le stent ressemble à
une sorte de tube grillagé. La pose de cette prothèse
permet de réduire (sans le supprimer) le principal risque des
angioplastie, celui de resténose, remodelage de la paroi de
l'artère consécutif à cette intervention. |
Stérilité
Impossibilité de parvenir à la fécondation. Elle
peut être le fait de l'homme ou de la femme, voire des deux
partenaires. La stérilité peut être curable ou
non, suivant ses causes. |
Stéroïde
Substance chimique dérivée du cholestérol et
qui entre dans la composition de plusieurs hormones, par exemple les
glucocorticostéroïdes sécrétés par
les glandes surrénales, les oestrogènes et la progestérone
synthétisées par les ovaires, la testostérone
produite par les testicules, etc. |
Stratégie
K
Stratégie des populations animales ayant un faible taux de
natalité, un développement lent et une grande longévité.
S'oppose à la notion de stratégie R. L'espèce
humaine est le représentant typique de l'organisme suivant
une stratégie K.
Cf. aussi Sociobiologie |
Stratégie
R
Stratégie des populations animales à fort taux de fécondité,
mortalité infantile importante, développement rapide
et longévité courte. S'oppose à stratégie
K.
Cf. aussi Sociobiologie |
Stress
Notion assez difficile à cerner de façon précise,
le stress est une réponse non spécifique de l'organisme
à des événements inhabituels qui sont parfois
des agressions mais qui peuvent aussi présenter un caractère
bénéfique. Le stress s'accompagne d'une cascade de processus
biochimiques au sein de l'organisme, qui visent à le mettre
en alerte. Plusieurs glandes (notamment les glandes surrénales),
le cur, le cerveau et d'autres parties du corps réagissent
ainsi afin de permettre à l'individu de se protéger,
de fuir ou au contraire de réagir de façon adaptée.
Le problème de nos sociétés modernes est qu'elles
nous forcent à vivre quotidiennement avec une multitude de
stress, souvent minimes mais qui se cumulent et contre lesquels on
ne peut souvent rien : face à son patron, l'employé
n'a ni la possibilité de le fuir ni celle de le combattre,
le contribuable n'a pas non plus d'issue face au fisc, etc. Bien qu'il
soit souvent délétère, le stress est un des moteurs
de la vie : l'être humain ne peut pas vivre sans stress. |
Stress
post-traumatique
La plupart des effets des stress ordinaires semblent limités,
encore qu'ils puissent avoir des conséquences très néfastes
sur des personnalités fragiles. Il n'en va pas de même
dans le cas des stress accompagnant un traumatisme majeur (guerre,
camp de concentration, torture, etc.) Les neurobiologistes et les
psychiatres pensent que cette agression très forte peut modifier
durablement la structure du cerveau. Il semble en particulier que
les glucocorticoïdes sécrétés en réponse
à ce type de stress exercent un effet délétère
au niveau de l'hippocampe, une structure cérébrale impliquée
notamment dans la mémoire. |
Subliminal
Caractéristique d'un message non perçu consciemment
mais susceptible, selon certains, d'exercer une réelle influence.
Les messages subliminaux pourraient être exploités, à
l'insu des populations, par les publicitaires ou par des hommes politiques
peu scrupuleux. Quelques observations donnent à penser que
le cerveau aurait la possibilité de les percevoir, sans que
l'on puisse toutefois conclure de façon décisive à
ce sujet. |
Suppresseur
(Gène)
Gène supprimant une fonction. On parle surtout de gène
suppresseur dans le cas du cancer : les oncogènes sont des
gènes qui déclenchent cette maladie, les gènes
suppresseurs des tumeurs (ou anti-oncogènes) sont ceux qui
nous en protègent. |
Surrénales
(Glandes)
Glandes endocrines situées sur la partie supérieure
des reins. En réalité, chacune d'entre elles contient
deux parties distinctes : une glande corticosurrénale qui produit
des glucocorticoïdes (qui sont des stéroïdes) ainsi
que d'autres hormones, et une glande médullosurrénale
qui sécrète notamment de l'adrénaline. En cas
de stress, elles sont toutes deux activées mais selon des modalités
différentes. La sécrétion d'adrénaline
a un effet rapide car elle permet de faire face à l'urgence
pour fournir les besoins énergétiques immédiats.
