[Va - Vo].

Vaccin
Procédé d'immunisation consistant à administrer un être vivant (virus, bactérie) ou certaines des protéines qui le composent et qui peuvent déclencher une réponse immunitaire, c'est-à-dire des antigènes. Le principe est qu'après avoir reconnu cet élément agresseur (atténué ou rendu inoffensif dans le cas de l'injection d'un microbe vivant), l'organisme est capable de le combattre très efficacement par la suite. Il est immunisé.
Cf. aussi immunologie, soi et non soi.
Vasopressine
Hormone facilitant la conservation de l'eau et augmentant la pression sanguine. On l'appelle aussi hormone anti-diurétique ou ADH.
Vecteur
En biologie, on connaît plusieurs types de vecteurs. On désigne ainsi tout particulièrement le moyen par lequel on véhicule un gène dans le cadre d'un manipulation génétique ou d'une thérapie génique. Il s'agit le plus souvent d'un virus manipulé, de sorte qu'on a supprimé les éléments pathogènes de son matériel génétique tout en ayant introduit le gène intéressant. On qualifie aussi de vecteur tout agent transportant un élément pathogène, virus, bactérie ou parasite. Exemple : les moustiques du genre anophèle sont les vecteurs du paludisme ou malaria.
Veine
Vaisseau sanguin transportant le sang vers le cœur (par opposition à l'artère).
Viagra
Médicament permettant de lutter contre certaines formes d'impuissance, c'est-à-dire d'incapacité pour l'homme à pratiquer l'acte sexuel.
Vieillissement (théories du)
On comprend assez mal les raisons pour lesquelles les êtres vivants vieillissent. Si on part de la perspective du darwinisme, on peut s'étonner de l'existence d'un tel processus qui semble surtout délétère. En réalité, il faut surtout comprendre qu'avec l'avancée en âge, la sélection naturelle joue de moins en moins car elle protège surtout les individus jeunes, en situation de se reproduire. On a identifié plusieurs systèmes génétiques liés à la sénescence mais il est difficile de dire, chez les organismes supérieurs, s'ils se comportent comme des gènes horlogers définissant la durée de la vie ou, plus vraisemblablement, comme des systèmes protecteurs plus ou moins efficaces contre les diverses pathologies.
De façon générale, on distingue, parmi les nombreuses théories du vieillissement, celles qui mettent l'accent sur sa programmation, son caractère plus ou moins inéluctable et celles qui l'expliquent par des événements aléatoires délétères s'accumulant avec l'âge. Les premières supposent par exemple que les gènes susceptibles de nous protéger au cours de la jeunesse deviendraient ensuite plutôt néfastes. Les secondes expliquent que les systèmes réparateurs, par exemple du matériel génétique ou ADN, ou contre les radicaux libres délétères, ont forcément des ratés, que les erreurs et anomalies s'accumulent et que la mécanisme vivante devient ainsi de plus en plus fragile. Notons que la reproduction semble très liée à la sénescence : elle constitue, en quelque sorte, pour l'individu, une perte de métabolisme, au bénéfice de la progéniture. Le vieillissement serait le prix à payer pour l'acquisition de cette nouvelle aptitude au cours de l'évolution des espèces.
VIH
Virus de l'immunodéficience humaine. C'est le virus impliqué dans le sida.
Virus
Particule infectieuse ultra-microscopique faite d'une enveloppe composée de protéines et d'un acide nucléique qui peut être, selon les cas, de l'ADN ou de l'ARN. Les virus - c'est leur principale caractéristique - ne peuvent se reproduire que dans des cellules vivantes (contrairement aux bactéries, par exemple, que l'on peut faire pousser dans un milieu de culture adapté).
Virus émergent
"Nouveau" virus. Le sida et les fièvres hémorragiques africaines, en particulier celle dite d'Ebola, ont révélé la possibilité d'apparition de maladies dites nouvelles, liées à des virus jusqu'alors inconnus. En réalité, ces affections ne sont pas forcément nées au moment où on les a découvertes. Elles ont pu rester limitées à des foyers très restreints, notamment en Afrique, avant que les nouveaux moyens de communications ou des perturbations écologiques importantes ne leur assurent des possibilités de disséminations nouvelles et redoutables.
Vision
Le mieux connu des systèmes sensoriels et sans doute le plus important dans l'espèce humaine. Il s'agit d'un processus très complexe au cours duquel les cellules de la rétine captent une information transmise au cerveau, dans un premier temps au niveau le plus postérieur, l'extrémité du lobe occipital. L'image optique qui se forme sur l'œil n'est pas à proprement parler celle que nous voyons. Celle-ci dépend du cerveau dont la rétine n'est qu'un prolongement. On voit grâce à son cerveau. Celui-ci décode les divers éléments de la perception visuelle de façon séparée : la forme, la couleur, le mouvement. Le traitement de l'information visuelle par le cerveau suit deux grandes voies : une passant vers la partie supérieure (le lobe pariétal) répond à la question "où" (se trouve l'objet perçu), l'autre, inférieure (dans le lobe temporal) à la question "quoi" (qu'est-ce que je vois ?).
Vitamine
Composé organique (c'est-à-dire provenant d'un organisme vivant) dont l'apport nous est indispensable car nous ne pouvons le synthétiser. L'alimentation doit donc fournir, outre une quantité adaptée de protéines, lipides et glucides, les vitamines nécessaires. Les maladies liées à l'absence de vitamine sont des avitaminoses.
Parmi les vitamines importantes, on peut citer la B12, prescrite contre certaines anémies et troubles neurologiques, la C, très répandue notamment dans les fruits, utile à la synthèse de diverses hormones, tonique, anti-infectieuse et dont la carence produit le scorbut, la D qui protège contre le rachitisme et participe au métabolisme du calcium, la E, capable de piéger les radicaux libres néfastes, la K qui intervient dans la coagulation du sang, etc.
Vitesse de sédimentation
Vitesse de la chute des globules rouges placés dans un tube. Elle s'accélère dans diverses situations physiologiques (comme le vieillissement ou la grossesse) et surtout lors d'une inflammation susceptible de traduire, par exemple, une infection. On exprime la vitesse de sédimentation en hauteur de globules ayant sédimenté dans le tube en 1h, 2h et 24h. Elle se situe normalement entre 3 et 6 mm à la première heure et entre 8 et 16 mm après la deuxième.
Voméronasal
Organe permettant la perception des phéromones, substances chimiques impliquées dans les communications entre individus.