Celle de glucocorticoïdes agit plus lentement et contribuera
au renouvellement des réserves de sucres diminuées sous
l'effet de la réaction précédente. |
Synapse
Jonction entre deux cellules nerveuses ou neurones. Au niveau de la
synapse, l'arrivée de l'influx nerveux se traduit par la sécrétion
de neurotransmetteurs (ou neuromédiateurs) qui vont ensuite
se lier au neurone suivant ou à la cellule qu'innerve le neurone
présynaptique. |
Syndrome
Ensemble de signes cliniques observés de façon associée
mais qui ne constituent pas une maladie déterminée.
On peut parler de syndrome grippal (courbatures, fièvre, etc.)
en l'absence d'une attaque par le virus grippal ou de syndrome dépressif
sans qu'il s'agisse à proprement parler d'une authentique dépression
nerveuse. Toutefois, dans certains cas, la notion de syndrome correspond
à des pathologies précisément définies.
C'est par exemple le cas dans le syndrome de Williams, le syndrome
de Klinefelter, etc. |
Syndrome
prémenstruel
Ensemble de symptômes précédant les règles
chez certaines femmes. Il comporte un état de grande tension
nerveuse, des maux de tête, une tendance dépressive,
des douleurs au ventre ou digestives. On a parfois expliqué
par un syndrome prémenstruel des accès de violence de
certaines femmes, ayant par exemple assassiné leur mari au
cours de l'une de ces périodes et discuté de leur éventuelle
irresponsabilité.
Cf. aussi menstruation |
Synthèse
des protéines
Fabrication des protéines à partir des acides aminés.
Elle comprend deux étapes principales : la transcription, copie
d'un brin d'ADN (molécule de l'hérédité)
en une séquence d'ARN, et la traduction de cette séquence
d'ARN sous forme de protéine. Cette dernière résulte
directement de la transformation du message génétique
selon un code bien précis, le code génétique.
Chaque groupe de trois éléments de base du message génétique
(trois nucléotides ) correspond à un acide aminé
particulier. Au sein de la cellule, ce sont les ribosomes qui constituent
l'élément essentiel de cette synthèse. |
Synthétique
(théorie synthétique de l'évolution)
Théorie moderne de l'évolution ou, si l'on préfère,
darwinisme ayant intégré la génétique,
notamment l'existence des mutations. La théorie synthétique
de l'évolution, explique la transformation des espèces
par le jeu des mutations et de la sélection. |
Systématique
Etude de la classification des espèces. |
Système
nerveux autonome
Ensemble des structures nerveuses, appartenant au système nerveux
central et au système nerveux périphérique qui
assurent le fonctionnement des organes (cur, tube digestif,
etc.), de façon non volontaire et indépendamment des
stimulations externes. |
Système
nerveux central
Ensemble constitué par le cerveau (y compris les rétines
de l'il qui en sont le prolongement) et la moelle épinière. |
Système
nerveux périphérique
Ensemble des nerfs issus du crâne ou de la moelle épinière. |
Système
nerveux sympathique
Dans son acception large, synonyme de système nerveux autonome.
Dans son acception étroite, synonyme de système orthosympathique,
une des deux parties du système nerveux autonome, constituée
d'une chaîne de ganglions situés au niveau des vertèbres.
Le système orthosympathique est antagoniste de l'autre partie
du système nerveux autonome, le système parasympathique
(formé de fibres des nerfs crâniens et d'autres situés
au niveau du pelvis). Ainsi, le système orthosympathique accélère
le rythme cardiaque tandis que le parasympathique le ralentit. |
Systole
Contraction du coeur au niveau des oreillettes et des ventricules.
Les extra-systoles sont des battements cardiaques supplémentaires.
Voir aussi diastole. |